Trump affirme que l’Iran pourrait être anéanti en une seule nuit, ajoutant que « cela pourrait être demain soir »

– Washington est engagé dans des discussions avec « un participant actif et volontaire » côté iranien, négociant « de bonne foi », selon le président américain.

7 Avr 2026 - 07:43
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Trump affirme que l’Iran pourrait être anéanti en une seule nuit, ajoutant que « cela pourrait être demain soir »

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que les forces américaines pourraient « anéantir » l’ensemble de l’Iran en une seule nuit.

« Tout le pays pourrait être éliminé en une nuit, et cette nuit pourrait être demain soir », a-t-il déclaré devant la presse.

Il a également durci son ultimatum à Téhéran, avertissant que d’ici mardi à 20h (00h00 GMT mercredi), tous les ponts et centrales électriques du pays seraient « décimés » en l’absence d’accord.

Le président a par ailleurs indiqué que Washington faisait désormais face à « un participant actif et volontaire » du côté iranien, engagé dans des négociations « de bonne foi ». Il a ajouté que « des pays incroyables » contribuaient aux efforts pour mettre fin aux hostilités.

Opérations de sauvetage

Donald Trump a précisé qu’une seconde mission de récupération d’un militaire américain porté disparu avait mobilisé 155 appareils, dont quatre bombardiers, 64 avions de chasse et 48 ravitailleurs.

Il avait auparavant indiqué qu’environ 200 membres des forces spéciales avaient participé à l’opération.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a affirmé que l’agence avait mené « une opération de diversion pour tromper les Iraniens », en s’appuyant sur des moyens classifiés pour localiser l’aviateur dans une crevasse montagneuse isolée.

Donald Trump a décrit cette mission comme un pari à haut risque, expliquant l’avoir autorisée en sachant qu’elle aurait pu entraîner des pertes massives.

Selon lui, deux gros avions envoyés pour extraire l’équipage se sont retrouvés immobilisés dans du sable humide, faisant craindre leur incapacité à redécoller en raison du poids du personnel et du matériel. Afin d’éviter que des technologies militaires sensibles ne tombent aux mains de l’Iran, il a indiqué que les appareils avaient été détruits au sol.

Le président américain a également affirmé que, sur les 37 derniers jours, les forces américaines avaient mené plus de 10 000 sorties de combat au-dessus de l’Iran, frappant plus de 13 000 cibles. Il a précisé que le F-15 abattu constituait le premier appareil piloté perdu sous le feu ennemi depuis le début de l’opération.

Fuite dans les médias

Donald Trump a déclaré que son administration recherchait « très activement » l’auteur d’une fuite ayant révélé des informations sur le premier pilote secouru en Iran la semaine dernière.

Il a accusé un média non identifié d’avoir compromis la seconde opération de sauvetage en divulguant qu’un pilote était toujours porté disparu en Iran, une information qui, selon lui, a déclenché une vaste chasse à l’homme à l’échelle nationale ainsi qu’une prime pour sa capture.

Le président a menacé de poursuivre le journaliste responsable, indiquant que le média serait sommé de révéler sa source pour des raisons de sécurité nationale.

Il a également affirmé préférer que les États-Unis « fassent payer des droits de passage » dans le détroit d’Ormuz plutôt que de laisser l’Iran le faire.

Estimant que l’Iran était « militairement vaincu », Donald Trump a ajouté que les États-Unis, en tant que vainqueurs, entendaient imposer ces péages : « Pourquoi ne le ferions-nous pas ? Nous sommes les vainqueurs. Nous avons gagné. »

Rôle de l’OTAN

Le président américain a aussi exprimé sa frustration vis-à-vis du rôle de l’NATO dans le conflit.

Il a jugé que le refus de l’alliance de sécuriser le détroit d’Ormuz constituait « une tache sur l’OTAN qui ne disparaîtra jamais ».

Donald Trump a en outre affirmé que le président russe Vladimir Putin ne craignait pas l’OTAN mais les États-Unis, ajoutant : « L’OTAN, c’est nous. »

Il a également pointé du doigt le Japon, l’Australie et la Corée du Sud, aux côtés de l’OTAN, pour leur absence de soutien dans la campagne contre l’Iran.

Des États membres de l’alliance ont toutefois souligné que Donald Trump avait engagé la guerre sans consultation préalable.

Le président américain a par ailleurs conseillé aux forces kurdes de « se tenir à l’écart » de l’Iran, estimant qu’elles « apportent avec elles certains problèmes » et pourraient « se mettre en danger de mort ».

Séparément, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que la journée de lundi connaîtrait « le plus grand volume de frappes en Iran depuis le premier jour », ajoutant que l’armée en lancerait « encore davantage » mardi.

Le commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que deux militaires avaient été récupérés après que leur avion F-15E a été abattu par un missile sol-air le 2 avril.

Depuis le 28 février, les frappes américaines et israéliennes en Iran ont fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

Téhéran a riposté par des attaques de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. L’Iran a également restreint la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme

Source: https://www.aa.com.tr/fr