Un accord ou le chaos? L’Iran et les États-Unis se retrouvent en Suisse

L’Iran et les États-Unis ont entamé une deuxième série de pourparlers mardi près de Genève pour éloigner le risque d’une intervention militaire des États-Unis, Téhéran évoquant “prudemment” des signes d’une position américaine “plus réaliste” sur la question nucléaire.

17 Fév 2026 - 11:36
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Un accord ou le chaos? L’Iran et les États-Unis se retrouvent en Suisse
Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président américain Donald Trump. © AFP

“Les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis ont débuté, les deux parties échangeant des messages” par l’intermédiaire du sultanat d’Oman, a indiqué la télévision d’État iranienne peu avant 10H30 (HB).

Les deux pays ennemis avaient renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman, après une escalade de menaces de part et d’autre.

Au vu de ces premières discussions, “nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste”, a souligné lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.

Donald Trump met la pression sur Téhéran
Mais Donald Trump a de nouveau mis la pression sur Téhéran, en précisant qu’il participerait “indirectement” aux négociations. “Ils veulent conclure un accord (...). Je ne pense pas qu’ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord”, a lancé le président américain.

Parallèlement à la diplomatie, les Gardiens de la Révolution iraniens ont déployé lundi bateaux et hélicoptères, et testé drones et missiles, dans un exercice militaire aux airs de démonstration de force dans le stratégique détroit d’Ormuz.

Washington maintient de son côté la menace militaire: un porte-avions se trouve toujours au large de l’Iran à environ 700 kilomètres de ses côtes, et un autre est préparé pour appareiller.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi était arrivé dès lundi en Suisse, où il a rencontré son homologue omanais Badr al-Busaidi pour expliquer “le point de vue et les considérations de la République islamique sur la question nucléaire et la levée des sanctions”, selon le ministère iranien des Affaires étrangères.

L’Iran accusé de vouloir se doter de l’arme nucléaire
Dans ce communiqué, il évoque aussi la “détermination” de l’Iran à oeuvrer à une “diplomatie axée sur les résultats pour garantir les intérêts et droits des Iraniens et la paix et stabilité dans la région”.

Les pays occidentaux et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire.

Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son “droit inaliénable” à développer une filière nucléaire civile et à enrichir l’uranium, notamment pour l’énergie, conformément aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.

Trump menace de conséquences “traumatisantes”
Donald Trump a multiplié les avertissements après la répression dans le sang des manifestations massives en janvier en Iran, tout en laissant la porte ouverte à un règlement diplomatique, notamment sur le programme nucléaire iranien.

Faute d’accord, le président américain a menacé l’Iran de conséquences “traumatisantes” et a même évoqué ouvertement vendredi l’hypothèse d’un renversement du pouvoir.

SOURCE: https://www.7sur7.be/