Mali : les paras plus efficaces que les drones
19 Mar 2013 - 12:04
19 Mar 2013 - 12:04
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[caption id="attachment_134376" align="aligncenter" width="610"]
Soldats français au nord du Mali, le 18 mars 2013. © Kenzo Tribouillard / AFP[/caption]
La guerre n'est pas un jeu vidéo. Elle exige de combattre l'ennemi au sol et de garder des capacités d'intervention rapide. Donc de ne pas massacrer le budget des armées.
La scène est surréaliste et bien éloignée des images de la guerre classique : dans une base du Nouveau-Mexique, des militaires américains, confortablement installés devant une batterie d'écrans, "traitent" à 10 000 kilomètres de distance des objectifs au Pakistanou en Afghanistan. Les drones Predator équipés de missiles pulvérisent des "high value targets" (des cibles à haute valeur). En principe, des chefs talibans particulièrement dangereux et clairement identifiés, ou des groupes de combattants minutieusement repérés par des moyens ultrasophistiqués d'observation. Plusieurs centaines d'engins de ce type ont été tirés depuis une dizaine d'années, expédiant ad patres trois ou quatre mille ennemis et un nombre indéterminé de quidams innocents qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Et ce n'est pas trop grave - pense-t-on au Pentagone - si les "oeufs" appartiennent au camp d'en face.
Conséquence politique de ce mode opératoire : le président desÉtats-Unis prend parfois une responsabilité directe dans la décision d'éliminer tel ou tel "terroriste". Les réunions se passent dans la "situation room" de la Maison-Blanche. Problème juridique délicat : il est arrivé que la cible soit un citoyen américain d'origine arabe passé à l'ennemi...
Autre lieu, autre scène : dans des éboulis volcaniques chauffés à blanc par un soleil dévorant, les légionnaires du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) crapahutent dans des conditions très éprouvantes pour fouiller, cavité par cavité, l'Adrar de Thigharghar (nord du Mali). Ils bénéficient, eux aussi, de moyens d'observation modernes : satellites, avions-drones. Et, s'il le faut, d'appuis aériens. Mais au final, il faut aller débusquer l'ennemi dans les trous où il s'est réfugié, l'extirper "à la fourchette à escargot" selon l'expression consacrée.
Soldats français au nord du Mali, le 18 mars 2013. © Kenzo Tribouillard / AFP[/caption]
La guerre n'est pas un jeu vidéo. Elle exige de combattre l'ennemi au sol et de garder des capacités d'intervention rapide. Donc de ne pas massacrer le budget des armées.
La scène est surréaliste et bien éloignée des images de la guerre classique : dans une base du Nouveau-Mexique, des militaires américains, confortablement installés devant une batterie d'écrans, "traitent" à 10 000 kilomètres de distance des objectifs au Pakistanou en Afghanistan. Les drones Predator équipés de missiles pulvérisent des "high value targets" (des cibles à haute valeur). En principe, des chefs talibans particulièrement dangereux et clairement identifiés, ou des groupes de combattants minutieusement repérés par des moyens ultrasophistiqués d'observation. Plusieurs centaines d'engins de ce type ont été tirés depuis une dizaine d'années, expédiant ad patres trois ou quatre mille ennemis et un nombre indéterminé de quidams innocents qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Et ce n'est pas trop grave - pense-t-on au Pentagone - si les "oeufs" appartiennent au camp d'en face.
Conséquence politique de ce mode opératoire : le président desÉtats-Unis prend parfois une responsabilité directe dans la décision d'éliminer tel ou tel "terroriste". Les réunions se passent dans la "situation room" de la Maison-Blanche. Problème juridique délicat : il est arrivé que la cible soit un citoyen américain d'origine arabe passé à l'ennemi...
Autre lieu, autre scène : dans des éboulis volcaniques chauffés à blanc par un soleil dévorant, les légionnaires du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) crapahutent dans des conditions très éprouvantes pour fouiller, cavité par cavité, l'Adrar de Thigharghar (nord du Mali). Ils bénéficient, eux aussi, de moyens d'observation modernes : satellites, avions-drones. Et, s'il le faut, d'appuis aériens. Mais au final, il faut aller débusquer l'ennemi dans les trous où il s'est réfugié, l'extirper "à la fourchette à escargot" selon l'expression consacrée.
La France n'est pas les Pays-Bas
La guerre du Mali apporte quelques enseignements qui ne manqueront pas de peser sur les décisions militaires et stratégiques de ces prochaines années. Premier enseignement : le rêve d'une guerre sans risque pour soi-même et qui s'apparenterait à un jeu vidéo est une chimère. Les Israéliens en ont fait l'expérience à leur détriment lors de l'expédition au Liban durant l'été 2006. Le général Dan Haloutz, premier aviateur à accéder aux fonctions de chef d'état-major de Tsahal, avait exagérément misé sur les frappes aériennes pour neutraliser le Hezbollah. Avant de devoir se résoudre à déclencher une opération terrestre très mal préparée. Un demi-échec militaire et un désastre politique pour Israël : Haloutz sera contraint à la démission. En Afghanistan, l'usage systématique des drones et des bombardements aériens a largement contribué à dresser la population contre les Américains. Deuxième enseignement : il faut se garder, en ces temps de restriction budgétaire, de pratiquer des coupes claires dans les moyens et les effectifs de la Défense, et en particulier de l'armée de terre. Si la France veut conserver une capacité opérationnelle et ne pas être reléguée au rang des Pays-Bas ou du Danemark, il faut conserver un outil crédible. Troisième enseignement : il est indispensable de garder des bases militaires sur le continent africain. Pour des raisons militaires mais aussi politiques : elles contribuent à stabiliser un continent menacé par le séisme islamique et les démons de l'anarchie. .lepoint.fr/Mots clés:
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blanche neige@ Charly ,quand j'ai ecrit le mot " Rambo " je ne parlais pas de tetes brulées , mais d'une force et d'une capacité a se battre incroyable , les legionnaires n'ont peur de rien ,ou du moins ne le montrent pas !!! Si les américains nous les envient ce n'est pas pour rien , on voit meme de jeunes américains venir s'engager dans la Legion en France plutot que chez eux dans les Marines !! Ca veut tout dire !13 ansRépondreLike (0)-
AngaranSalut FOUDKG, vos legionnaires sont tres certainement tres bons, mais, n'es tu pas entrain de piquer dans le complexe d'inferiorite? L'US MARINES est une armee entierement autonome disposant de ses chasseurs, ses helicos et ses blindes. je doute que ce soit le cas des legionnaires par rapport au reste de l'armee francaise! En plus, je vois mal un jeune de chez moi (Le BRONX) aller s'enroler dans aucun corps de l'armee francaise au lieu de l'US AIR FORCE, la Navy, des MARINES ou des autres corps de l'armee americaine!13 ansLike (0) -
charlyAutant pour moi , j'avais mal compris le sens . Oui en effet les Américains aimeraient bien avoir les mêmes . Tu me diras , leurs Marines , à part la 1ere division , ceux de camp Pedelton , ça n'est pas ce que j'appelle de bons soldats ... Quitte à me retrouver dans la bagarre , je préfère être à coté des Britanniques pour ma part . :-D13 ansLike (0)
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Moi-MêmeChers petits frères negro-maliens aux abois et en agonie,cher ami et frère Moussa Ag Sanogo Ag Kati Ag enterrement du mali depuis le 22 mars 2012, Si les saints jihadistes enlevés par le mali sont passés au poteau, comme le souhaite l'energumène Jamana Den, l'etat negro-malienne aura signé sont arrêt de mort. N'oubliez pas une chose, chers petits frères, c'est le conseil de votre grand frère Azawadiens: Les armées françaises et Tchadiennes vont bientôt vous quitter, et le jours là, vous serez à la merci des azawadiens. Si jamais vous n'arrêtez pas vos exactions, votre haine, votre mali et vous mêmes ne serez plus que du mauvais souvenir, une fois l'armée française partie. Votre grand frère (je dis que je suis votre grand frère, car l'azawad est vieux de 4500 ans, alors que le drôle d'etat du mali date de seulement 1960, soit 53 ans.) Du respect donc pour l'Azawad13 ansRépondreLike (0)-
TE11Les "SAINTS" jihadistes ????!!! C'est une plaisanterie ???!!! Ces hommes ne sont ni des saints ni des jihadistes mais simplement des "TERRORISTES"!!! des égarés qui font leur propre interprétation de l'islam et en renie une partie...Se donner la mort est par exemple strictement INTERDIT dans l'Islam pourtant ils font des attaques "kamikaze" qui est une pratique qui trouve son origine au Japon et non dans l'islam. Ils pronent le port de la "Burka" qui trouve elle aussi son origine en Afghanistan et non dans le Coran, ils n'appellent pas les gens à l'Islam mais leur impose par la force alors que le Prophéte (sws) a lui appeler les gens a se convertir pendant 13 ans avant de prendre les armes, armes qu'il a dressé contre ceux qui ont voulu le tuer pour l'empêcher de poursuivre sa mission...Ces hommes sont trés loin du comportement de notre Prophéte(sws)...Ils sont dans l'excés et ne font que semer la discorde et la terreur...Ils "polluent" la religion par leurs actions.13 ansLike (0) -
Tirailleur Africainsi l'azawad est vieux de 4,500 ans, il y a fort a parier qu'il n'etait pas seul dans la region (ou peut etre est ce finalement le berceau de l’humanité en Afrique???)=> conclusion; l'azawad n'est certainement pas le premier, l'"etat" azawadien n a jamais existe donc l'Etat malien du haut de ses 53 ans lui est bien antérieur; donc du respect pour les ainés (savoir vivre) Cela n'est que pure vérité signé un de vos grands frères maliens13 ansLike (0) -
LaBamakoise@ Moi-même: "Si les saints jihadistes enlevés par le mali sont passés au poteau, comme le souhaite l’energumène Jamana Den, l’etat negro-malienne aura signé sont arrêt de mort" Je ne souhaite pas que les "saint jihadistes" soient passés au poteau. C'est grâce à eux que "l'Azawad" n'existera jamais. Le malheur est que le paisible peuple Targui est pris entre 2 feux, alors que ce peuple, dont la culture est si riche, mérite d'être protégé. Mais le peuple Targui est autant victime des "saints jihadistes" que des exactions de certains éléments de l'armée malienne en déroute.13 ansLike (0) -
Ag FuckTO AG-GARBAGE , Go FUCK YOURSELF WITH YOUR SO CALLED "azawad".KEEP DREAMING, AS SOON AS THE FRENCH LEAVE MALI , WE GONNA MAKE SURE WE EXTERMINATE ALL THE LAZY ASS,CRIMINAL, PARASITE " touareg ".13 ansLike (0)
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911M. le journaliste, pourquoi êtes vous contre les drones ? ils ne servent pas qu'à attaquer pourtant, et franchement, ce genre d'analyses à un sou ne vaut rien. Informez nous plutôt sur la situation au front ou qqch de similaire pardi !13 ansRépondreLike (0) -
nonalinertieSi nos Grands Responsables avaient commencé par la Justice…Mais au lieu de cela, ils ont préféré enlever. Comme AQMI. Comme Boko Haram. Comme le MUJAO. C’est uniquement après les critiques, les désapprobations du monde entier qu’ils on finalement rendu leur otage à la JUSTICE malienne. Après l’avoir torturé ? Quand un malheureux Djoncounda, passé à tabac par les mêmes il y a quelques mois, essaie de défendre l'indéfendable. Les coups de marteaux lui auraient-ils flanqué une trouille insurmontable? De sorte que les teinturières ont même un qualificatif Dioncounda, ''Bêgochi'', pour qualifier le niveau de repassage des habits. A-t-il été conseillé par son Conseiller en Communication, un certain Adam Thiam du même journal que l'otage? Ou par Manga Dembélé Ministre, journaliste de métier aussi ? Ou par un Zorro Ministre de la Justice? Tous ceux qui ont été tabassés, fracturés du bras, de la jambe ou du dos, arrêtés arbitrairement, doivent se liguer pour porter plainte contre le Gouvernement malien (bien sûr que ceux qui ont eu le crâne fracassé sont exclus). C’est l’occasion ou jamais de réagir alors que la MISMA et la FRANCE sont encore là. Sinon après les élections, les choses risquent de se compliquer…13 ansRépondreLike (0) -
blanche neigeJ'ai perdu en janvier 1971 un trés bon ami du 3émeRPIMa de Carcassonne , le sergent chef Bertrand Cortadelas tué au Tchad ou son père commandait les troupes françaises . Quand j'ai entendu la nouvelle tot le matin à la radio , j'etais ko !13 ansRépondreLike (0) -
TotonamaUne base militaire (française, américaine), propre et efficace serait souhaitable au Mali, notamment au Sud. Méditez.13 ansRépondreLike (0)