Nord du mali : Après la libération du suédois Gustafsson, plusieurs otages restent encore détenus

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Le Suédois Johan Gustafsson était détenu au Mali depuis 2011. Ici, sur une vidéo en 2012. © AL JAZEERA / AFP
Le Suédois Johan Gustafsson était détenu au Mali depuis 2011. Ici, sur une vidéo en 2012. © AL JAZEERA / AFP

Le Suédois Johan Gustafsson, enlevé par Al-Qaïda en novembre 2011 à Tombouctou, est arrivé en Suède en bonne santé. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement suédois. Toutefois, le sort d’un autre otage enlevé au même moment, un Sud-Africain reste inconnu.

Johan Gustafsson a pu rejoindre la Suède et retrouver sa famille, a déclaré aux journalistes la chef de la diplomatie suédoise. Selon Margot Wallström “il est en bonne santé et il tient bon, compte tenu des circonstances.” La ministre a refusé de donner des précisions sur les conditions de la libération, indiquant seulement qu’elle avait eu lieu “il y a quelques jours” et qu’elle était le résultat de “plusieurs années d’efforts” réalisé par la police, les hommes politiques, les diplomates et les autorités suédoises et internationales. La ministre a refusé de dévoiler si une rançon avait été payée ou non. Elle a indiqué que Johan Gustafsson a été libéré dans le désert malien. Et c’est le groupe Al Faroutane, affilié à Aqmi et Al-Qaida qui l’a enlevé.

Le 25 novembre 2011, Johan Gustafsson avait été enlevé à Tombouctou en même temps que le Sud-Africain Stephen Mc Gowan et un Néerlandais, Sjaak Rijke. Un quatrième homme, un Allemand avait été tué en tentant de résister à ses ravisseurs.

Gustafsson se trouvait au Mali alors qu’il faisait un voyage à moto entre la Suède et l’Afrique du Sud.

Selon des analystes, cette libération s’inscrit dans un contexte politique où des voix s’élèvent pour négocier avec des jihadistes. André Bourgeot, analyste, chercheur au CNRS et spécialiste du Mali, pense que la libération de l’otage suédois peut correspondre à une volonté « d’ouverture » du côté de salafistes qui subissent en ce moment « des pressions des puissances occidentales ».

Après cette libération, quatre otages étrangers enlevés au Mali dont trois femmes sont toujours retenus. Il s’agit notamment de Beatrice Stockly, la sœur Gloria Cecilia Narvaez Argoti, une religieuse colombienne, la Française Sophie Pétronin, et un malien Amadou Ndjoum, agent payeur de l’INPS dans la région de Mopti.

Un humanitaire sud-africain, qui avait été choisi par les familles pour négocier la libération de Gustafsson et Stephen Mc Gowan l’autre otage enlevé-le 25 novembre 2011 à Tombouctou. A ce stade des autorités de la Suède et de l’Afrique du Sud pensent que Stephen Mc Gowan est toujours retenu. Plusieurs autres Occidentaux ont été enlevés au Mali ces dernières années et restent en captivité.

En janvier 2016, la missionnaire suisse Beatrice Stockly avait été kidnappée à Tombouctou par Aqmi, une vidéo la montrant vivante avait été diffusée un an plus tard. Gloria Cecilia Narvaez Argoti, une religieuse colombienne, a été enlevée en février dans le sud du Mali par des hommes armés présumés djihadistes. Sa situation est toujours inconnue, malgré de nombreuses arrestations. Enfin la Française Sophie Pétronin, présidente d’une ONG, a été enlevée à Gao, dans le nord du Mali, fin 2016. Depuis aucun groupe n’a revendiqué son enlèvement.

Le 2 septembre 2016, dans la localité de Boni, un élu local a été enlevé lors d’une attaque. En avril dernier, Amadou Ndjoum, agent payeur de l’INPS dans la région de Mopti, a été également enlevé à Walado, près de Youwarou.

Source: studio Tamani

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1 commentaire

  1. Les rancons sont hallal??? Bussness otages ca marche bien au nom de lislam???

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