Quand les Maliens fuient massivement le pays

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Alors que le spectre du redoutable syndrome afghan plane sur le Mali, les compatriotes sont de plus en plus à anticiper le pire par un déplacement massif vers d’autres cieux. La destination prisée, selon nos témoignages, c’est la Côte d’Ivoire ou le système instauré par Alassane Ouattara offre des conditions d’accueil très alléchantes pour les ressortissants de la sous-région et particulièrement pour les Maliens. Quoi qu’il en soit, la proximité faite que la Côte d’ Ivoire est devenue le nouvel eldorado de beaucoup de concitoyens apeurés par l’incertitude politique et une fragilité institutionnelle qui n’offrent aucune garantie pour les investissements. C’est visiblement tout le contraire en Côte d’Ivoire d’autant que ce pays voisin est devenu le réceptacle de nombreux investisseurs maliens qui sentent leurs capitaux en danger, surtout avec le déclenchement d’une chasse aux sorcières au nom de la lutte contre la corruption. Il s’y ajoute que la montée en puissance des djihadistes en rajoute à l’incertitude et conforte de plus en plus les craintifs d’un remake de la situation afghane au Mali. En attendant donc la bousculade aux aéroports, certains Maliens ont choisi d’émigrer plus paisiblement tandis que beaucoup d’autres n’ont déjà qu’un seul pied dans le pays.

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L’avion et des équipements militaires, deux dossiers même père et même mère

Les deux affaires défraient la chronique depuis leur réchauffement par le parquet de la Cour suprême, plus de six années après les faits révélés par le

Bureau du Vérificateur Général. Mais la plus haute juridiction du pays n’a vraisemblablement pas l’intention d’explorer la totalité des aspects voire certaines profondeur et substance que les deux dossiers ont en commun. Au fait, tous les deux ministres inculpés sont peut-être victimes de la même motivation ayant prévalu aux deux marchés respectifs, qu’il s’agisse de l’achat des équipements militaires ou de l’avion de commandement. Le premier est un marché dont la substance est revenue à Kangnassy, le conseiller spécial du chef de l’Etat au profit duquel une lettre de recommandation présidentielle a été signée pour faire de lui l’intermédiaire attitré dans la négociation des prix. Pour quelle raison ? Allez-y savoir. On sait, en tout cas, que M Kagnassy pourrait l’avoir mérité pour son rôle incontestable dans l’accompagnement financier de la campagne électorale d’IBK en 2013. Idem pour l’acquisition de l’avion présidentiel où l’on voit apparaître des traces du puissant empire de Tomy Michel, dont la partition dans l’avènement du régime IBK n’est plus à démontrer. C’est dire que les deux affaires dégagent les relents d’un retour de l’ascenseur assez évident pour que la détention des seuls ministres de la Défense et des Finances de l’époque laisse forcément l’observateur averti sur sa faim.

Rassemblées par la Rédaction

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