Face à la crise multidimensionnelle : N’est-il pas temps que les maliens s’unissent ?
Cette interrogation devient de plus en plus récurrente dans les grins, salons feutrés et même chez l’homme de la rue. ..
Le Mali traverse depuis plus d’une décennie une crise multidimensionnelle dont les racines sont profondes et complexes. Mais hélas, au lieu que les fils du pays s’unissent afin de crever l’abcès pour obtenir un traitement adéquat de la crise, ils s’entre-déchirent sur des questions majeures. Or, un jour ou l’autre, ils seront appelés à se réunir pour discuter sur toutes les questions qui fâchent. Notre démarche n’est pas d’indexer qui que ça soit. Cependant, nous nous ne lasserons jamais de rappeller : Avec un dialogue constructif, les fils et les filles du Mali pourront aboutir à une meilleure thérapie pour circonscrire le mal.
Nous n’ignorons pas les nombreux efforts du Pouvoir de Transition dans ce sens mais nous souhaitons qu’il aille davantage loin pour plus de concertations avec les populations résilientes du pays. La crise au Mali persiste et il faut nécessairement trouver une porte de sortie. Au risque de couper définitivement le cordon entre la résilience et l'espoir, il serait beaucoup sage d’expérimenter une autre logique. Oui une logique qui pourrait véritablement réunir toutes les filles et fils, au chevet du grand Mali, bien malade depuis précisément 2012.
En bonne conscience, toute personne bien avertie, les analystes et les observateurs politiques sont unanimes que le pays va mal malgré les efforts de tous. Le constat est que le quotidien de chaque citoyen est négativement impacté. La cherté de la vie n'est plus un secret pour personne. La preuve ? Lors de la grande fête de TABASKI dernière, beaucoup de Chefs famille ont peiné pour l'obtention de leurs moutons d sacrifice jusqu’à ce que, ont été nombreux, ceux qui ont cotisé pour sacrifier mutuellement un bœuf.
Sans compter la crise du carburant qui est dans la récurrence. Alors que le social, propre à la culture malienne, est mis en mal par la rareté de l'argent. La solidarité qui permettait à chacun d'être utile à son prochain, devient rare de nos jours. Quand tout le monde n'a rien, il est difficile de voir les bonnes volontés se manifester.
Au plan sécuritaire, les FAMAs font un travail exceptionnel pour la sécurisation du territoire, des personnes et de leurs biens. Tous les fils du pays sont certainement derrière les FAMAs. En un mot, l'armée a le soutien indéfectible de la population. Et la complicité est manifeste. Toute chose qui est salutaire. Mais, la principale préoccupation est de savoir comment réunir tout le monde pour parler le même langage pour sortir de la crise ?
Cette réflexion qui relève de la volonté politique, incombe sur les dirigeants. C'est aux dirigeants de la transition de trouver les voies et moyens pour que tout monde soit associé aux réflexions pouvant sortir le pays de cette triste situation de crise. Le dialogue, les concertations et approches pour la paix et la cohésion sociale, sont plus que jamais nécessaires pour l'union nationale.
Certes, de telles démarches ne sont pas aisées à faire, mais il faut que tout essayer de placer le Mali au-dessus de tout. Le pays a plus que jamais besoin que ses fils s'unissent pour ensemble, faire face aux nombreux défis. C'est dans l'union, le pardon, le dialogue que les fils de la nation peuvent mieux aider à trouver la paix. Sachons garder raison ! Que Dieu bénisse le Mali ! Amen !
Monoko Toaly