Après avoir été délogés de leurs locaux, les militants de la SPN menacent : "Si dans 48 heures nos exigences ne sont pas satisfaites, nous passerons à l'action…"

11 Avr 2013 - 14:16
Mis à jour: 14 ans
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syndicat-police-x   Les événements qui ont eu lieu le 4 avril dernier au GMS, occasionnant un mort, des blessés et plusieurs arrestations, montrent combien la police malienne reste divisée. C'est dans ce cadre, que les locaux de la CSTM ont abrité une conférence de presse, hier mercredi, tenue par les militants de la SPN. Au cours de la rencontre, ils ont réclamé la libération de certains de leurs camarades détenus dans les locaux de la gendarmerie.    Querelles intestines, bataille rangée ou encore duel fratricide ? La situation qui a prévalu au sein du groupement mobile de sécurité, le jeudi 4 avril dernier, est toujours dans une confusion totale. Que s'est-il réellement passé ? C'est dans le but d'apporter des réponses à cette question que certains militants de la SPN ont décidé de porter l'affaire sur la place publique.   D'entrée de jeu, le conférencier du jour, le Sergent-chef, Mahamane Ousmane, a fermement condamné l'intrusion des éléments de l'armée dans leur camp ainsi que l'arrestation de plusieurs de leurs camarades dont les principaux leaders de la section syndicale de la police (SPN). Il a ensuite tenu à rappeler certains faits qui ont conduit à l'échange de tirs survenu vendredi dernier. Pour lui la hiérarchie était bien au fait de la situation mais elle n'a rien voulu faire, favorisant ainsi la tension qui s'est s'installée entre les différents éléments de la corporation.   Il a indiqué que les responsables de cet incident sont issus d'une faction de la police regroupée autour de l'appellation "  26 septembre ". Il a, par ailleurs, souligné que ces derniers ont été irrités par les avantages et les promotions accordés à certains policiers, rappelant au passage que «ceux-ci sont amplement mérités».   Pour étayer ses propos, le conférencier a précisé que les éléments dudit syndicat, dont il est issu, ont été les seuls à assurer la sécurité publique après que les autres eurent abandonné leurs postes au lendemain du putsch du 22 mars 2012. Mieux, il dit avoir saisi à plusieurs reprises la hiérarchie contre les agissements qualifie d'« illégaux» des éléments du " 26 septembre ". A cette situation, il a ajouté, preuves à l'appui, que les leaders de ces éléments ont été rappelés à l'ordre par leurs supérieurs, lesquels ont rejeté leur proposition de mettre en place un nouveau bureau syndical au sein du GMS. Mais ils n'ont rien voulu entendre, persistant dans leur démarche.   Mieux, Mahamane Ousmane a ajouté que plusieurs éléments du " 26 septembre " ont abandonné délibérément leurs postes en signe d'insubordination, mais qu'aucune sanction appropriée n'a été prise à leur encontre. Il a rappelé qu'en signe de soutien à leur endroit par les autorités de transition, l'armée a été dépêchée dans les locaux du GMS, pour désarmer les éléments de la SPN alors que leurs rivaux n'ont pas été désarmés. Une attitude que le conférencier qualifie de " deux poids et deux mesures ".   Face à cette situation, les militants de la SPN n'entendent pas se résigner. C'est ainsi qu'ils ont demandé à ce qu'une enquête indépendante soit diligentée afin de situer les responsabilités et punir les coupables. Ils ont aussi exigé la libération immédiate et sans condition de leurs camarades détenus. Enfin, ils ont appelé à la fin de l'occupation des locaux du GMS. Faute de satisfaction, ils ont promis d'agir sans préciser la forme que cela va prendre.   Notons qu'ils sont soutenus par le député Oumar Mariko, Secrétaire Général du parti Sadi, présent à la rencontre. Il a accusé le Président de la République par Intérim, Pr Dioncounda Traoré ainsi que son Premier Ministre, Django Cissoko, d'être à l'origine des problèmes que le pays traverse actuellement. De son côté, la CSTM a publié une déclaration dans laquelle elle demande aussi la libération de leurs camarades.   Massiré DIOP  

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Commentaires (136)

User
legrand
legrand 14 ans
C'est chez nous qu'on voit ça,un syndicat des flics.
Soldat Raté
Soldat Raté 14 ans
<strong><em>BANDE DE MAUDITS POUSSINS...C'EST MALHEUREUX DE VOIR QUE DES CONS PAREILS N'ONT PAS ÉTÉ DES OMELETTES ... VOUS AURIEZ ÉTÉ PLUS UTILE .... BANDE DE CONS ... ON ATTEND L'EXPIRATION DE VOS 48HEURES .... </em></strong> Moussa Ag,...
Bob
Bob 14 ans
Nous devons avoir honte de se porter sur la place publique et apporter un appui à ces policiers bandits. Je compte sur le nouveau Directeur pour faire le ménage. Il faut les radier tous sans exception. :twisted:
Cousto
Cousto 14 ans
Allez au diable. Vous n'avez même pas honte. Au lieu de vous tuer ici à Bamako alors que les autres frères d'armes des autres pays sont au front entrains de se sacrifier pour la souveraineté du Mali. Vous voulez distraire le peuple. Ce qui est sur nous demandons aux autorités de balancer tous ceux qui veulent perturber la quiétude des maliens au grand nord pour les actions de sécurisation En ce moment ils auront tout le temps de méditer sur leur sort le temps que Dieu ne ramène la paix au Mali.
911
911 14 ans
Soutiens à 100% Cousto
A vendre stock de pseudos état neuf
A vendre stock de pseudos état neuf 14 ans
"Soutiens à 100% Cousto" Exact! Le Commandant Cousto a fait beaucoup pour la survie des océans! :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D
Hadarémen
Hadarémen 14 ans
Qu'on me dise à quoi sert cet ETAT D'URGENCE qu'on proroge sans savoir le mettre en oeuvre! Au nom de l'Etat d'Urgence ces policiers doivent tout simplement être hors d'état de nuire
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