Googan Tan : Djihadistes au Mali : le chaos n'a pas eu lieu, mais... changeons notre fusil d'épaule !

Alors que les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent une contre-offensive vigoureuse contre les groupes armés terroristes (GAT), une vérité s'impose : les victoires tactiques, si importantes soient-elles, ne suffisent plus.

21 Juin 2025 - 02:16
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Googan Tan : Djihadistes au Mali : le chaos n'a pas eu lieu, mais... changeons notre fusil d'épaule !
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Googan Tan : Djihadistes au Mali : le chaos n'a pas eu lieu, mais... changeons notre fusil d'épaule !

Pour espérer une stabilité durable, il est impératif de changer notre fusil d'épaule, de repenser en profondeur nos méthodes, nos alliances, et même nos tabous diplomatiques.

a guerre asymétrique actuelle, marquée par des assauts répétés et une violence tactique et ciblée, montre un adversaire mobile et technologiquement mieux équipé qu'hier. En une semaine seulement, selon certaines sources, "douze attaques ont été recensées dans l'espace AÉS, dont six sur le territoire malien". Cette pression soutenue atteste d'un réseau terroriste capable de manœuvrer et de se régénérer dans des zones refuges connues, mais peu inquiétées, à mon sens, si l'on s'en tient à l'information officielle qui l'évoque peu !

 Face à cette réalité, l'urgence n'est plus de répondre, mais d'anticiper. Cela commence par une enquête rigoureuse, multidimensionnelle, visant à décrypter les structures des GAT, à localiser leurs bases arrière, à tracer les provenances de leurs armes et carburants, et à identifier leurs nouveaux modes d'action.

L'interception d'un véhicule piégé près de Ballé, entre Nara et Nioro, le 8 juin dernier, bien que salutaire, illustre moins une victoire qu'un signal d'alerte : l'ennemi expérimente, innove et s'adapte.

Mais au-delà de la nécessité d'un renseignement accru et peaufiné, c'est toute la doctrine sécuritaire qu'il faut revisiter. Depuis des années, la stratégie dominante repose sur la neutralisation physique des ennemis et le rejet catégorique de tout dialogue avec les ex-rebelles ou les djihadistes repentis. Ce choix, rigide, a montré ses limites. Il est temps d'ouvrir des canaux de discussion avec les éléments prêts à la reddition. De bâtir un processus d'intégration contrôlé et sécurisé, à l'image de certaines expériences africaines (Nigeria, Rwanda), au-delà en Bolivie, ayant su transformer des combattants en relais communautaires de la paix. Cette ouverture ne doit évidemment pas signifier impunité. Mais ignorer les dynamiques internes aux groupes armés, leurs luttes intestines, les désillusions de certains jeunes enrôlés, c'est se priver d'outils de fragmentation efficaces des groupes terroristes.

Autre nécessité : revoir nos partenariats régionaux à l'aune de la réalité du terrain. Trop souvent, les complicités ou les complaisances de certains États voisins ont permis aux GAT de bénéficier de sanctuaires sûrs et de circuits logistiques opaques. L'Algérie, par son double jeu diplomatique, et la Mauritanie, par ses silences coupables sur les mouvements des combattants civils étrangers dans les zones frontalières, posent de sérieuses interrogations.

 Il est temps de cesser d'idéaliser ces partenariats qui n'en sont pas et de rediriger notre coopération sécuritaire vers des acteurs sincères et opérationnels.

 Je pense ici au Maroc, par exemple, qui dispose d'une expertise éprouvée dans le renseignement et la lutte contre les réseaux transnationaux et qui nous tend la main.

Le Ghana, le Sénégal et le Togo, moins exposés et outillés, mais plus stables politiquement, ont démontré leur disponibilité à renforcer la coopération sous-régionale avec nous. Avec eux, il est possible de bâtir des synergies pragmatiques, basées sur l'échange de renseignements, la formation conjointe et la sécurisation des flux transfrontaliers.

Il s'agit enfin de repenser l'emplacement des bases militaires. Trop souvent concentrées sur des zones symboliques ou à forte visibilité médiatique, les opérations doivent désormais viser les zones refuges connues. Ces espaces, longtemps tolérés, doivent devenir des cibles prioritaires. Il est question ici de poser clairement les responsabilités, de dénoncer les laissez-faire, et de s'autoriser à frapper là où les groupes armés se restaurent et s'équipent.

Signalons qu'une communication sécuritaire ne se construit pas uniquement sur des ruines de pick-up calcinés et des bilans hebdomadaires d'ennemis "neutralisés". Il se construira sur une consultation des expertises locales avérées et repensées parmi nos communicants et sur une diplomatie offensive capables d'accompagner l'intelligence stratégique actuelle.

C'est dire que cette nouvelle phase impose une double mutation : technique (via la cartographie balistique, la traque des flux financiers) et politique (via l'ouverture sélective au dialogue, la refondation des partenariats et la concentration des moyens sur les zones névralgiques).

La guerre au Sahel n'est plus une guerre de frontières, elle est devenue une guerre de réseaux. La gagner exige de nouveaux outils, de nouvelles voix, de nouvelles volontés. En somme, la paix se gagne autant par la force que par l'intelligence.

Seidina Oumar GUINDO

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Commentaires (19)

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Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Des terroristes déposent leurs armes devant la force intelligente de nos leaders Assimi-IB-Tiani https://www.youtube.com/watch?v=k3EugVUBUNo
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
https://youtu.be/ERWnmaHddrY?si
Sangare
Sangare 1 an
"La paix se gagne autant par la force que par l'intelligence" Ce ne sont pas ALPHA OUMAR KONARE et AMADOU TOUMANI TOURE qu'on cite là? Que le très brillant journaliste SEIDINA OUMAR DICKO,un thuriféraire patenté du dictateur GÉNÉRAL MOUSSA TRAORE,soit obligé d'arriver à cette conclusion acte l'échec de la militarisation à outrance du conflit depuis le coup d'Etat contre ATT en 2012. ALPHA OUMAR KONARE et AMADOU TOUMANI TOURE ont été accusés d'avoir détruit l'armée malienne car ses détracteurs pensaient que si le Mali était doté d'un arsenal militaire à souhait la sécurité serait rétablie. AUCUNE ARMÉE AU MONDE NE PEUT FAIRE FACE À UNE GUERRE ASYMÉTRIQUE. Seule une politique intelligente permet de ramener la sécurité:celle qu'ont prônée ALPHA OUMAR KONARE et AMADOU TOUMANI TOURE que les thuriféraires du dictateur GÉNÉRAL MOUSSA TRAORE ont combattu dans le seul but de revenir au pouvoir. Il a été dit ceci 'si on n'avait pas détruit l'armée de MOUSSA TRAORE, le Mali aurait pu établir la sécurité sans négocier avec les rebelles" En réalité l'armée de MOUSSA TRAORE n'a jamais existé. Il y avait plutôt une milice pour assurer la sécurité de son régime. Un seul pays dans le monde a pu neutraliser les terroristes sur son sol. Ce pays,dirigé par des GENERAUX PUCHISTES,a été obligé d'organiser les élections présidentielles afin de donner la possibilité à la population d'élire le meilleur programme parmi ceux défendu par les différents candidats. BOUTEFLIKA a été élu brillamment pour avoir convaincu les Algériens qu'en négociant avec les frères égarés il peut donner aux Algériens la sécurité tant demandée. "La paix se gagne autant par la force que par l'intelligence" doit signifier le retour à l'ordre constitutionnel. Donner une autre explication,c'est vouloir encore plus déplacer le problème afin de continuer à s'accrocher au pouvoir. Un POUVOIR ÉLU permet à la population de participer à la résolution du conflit. Un POUVOIR ÉLU permet au Mali d'avoir des partenariats diversifiés au lieu d'un seul partenariat qu'est la Russie Un POUVOIR ÉLU incarne la volonté du peuple malien à sortir rapidement de cette situation qui n'aurait jamais existé si on avait laissé ATT terminé son mandat
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Malheureusement que les deux AOK et ATT ont pleinement échoue dans la lutte contre le terrorisme, ces deux ont detruit les FAMA et leur equipement et matériels de guerre en les rendant tres faibles devant les terroristes! Ce travail de destruction a continue sous IBK avec tous les scandales de detournement de fonds pour l'achat de matériels et equipement militaires sous jugement aujourd'hui!
Noémîe M
Noémîe M 1 an
Il vous est difficile de voir et constater que depuis l'éviction de nôtre Armée ainsi que des ressortissants français, votre pays est retombé dans les mains des djihadistes! Voir me faites rire. Avez-vous mis la France dehors par honte de ne pas savoir préserver votre pays et éradiquer ces djihadistes. Je croyais que wagner était mieux que l'armée Française ????? L'armée française, (donc nous côté finances), était + de 5000 soldats. Un poste de secours, bloc opératoire etc...... mais ça vous ne savez pas le reconnaître. L'armée française a découvert et ramené tous les armes, E.E.I et munitions où l'inventaire a été fait par nos Militaires ! C'est simplement vôtre orgueil qui a fait que vous avez fait "Dégager " les français, Soldats et citoyens. J'espère que vous vous enliserez un peu plus chaque année. Par contre récupérer vos maliens, Burkina Faso, Nigeria......qu'ils "dégagent de la France. Nous ne sommes pas une terre d'asile pour des individus qui nous crachent à la figure. La France n'est pas une terre d'asile ni une banque ! Et oui, vous n'arriverez jamais à la cheville de L'Armée Française. Pour information, vos Soldats morts, ont été cité avec les Soldats Français. Noirs on a un cerveau, pas de la haine !
Sangare
Sangare 1 an
Nous sommes plusieurs à être contre le régime des puchistes GÉNÉRAUX CRIMINELS RÉCIDIVISTES,mais encore plus contre la présence de l'armée française sur le territoire malien. L'armée française n'a jamais eu comme objectif d'aider l'armée malienne à assurer la sécurité du territoire national, mais à aider les séparatistes à "s'autonomiser". C'EST L'ARMÉE FRANÇAISE QUI A INSTALLÉ LES SÉPARATISTES À KIDAL QUI AVAIENT ÉTÉ DÉGAGÉS PAR LES JIHADISTES PENDANT L'OCCUPATION DES TIERS DU TERRITOIRE NATIONAL Que l'armée française ait été obligée de partir a signifié le départ d'un ennemi de l'armée malienne. Cela ne veut nullement dire que ce que font les puchistes installés par la France qui se sont ensuite émancipés de l'autorité de la France va dans le sens de la satisfaction des intérêts supérieurs de l'Etat du Mali. CE SONT LES PUCHISTES QUI ONT PERMIS LA PRISE DES DEUX TIERS DU TERRITOIRE NATIONAL. L'élu AMADOU TOUMANI TOURE aurait terminé son mandat, le Mali n'aurait jamais connu l'intervention humiliante de l'armée française car c'est le coup d'Etat qui a affaibli l'armée malienne. Des opposants à ATT parmi lesquels IBK ont soutenu les puchistes en défendant l'idée selon laquelle l'insécurité persiste grâce à la faiblesse de l'armée malienne Une idée fausse véhiculée afin d'avoir l'adhésion de la population. À l'œuvre, IBK a été confronté à la réalité crue:celle qui lui a permis de constater que l'armée malienne est combattue par l'armée française au profit des séparatistes. Ça lui guidé à signer un accord apatride avec les séparatistes car il n'avait pour seule préoccupation que de protéger son pouvoir et le léguer à son fils. Ce sont les jeunes officiers désignés pour accompagner le fils qui ont été désignés par la France pour dégager IBK quand il a été constaté qu'un homme politique souverainiste peut prendre le pouvoir à la faveur des mouvements populaires intenses et inédits. Les puchistes qu'on a voulu remplacer par d'autres officiers se sont révoltés expliquant le rapprochement avec la Russie. L'intérêt du Mali n'est pas défendu, mais celui des puchistes. Seul un POUVOIR ÉLU défend les intérêts du peuple malien.
Matt4
Matt4 1 an
@Kingui: les chiens: the petit goita + Kingui l'imbecile + Kankan le lunatique.... La caravane=Touaregs freedom fighters on their way to Bamako....The civil war in Mali will end up with the Fall of the TINY goita sergent and his junta....
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Touareg freedom fighters on their way to Alger!
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