Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali

Les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.

13 Nov 2025 - 10:22
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Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali

Notre pays traverse les conséquences d’une contradiction radicale entre deux types d’acteurs : les partisans d’un régime pluraliste (démocratique), qui a évolué à partir de 1991 avec ses propres contradictions internes, et la tendance actuelle avec le type d’acteurs, qui ne se reposent pas forcement sur une organisation politique, et qui est née de la révolte contre la mal gouvernance des premiers. Cette tendance se caractérise par la vision avec des objectifs à atteindre, que ceux-ci soient réalistes ou idéalistes, veille à garder les leviers de la gouvernance, tirant des leçons des décennies d’indépendance du Mali, pour éviter certaines erreurs du passé, comme les programmes d’ajustement structurels et la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat des années 80, les reformes administratives imposées par l’extérieur, comme celles portées par la régionalisation contenues dans les accords du désaccord d’Alger entre l’Etat malien et les groupes armés irrédentistes en 2015.

Ces deux courants, marqués aussi par la différence d’approches, se rapportant à la diplomatie, aux relations internationales, notamment par rapport à l’ancien colonisateur, et certaines puissances soupçonnés de toujours tramer des combines, de créer des situations troubles, la confusion en période de paix ou de guerre, pour piller les ressources nationales. Ainsi, la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des ressources, l’appât du gain facile, l’inéquité et l’exclusion font partie des causes de la contradiction entre les deux tendances qui se disputent actuellement le Mali. Certains trouvent paradoxal qu’on ne cite pas les groupes armés terroristes comme acteurs de la contradiction dont l’étau parait se resserrer autour de l’Etat. En effet, les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.

S’il y a un troisième courant, c’est celui catalysant l’opportunisme de certains, qui regardent la direction du vent et attendent de s’aligner, n’affichant aucune conviction.

Cependant, de plus en plus, certains acteurs politiques ont des points de vue qui trahissent une alliance tacite avec les groupes terroristes qui participeraient avec eux à la gestion du pouvoir, avec en ligne de fond les ressources du Mali comme trésor de guerre.

En outre, chacun de ces deux courants en présence a ses contradictions internes, qui ne favorisent pas les retrouvailles, les intérêts personnels étant souvent mis au-dessus du Mali, alors qu’il faille l’inverse.

La population va-t-elle se soulever au Mali ? Non, elle est devenue consciente en comprenant mieux le jeu politique, à l’origine pour le peuple, mais devenu un jeu d’intérêts personnels et partisans. La population n’est plus dans les dispositions de servir de bétail de validation ou de légitimation de pouvoir, à verser son sang pour des assoiffés du pouvoir qui l’utilisent pour se hisser au pouvoir avant de les écarter.

 

B.Daou

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Commentaires (1)

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sangare
sangare 11 mois
Considérer les tenants du pouvoir, à partir de 1991,comme un TOUT,c'est se positionner comme un THURIFÉRAIRE DE LA DICTATURE MILITAIRE DE MOUSSA TRAORE. Le bilan est plus lié à un PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE qu'à UN MOUVEMENT POLITIQUE. Dire les trente dernières années, c'est effacer le bilan des différents présidents de la République pour en faire le bilan d'un MOUVEMENT POLITIQUE qui a contribué à dégager la DICTATURE MILITAIRE. La vérité est que la PEUPLE MALIEN A FAIT LE CHOIX DE LA DÉMOCRATIE contre la DICTATURE installée depuis 1960,celle de l'US RDA, ensuite celle des officiers subalternes du 19 novembre 1968. LES DIFFÉRENTS POUVOIRS DEPUIS 1992 SONT CEUX DU PEUPLE MALIEN. ALPHA OUMAR KONARE était un REPRÉSENTANT DU PEUPLE MALIEN au sommet de la République. ATT aussi à partir de 2002,IBK a suivi en 2013. À partir de 2020,ce sont les USURPATEURS qui se sont installés au sommet de l'Etat. À partir de la constitution de 1992,le coup d'Etat a été CRIMINALISÉ par le peuple malien du fait des conséquences très néfastes de celui du 19 novembre 1968. DONC CEUX QUI SUPPORTENT ASSIMI GOITA ET SES CAMARADES SONT LEURS COMPLICES. On ne peut rien faire de viable sans légitimité populaire. La légitimité est liée à l' OFFRE POLITIQUE, pas uniquement à la qualité de la personne. Le PROJET POLITIQUE Incarné par un homme politique est plus important car permettant de juger le bilan du président de la République. Un USURPATEUR n'a naturellement pas de PROJET POLITIQUE. Ce qui l'incite à privilégier la manipulation afin d'éviter tout seulement population. Celle qui est en cours depuis 2021 fait trop de mal à la société malienne. On parle hypocritement de SOUVERAINETÉ par rapport à l'implication de la France dans les affaires de notre pays. On parle ici du premier partenaire économique de notre pays et de la première destination des maliens. Couper le pont avec la France est contre les intérêts du peuple malien. C'est le cadet des soucis d'un USURPATEUR. Ils cherchent leurs chemins qui les poussent à s'opposer aux hommes politiques issus de l'ère démocratique. La démocratie est un PROCESSUS. C'EST LE CADRE DANS LEQUEL LE POUVOIR EST EXERCÉ QUI EST DÉFAILLANT. Il s'agit de le corriger. Donc parler de bilan des trente dernières années est une hérésie. C'est plus intelligent politiquement de parler du bilan des différents présidents de la République. Cela incite à situer facilement les défaillances du PROCESSUS DÉMOCRATIQUE. Corriger ces défaillances conduit à satisfaire la population. Autrement dit en facilitant l'expression réelle de la population,on permet au peuple malien d'exercer le pouvoir par ses représentants. Les tenants actuels du pouvoir ne sont rien d'autre que des CRIMINELS. Leurs supporters sont leurs complices.
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