REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE KEMPINSKI : Inévitable vente aux enchères !

La procédure judiciaire, liée à la vente par expropriation forcée du domaine de Mme Djamila FERDJANI, plus connu sous le nom de l’hôtel Kempeski, enclenchée depuis le mois de février dernier, vient de connaître un rebondissement spectaculaire...

4 Sep 2006 - 10:23
4 Sep 2006 - 10:23
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La procédure judiciaire, liée à la vente par expropriation forcée du domaine de Mme Djamila FERDJANI, plus connu sous le nom de l’hôtel Kempeski, enclenchée depuis le mois de février dernier, vient de connaître un rebondissement spectaculaire à la Cour d’appel. Et pour cause : l’adjudication de l’hôtel a été décidée par le juge.

C’est dans la livraison, en date du 14 février dernier, du quotidien national « L’essor », que les contours juridico-financiers de cette affaire ont été révélés au grand public : le Kempinski Hôtel El Farouk, prestigieux palace huppé de la capitale malienne, situé aux bords du Djoliba, à l’entrée du pont des Martyrs, est désormais saisi et proposé à la vente. Plusieurs banques de la place, dont la BICIM-SA, tête de file des institutions financières créancières, la BIM, la BOAD et la BDM sont à la trousse de l’immeuble en question qui abrite dans ses fondements un hôtel « 5 étoiles » de luxe dénommé «Kempinski » et qui dispose des équipements hôteliers de dernière génération.

L’audience publique de vente par expropriation forcée, fixée au départ le jeudi 9 mars dernier, s’est soldée par un ouf de soulagement du propriétaire de l’immeuble au profit de la quelle le juge du premier degré avait ordonné la nullité de la procédure de vente. Ce jugement prononcé à l’encontre des créanciers avait retardé, comme on le voit, l’audience des criées, c’est-à-dire la vente aux enchères proprement dite du joyau hôtelier devant se dérouler à la barre du tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako. Toutefois, ce soulagement sera de courte durée dans le camp de la débitrice d’autant que la Cour d’appel, au cours de son audience du vendredi 1er septembre dernier, vient de décider de l’annulation pure et simple de l’ordonnance entreprise initialement en renvoyant du coup les parties devant le même tribunal aux fins d’exécuter la décision de la Cour de céans ayant ordonné l’adjudication. Un véritable coup de massue sur la tête de la propriétaire de l’immeuble,Mme Djamila FERDJANI,l’administratrice de la société hôtelière, qui avait beaucoup misé sur le jugement du tribunal de première instance pour se sortir d’affaire. C’était néanmoins sans compter sur la ténacité des avocats du pool bancaire, représentés par le cabinet BRYSLA de Me Bassalifou SYLLA, et Jurisfis Consult de Me Mamadou KONATE, lesquels, appuyés dans cette procédure judiciaire par l’étude de Me Namakoro DIALLO, huissier de justice, sont parvenus à faire triompher, c’est ce qu’ils estiment eux-mêmes, le droit dans cette procédure qui prenait assurément les allures d’un véritable feuilleton judiciaire.

Au-delà de la procédure judiciaire, on retient que l’immeuble saisi sur son propriétaire, administratrice de société elle-même, a été mis à prix à plus de trois milliards de francs CFA. Une somme faramineuse qui reflète en réalité la valeur de la superficie de l’immeuble, sis au quartier du fleuve, limité au nord par la route menant au Pont des martyrs, au sud par la ligne brisée longeant la route menant au Pont Fahd, à l’est par la servitude du fleuve et à l’ouest par une rue principale.

Kimpinski est donc un joyau hôtelier de grand standing qui renferme le bâtiment principal, contenant, lui également, plusieurs bâtiments à niveaux avec des chambres et des suites confortables ; des annexes abritant, pour leur part, des magasins et des bureaux et la cour principale. L’hôtel en question avait été bâti en son temps pour, dit-on, renforcer la flotte hôtelière du pays qui s’apprêtait à abriter la coupe d’Afrique des nations en 2002. Cependant, l’hôtel El Farouk, en dépit de la détermination de ses promoteurs, n’a pu être réceptionné à cette date.

Par Sékouba SAMAKE