Gouvernance de Transition : La classe politique revivra-t-elle ?

Quelles actions d’envergure pourront remettre en selle la classe politique malienne, après son récent… ensevelissement ?

26 Jan 2026 - 10:45
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Gouvernance de Transition : La classe politique revivra-t-elle ?

Après sa phase de diabolisation, la dissolution des partis politiques à compter du 13 mai 2025, a plongé le microcosme national dans une léthargie, dont il risque de ne plus se relever.

En effet, depuis plusieurs mois, rares sont les anciens responsables politiques qui osent répondre à une simple demande d’interview. Une peur certaine s’est emparée du landernau. Un phénomène de refoulement collectif s’est emparé des dirigeants de la classe politique (démantelée), qui redoutent exprimer des critiques  susceptibles de déplaire aux hauts responsables du pays

Ce climat a poussé nombre d’anciens leaders politiques  simplement à raser les murs ou à quitter le pays. Ils laissent ainsi les formations politiques tomber dans une sorte de désuétude ou de mort lente.

En clair, ici et là, les immeubles servant de sièges aux partis politiques dissouts sont rebadigeonnés. Ils se convertissent en domiciles ou en sièges de certaines structures économiques…  Personne ne veut payer le loyer de ces sièges politiques sans lendemain. Même les «concertations nationales », annoncées pour avril 2026, dans le but de faire relire la charte des partis politiques, ne maintiennent guère l’espoir du renouveau.

En conséquence, les réflexes politiques, tel que l’engagement militant, le fait partisan, le débat politicien, etc, disparaissent des habitudes et meurs. Et les potentiels cadres politiques finissent par se résoudre à «survivre » et ne chercher que le pain quotidien. Ce qui pousse à se demander si l’activité politique n’est pas finalement morte au Mali. Probable ? Car, il n’est pas exclu que le régime militaire finisse par s’installer dans la durée et restreigne les capacités de rebondissement du militantisme politique.

Sans compter que la génération des leaders politiques tend vers son extinction. Quel flambeau les Me Mountaga Tall, Modibo Sidibé, Moussa Mara, Dr Choguel Kokalla Maïga, Konimba Sidibé, Amadou Koïta, et autres pourraient encore transmettre à une jeune génération dans les cinq ou dix prochaines années ? Presque rien, eux qui sont financièrement lessivés et pourraient se résigner à une retraite, pour être spectateur. Mais, s’ils font preuve de résilience politicienne, ils risquent un clicher négatif de « vieille génération ». Ce qui, dans tous les cas, va les conduire aux …placards de l’histoire, sans grande énergie à offrir au service de la Nation!

Boubou SIDIBE/maliweb.net