La solution malienne vue par le CNRDRE: Les raisons de la tenue d’une Convention nationale

18 Mai 2012 - 02:46
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_61822" align="alignleft" width="450" caption="Le Chef de la Junte, Amadou H. Sanogo"][/caption] Le Mali est à la croisée des chemins d’un futur heureux et chemin d’une dérive sans lendemain. Le CNRDRE, en tant qu’un des acteurs de la transition a jeté son pavé dans la mare des options maliennes qui doivent sortir le pays de l’incertitude. Une convention nationale. C’est à cela que le Comité national pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) convie les fils et filles du Mali, rassemblés dans tous les courants sociopolitiques de notre pays. Voilà que le temps rattrape les Maliens, le temps de la raison qui fait qu’on a beau chasser le naturel, il revient au galop. Le naturel, c’était de faire l’aveu populaire de l’échec d’un système, celui de ATT, et de s’accorder ensemble à relever le pays de la crise qui a résulté de l’échec. Les hommes de Kati avaient tôt fait de la proposer dès le 1er avril au cours d’une déclaration solennelle. La convention ne semblait guère arranger ni les survivants et héritiers de l’ancien système, ni les représentants des organisations supranationales telle la CEDEAO qui défendent des principes démocratiques largement en déphasage avec les réalités du pays. Ces principes démocratiques défendus ont eu le bonheur de permettre un retour à l’ordre constitutionnel qui a semblé apaiser le climat, mais l’on a aussi vite oublié que le temps imparti à cette première phase de la transition est de quarante jours. Ces quarante jours  filent aujourd’hui au rythme de quarante secondes et la pression est palpable. Comme le dirait l’autre, on n’est pas sorti de l’auberge tellement les positions autour de la médiation burkinabé sont crispées. Entre la continuation du constitutionnellement quarantenaire Dioncounda Traoré et le choix d’une personne consensuelle pour poursuivre la transition, rien de tranché. Les militaires : une composante de la société malienne C’est au regard de cela que le CNRDRE, l’une des deux parties prenantes de l’accord-cadre du 6 avril, a semblé prendre de l’avance et donner de la réflexion de sortie de crise en proposant une convention nationale. Cela a un double mérite : on connait clairement la position des militaires face à la position de la CEDEAO et leur volonté de ne pas faire de l’ombre dans cette phase proposée. Le fait de faire la demande au Premier ministre de convoquer cette convention, de proposer que le président par intérim en dirige les travaux, démontre que le CNRDRE se limiterait à un strapontin de partie parmi les parties maliennes attendues à ces discussions. En filigrane, et selon les sources proches du CNRDRE, le capitaine n’est pas intéressé par le fauteuil de président intérimaire. Le plus important reste le respect de ‘accord cadre, la ténue de la convention, le rôle au CNRDRE et le statut du capitaine lui-même. Il est patent aujourd’hui de constater que la grosse faiblesse de la recherche de solution à la crise malienne réside dans le fait que nulle part on n’a essayé de fédérer les forces autour d’une table. L’épisode de Ouaga des forces vives maliennes à la table de Blaise, vu le délai de sa convocation et l’absence de discussions préalables, ne pouvait accoucher que d’un échec. On n’en retient rien. Le Mali est en crise et  ceux qui sont chargés de solutionner cette crise ne semblent pas voir loin, ou jouent simplement à l’aveugle. Ne voir que le coup d’état du 22 mars et essayer d’écarter du jeu les jeunes acteurs militaires ne fait que renvoyer le problème et sa solution à plus tard. Les militaires sont une composante de la société malienne fracturée, s’égosiller à leur dire de rentrer dans les casernes sans jamais se demander pourquoi ils en sont sortis ressort de l’étroitesse d’esprit. Principe pour principe, il faut voir les réalités profondes du moment et de la crise malienne. Il faut que CNRDRE, FDR, COPAM et tout l’attelage de la société civile malienne se retrouvent autour d’une table pour parler des problèmes maliens. C’est cela qui est le préalable à tout et malheureusement la CEDEAO, dans son souci de gagner du temps, qu’elle même n’a jamais pour résoudre ses problèmes, ne semble pas aller dans ce sens. Les Maliens peuvent se parler vite et bien. Le Mali est un pays de dialogue et de tolérance et ces deux vertus nous suffisent à transcender toutes les difficultés. La convention est la voie royale pour trouver la solution malienne. Il faut se résoudre à cela et passer à la gouvernance transitoire. A la convention, les Maliens parleront de vive voix, trouveront les codes nécessaires pour poursuivre la transition et surtout fermer la grande fissure du pays. Le problème du Nord se résoudra par les voies et voix que les Maliens décideront et avec leur Armée. Le capitaine Sanogo l’a bien dit dans son invitation à la convention: faites vite la convention, votre armée vous attend pour passer à la vitesse supérieure.

Bouba Touré

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Commentaires (19)

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Ben BOUHAYA Bobbo MBareck
Ben BOUHAYA Bobbo MBareck 14 ans
Monsieur le journaliste avec respect je vous dis que votre article est lamentable dans le fond et dans la forme.Essayer de le critiquer serait lui accorder un credit qu'il ne mérite pas.
waritiki
waritiki 14 ans
sanogo prepare toi bien ont arrive bientôt a bko tu n est pas le seul malien ont ne va pas te laisse denigré notre pays comme sa a bientôt
phare
phare 14 ans
Oh, patisangana! Le « ministre des affaires étrangères du Mali » a parlé! Parole de Djibril Bassolet: « On ne casse pas la baraque en quarante jours » c’est à dire pas avant d’avoir trouvé des compromis avec les rebelles et les intérêts occidentaux qui tiennent ici coûte que coûte à l’émiettement territorial du Mali. Ce ton et cette approche appellent quelques remarques: le Mali est non seulement partitionné, mais il est en plus dirigé de l’extérieur par l’extérieur et pour des intérêts extérieurs. Et c’est affligeant de constater que pendant ce temps la classe politique affairiste, corrompue et oisive malienne s’adonne à son jeu favori de combines, de chasse aux postes juteux, d’alliances et de mésalliances opportunistes et calculées, dans la cacophonie et la confusion la plus totale, à chaque passage et visite des proconsuls françafricains de la CEDEAO. Quel triste spectacle et bien navrant, ce fameux retour à l’ordre constitutionnel voulu par la CEDEAO, et dicté depuis Paris, Bruxelles et Washington, pendant que tranquillement les rebelles tiennent et saccagent le Nord du pays. Ce triste spectacle est insupportable. Rien que des querelle de chiffonniers autour d’une constitution qui ne vaut que ce que l’on en fait; c’est à dire réduite jusqu’ici à servir de paravent à la corruption et à l’accaparement de l’État au profit des segments droitiers de l’élite politique et islamo-intégriste. On est écœuré devant cette scène dramatique d’amputation imposée à toute une nation où personne parmi les acteurs principaux au civil comme au militaire, personne dis-je, ne propose une boussole fiable qui indique le nord en termes de projet de reconquête anti-impérialiste vraie de la souveraineté et de l’unité nationale. Où sont les héritiers de Soundjata Kéita ? De Kankan Moussa et bien d’autres ? C’est franchement à n’y rien comprendre!
Visiblement les USA ont pris la releve en ce qui concerne l’accomplissement du sale boulot, commencé par Sarko, au Mali, le sabotage de toute tentative de régularisation de la crise militaro-politique. Que nous tous, nous comprenions, les fils sont tirés de tres loin, l’enjeu est international. Le piege tendu est difficilement contournable, sans l’APPUI POPULAIRE necessaire. Le DOCTEUR, PHD CHEICK MODIBO DIARRA ET LE VALEUREUX CAPITAINE AMADOU SANOGO DOIVENT COMMENCER, SINON CONTINUER LE TRAVAIL PEDAGOGIQUE QUI EXPLIQUERAIT TOUTES LES FACES DU PROBLEME. IL FAUT EXPLIQUER AUX CITOYENS QUE TOUTE L’AFRIQUE, PARTICULIEREMENT, LE MALI RISQUE DE SUBIR UNE RECOLONISATION PIRE QUE CELLES CONNUES, JUSQU’ICI, DE L’HUMANITÉ. IL EST CLAIR QUE L’EMPIRE ANGLO SAXON Á LA VEILLE DE SON ÉFFONDREMENT INÉLUCTABLE CHERCHE Á S’EMPARER DÉSESPÉRÉMENT DES ÉTATS AFFAIBLIS. NOUS AVONS COMMIS LA GRANDE FAUTE DE NE S’ETRE PAS ALIGNÉ DURANT LES 20 DERNIERES ANNÉES, LORSQUE LA GÉOPOLITQUE STRATÉGIQUE A ÉTÉ REDESSINÉE: ÉLARGISSEMENT INCONTROLLÉE ET NON FONDÉE DE L’OTAN; OCCUPATION, SINON ANNEXION ÉCONOMIQUE BIEN VOILÉE DES PETITS PAYS D’EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE, AVEC COMME CONSÉQUENCE LES GUERRES DE SERBIE, BOSNIE, MONTENEGRO, GÉORGIE,.. LES GUERRES AUX MOTIFS INAVOUÉS:IRAK,AFGANISTAN,LIBYE, SYRIE, ET BIENTOT L’IRAN. C’EST VERTIGINEUX DE VOIR DES PLANS MILITARO-ECONOMIQUES, DÉVOILÉS ET DÉNONCÉS IL Y A 20 ANS, S’APPLIQUER AUX PLUS PAUVRES DE LA PLANETE. COMME LE MALI N’A PAS EU LE CULOT DE SE DÉBARASSER DE SES FOSSOYEURS OCCIDENTAUX, IL DOIT MAINTENANT FAIRE LE DOUBLE BOULOT DE S’AUTODÉTERMINER ET DE S’ARRANGER LE PLUS VITE POSSIBLE. CELA DEMANDERA DES SACRIFICES DE TOUTES COULEURS: ÉCONOMIQUE, HUMAIN,.. C’EST FAISABLE, CAR LES PAYS ÉMERGENTS L’ONT FAIT, LES PEUPLES D’AMÉRIQUE LATINE Y SONT ARRIVÉS AVEC LE TEMPS ET SAVOURENT AUJOUD’HUI LEURS INDÉPENDANCES SUIVIES D’ÉPANOUISSEMENT ECONOMIQUE ET CULTURELLE. L’INDÉPENDANCE , C’EST QUELQUE CHOSE QU’ON NE RECOIT PAS, CA S’ARRACHE! FAISONS TOUT POUR TROUVER UNE SOLUTION NATIONALE, REJETTONS TOUTE SOLUTION IMPOSÉE DE L’EXTÉRIEUR, EXPLIQUONS TOUT ET TOUT Á TOUS DANS TOUTES LES LANGUES NATIONALES, MEME AUX ENFANTS ! NOUS AVONS DES ENNEMIS BANDITS ARMÉS AU NORD ET LEURS AMIS SONT DANS CHANCELERIES DE CEUX QUI PRÉTENDENT NOUS AIDER AVEC DES SOLUTIONS MALINTENTIONNÉES. VIVE LE MALI!
hamady
hamady 14 ans
) convie les fils et filles du Mali, rassemblés dans tous les courants sociopolitiques de notre je vous aime beaucoup sanogo
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