L’ADPS hier face à la presse à propos de la crise: Une table ronde ce samedi pour rassembler les Maliens

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Les membres de l’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS), Edmond Dembélé et Cheick Oumar Koné étaient hier jeudi, au siège du CNAS-Faso Hèrè pour informer l’opinion publique sur la table ronde globale sur la crise du Nord,  qu’elle entend organiser le samedi 1er décembre à l’hôtel de l’Amitié. Cette rencontre, au cours de laquelle 200 participants sont attendus, soit 12 délégués par regroupement politique et 3 par organisation faîtière. Ils seront appelés à signer un «manifeste pour la nation», dont les recommandations seront adressées aux autorités de la transition et à la communauté internationale. Les participants vont se pencher sur 4 engagements : le rejet de la plate-forme politique du MNLA, le rejet de toute proposition de négociation avec des mouvements racistes (MNLA et Ançar dine), le rejet de la proposition d’organiser des élections avant la libération des territoires occupés et le rejet du médiateur de la CEDEAO pour sa partialité.

Il faut signaler que la table ronde démontrera la capacité et la volonté des regroupements politiques et de la société civile de parler d’une même voix, en dépassant les positionnements partisans et en privilégiant la sauvegarde de l’intérêt supérieur du peuple, de la Nation et de la République (restauration de l’intégrité territoriale, préservation de l’Etat laïc et républicain, renforcement de l’ordre politique et constitutionnel symbolisé par la Constitution de janvier 1992) en vue d’aboutir, le plus tôt possible, à la libération totale des régions occupées et à l’organisation d’élections démocratiques, libres, transparentes et crédibles sur toute l’étendue du territoire.

A l’instar des pères fondateurs de la Nation, qui ont, le 22 septembre 1960, su galvaniser le peuple malien dans un élan unitaire historique, la classe politique et les organisations faîtières de la société civile ont, estime l’ADPS, «la lourde responsabilité de libérer totalement le Nord et remettre le Mali sur une orbite de démocratie réelle et de progrès pour tous». Le Manifeste pour la Nation permettra aux Maliens et aux Maliennes de prendre en main leur destin, de reprendre l’initiative politique et diplomatique et d’assurer une véritable appropriation nationale et démocratique du processus de sortie de crise dans l’intérêt supérieur du Mali.Les thématiques de cette table ronde  porteront principalement sur  la plate-forme politique du MNLA, le calendrier des élections, la médiation du Burkina-Faso, les négociations avec le MNLA et Ançardine.                                         

        Falé COULIBALY

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2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    J’ai lu le souhait de l’ADPS (Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise) de trouver les conditions idoines pour créer l’unité, de pensée et d’action, la plus large possible pour sortir de la crise au Mali.

    Je partage les deux premiers points (rejet de la plateforme d’autodétermination ou de fédéralisme du MNLA et refus des élections avant la libération totale du Nord Mali).

    Concernant les deux autres points (refuser toute négociation et dialogue, avec le MNLA et Ansar Dine, et récuser le médiateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré), il y a plus d’avantages à les accepter (en continuant le dialogue et la négociation avec le MNLA et Ansar Dine avec la médiation de Blaise Compaoré) qu’à les refuser comme le propose l’ADPS.

    La priorité, comme vous le savez tous, est la libération totale du territoire Malien : la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité.

    Mais, de quelle façon ? EN METTANT EN ŒUVRE QUELLE (S) SOLUTION (S) ?

    INCONVÉNIENTS DE NE PAS RECOURIR AUX NÉGOCIATIONS ET DE CHANGER DE MÉDIATEUR

    Si un autre médiateur remplace Blaise Compaoré, un temps énorme s’écoulera avant d’avoir les premiers résultats. En plus, ce changement divisera les Maliens car certains ne voudront pas qu’il ait lieu, ce qui va encore empirer la crise.

    Faire la guerre contre les groupes, MNLA et Ansar Dine, et ensuite négocier (PARCE QU’IL FAUT DE TOUTE FAçON UN JOUR NÉGOCIER) contribuera à la spirale de violence et d’insécurité et risque d’empêcher la réconciliation nationale et la restauration de l’unité.

    Ce qui rendra difficile la coexistence pacifique entre les différentes communautés, même si elles ont l’habitude de vivre ensemble.

    AVANTAGES DE LA NÉGOCIATION PAR L’INTERMÉDIAIRE DU MÉDIATEUR ACTUEL DE LA CEDEAO

    L’acuité de la crise au Mali et les souffrances qu’elle induit sur les populations exigent d’aller vite pour abréger ces souffrances.

    Comme le médiateur de la CEDEAO pour la crise Malienne, Blaise Compaoré, connait déjà le dossier et venant juste de convoquer une réunion entre le Mali et les groupes armés, MNLA et Ansar Dine, pour les préliminaires de la négociation, s’il continue la médiation, il obtiendra les premiers résultats rapidement.

    Si la médiation se fait de façon partiale, les Maliens auront le temps de le dénoncer dès les premières rencontres entre les parties prenantes pour la négociation.

    Pour le moment, le MNLA et Ansar Dine ont fait savoir qu’ils veulent négocier : Attendons de voir ce qui va se passer.

    Le Mali, à travers sa commission aux négociations, qui est à créer, doit se préparer pour les négociations en apprêtant son socle unificateur (principes et conditions à satisfaire pour négocier).

    Avant d’envisager la guerre, aux conséquences imprévisibles sur le Mali, sur la sous-région et sur le monde, les Maliens ont intérêt à se concerter et à négocier pour une sortie durable de la crise et pour trouver le juste équilibre qui leur permettra de vivre ensemble en garantissant une quiétude, une paix, une sécurité et une unité durables.

    Quoi qu’il en soit la guerre contre le terrorisme se produira un jour et vaut mieux être un front uni.

    Les Maliens doivent à travers, les concertations et les négociations, s’entendre pour restaurer l’intégrité du Mali.

    Accepter la tenue de ces négociations peut sauver des vies. Elles doivent, donc, être le passage obligé avant de faire la guerre.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: [email protected]

    • Bonjour,
      Je m’excuse, par rapport aux élections, l’ADPS demandait le contraire, à savoir organiser les élections avant la libération totale du Nord Mali, or moi, je souhaite, comme je l’ai indiqué, que les élections soient organisées après la libération totale du Nord Mali.

      JE ME SUIS TROMPÉ DE BLOCS (BLOC DE POINTS SUR LESQUELS J’ÉTAIS D’ACCORD ET BLOC DE POINS SUR LESQUELS JE N’ÉTAIS PAS D’ACCORD).

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      Expert TIC ET Gouvernance

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