Les concertations nationales reportées : Oumar Kanouté mis dans ses petits souliers

3

Prévues les 26, 27 et 28 novembre, les concertations nationales ont été reportées aux 10 et 11 décembre prochains. Ce nième report a été décidé jeudi dernier dans la soirée par le président de la République par intérim qui a ainsi mis dans ses petits souliers le président de la commission nationale d’organisation et directeur de cabinet du Premier ministre, Pr. Oumar Kanouté, qui a longtemps prétendu que les assises auront lieu avec ou sans le FDR. Sous d’autres cieux, il aurait démissionné.

 

Pr Oumar Kanouté, Directeur de cabinet du PM

Le président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, a décidé de reporter les concertations nationales prévues les 26, 27 et 28 novembre aux 10 et 11 décembre prochains. Cette décision unanimement saluée, sonne comme un cinglant désaveu pour le Premier ministre et ses partisans, notamment le Pr. Oumar Kanouté, président de la Commission nationale d’organisation et directeur de cabinet du chef du gouvernement de transition.

Le pauvre a prétendu que les assisses auront lieu en début de semaine avec ou sans le FDR le front anti-putsch, qui avait décidé de ne pas prendre part à cette rencontre ainsi que l’ADPS, un autre regroupement politique se réclamant du centre avait aussi annoncé sa non participation aux assises.

A en croire nos confrères de L’Indépendant, la déception et la colère étaient grandes au sein de la fameuse commission composée uniquement de gens acquis à la cause de la primature. Le Pr. Oumar Kanouté et autres accusent qu’”à travers sa décision, le président intérimaire fait un parti pris en faveur de ses amis politiques, alors que la Commission avait engagé des dépenses”. Une opinion minoritaire d’autant que d’autres organisations plus ou moins neutres comme la Convergence nationale pour sauver le Mali (CSM) dirigée par Me Tall qui a demandé aussi un report de ces assises pour permettre à tout le monde d’y prendre part.

A l’instar de Chérif Ousmane Madani Haïdara, principal médiateur entre les parties prenantes pour trouver un consensus en vue de la participation de tous les acteurs aux concertations nationales, qui pense que c’est la seule condition “le Mali en sort grandi”. D’ailleurs, pour repartir d’un bon pied et aboutir à l’indispensable consensus, certains conseillent de composer de manière paritaire la commission d’organisation avec un président non partisan.

Abdoulaye Diakité

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE MALIENNE EN GARANTISSANT, ENTRE AUTRES, LA NON IMPUNITÉ ET LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ.

    DEVANT CONTRIBUER A LA COHÉSION NATIONALE, LES CONCERTATIONS NATIONALES ET LES NÉGOCIATIONS DOIVENT DÉMARRER AU PLUS TÔT.

    ELLES AIDERONT A PRÉPARER, EN LIAISON AVEC LA CEDEAO, UNE GUERRE EFFICACE CONTRE LE TERRORISME AU MALI.

    Bonjour,
    Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique, …) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d’un commun accord lors de ces dernières.

    Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu’on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes et que les parties prenantes ont du mal à s’entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali.

    Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l’exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu’on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l’engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d’une solution pour le bien-être collectif.

    Ce sont certains des aspects bloquants qu’il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l’ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d’organes de transition additionnels, la restauration de l’intégrité territoriale, les élections, ce qu’il faut faire juste après les élections et ce qu’il faut laisser à beaucoup plus tard).

    Sans ce travail préalable à tout, on risque d’avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu’il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation.

    Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections transparentes et justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition.

    L’aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite.

    Les concertations nationales et les négociations aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité.

    Elles ne sont pas en contradiction avec la libération du Nord, elles la préparent efficacement.

    L’engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail : [email protected]

  2. Le concert national ou concert géant est en réalité le bal des opportunistes qui tentent par tous les moyens de substituer une mascarade de concertation à la constitution du Mali du 25/02/1992.

    Après le coup d’état du 22 mars 2012, l’accord cadre anticonstitutionnel du 6 avril 2012 cette concertation de Kati et copain qu’on veut faire croire que c’est “Nationale” alors qu’elle n’est même pas locale est une troisième violation flagrante de la constitution du 25/02/1992 que tous les maliens démocrates doivent combattre par tous les moyens et avec la dernière énergie puisqu’elle n’a d’autre objectif que de légitimer le pouvoir illégal des spadassins de Kati et de leurs cohortes du Copam, de leurs apôtres du Mp22 et de leurs hordes du Yerewoloton.

    Ces hommes lige de l’anarchie bon marché et des règlements de comptes sauvages dont les éléments encagoulés sèment déjà la terreur partout à Bamako, après avoir battu à mort le président Dioncounda jusque dans son bureau, escaladant nos bâtiments officiels à Koulouba comme des fourmis magnans, cherchent seulement un brin de légitimité pour leur permettre de sevrer encore plus nos compatriotes du sud car ils ont juré de ne plus aller au nord malgré leur serment militaire.

    Donc peuples du Mali, je vous exhorte à plus de vigilance sinon vous allez dire adieux à la liberté et à la justice pour au moins 20 ans encore si jamais vous leur laisser vous imposer une mascarade de concertation.

    À bon entendeur salut!

  3. Le concert national ou concert géant est en réalité le bal des opportunistes qui tentent par tous les moyens de substituer une mascarade de concertation à la constitution du Mali du 25/02/1992.

    Après le coup d’état du 22 mars 2012, l’accord cadre anticonstitutionnel du 6 avril 2012 cette concertation de Kati et copain qu’on veut faire croire que c’est “Nationale” alors qu’elle n’est même pas locale est une troisième violation flagrante de la constitution du 25/02/1992 que tous les maliens démocrates doivent combattre par tous les moyens et avec la dernière énergie puisqu’elle n’a d’autre objectif que de légitimer le pouvoir illégal des spadassins de Kati et de leurs cohortes du Copam, du Mp22 et de Yerewoloton.

    Donc peuples du Mali, je vous exhorte à plus de vigilance sinon vous allez dire adieux à la liberté et à la justice pour au moins 20 ans encore si jamais vous leur laisser vous imposer une mascarade de concertation.

    À bon entendeur salut!

Comments are closed.