L’Etat-HCI : Qui détient le pouvoir ?

09 Oct 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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Deux positions divergent quant à la résolution de la crise. Si l’Etat prône la guerre, le Haut Conseil Islamique s’agrippe à la négociation. Un mouvement religieux qui pèse lourd dans un Etat laïc. [caption id="attachment_86426" align="alignleft" width="365"] Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali.[/caption] La crise actuelle que vit le Mali l’a transformée en une nation de bazar. Un trouble par le biais duquel les rôles des composantes de la nation ont été mélangés.  Par la faiblesse des institutions de la République, le politique, le syndicat, les associations, les religieux ont oublié leur zone d’intervention. Chacun veut  peser lourd dans la gestion des affaires de l’Etat. A la recherche de la résolution  de cette crise, le premier ministre Cheick Modibo Diarra, avec la bénédiction du président Dioncounda Traoré, a pris son bâton de pèlerin au nom du Mali, pour la recherche de l’aide étrangère. De la CEDEAO, l’Union Africaine à l’Organisation des Nations Unies en passant par la France, Cheick Modibo Diarra a sollicité l’intervention des troupes étrangères sur le sol malien en vue de recouvrer l’intégrité territoriale du pays. Cette nouvelle position de dernière minute, résulte de la limite de la négociation qui était la solution proposée par les organes de transition. Dioncounda Traoré l’avait toujours prôné depuis son retour de Paris. Lors de sa première adresse à la nation, il l’a dit. Lors de son discours à l’occasion de la célébration du 52e anniversaire du Mali, il l’a répété. Les trois positions alternatives du Mali, c’est la négociation avec les occupants des 13 cercles qui composent les 2/3 du Mali. Et la guerre n’est envisageable qu’au cas où la négociation et le dialogue n’aboutissent pour la  résolution de la crise. Pourquoi a-t-il quelques semaines plus tard renoncé à la négociation au profit de la guerre ? Diverses thèses ont été avancées : La peur de la Cédéao, les risques d’un embargo etc. Mais cela s’est avéré nécessaire, vu la situation délétère que nous vivons aujourd’hui. Ça ne va pas réellement dans les territoires occupés mais aussi au sud, à cause du retrait des ONG, projets et la suspension des aides des partenaires techniques et financiers. Dans les 13 cercles occupés, de nombreux déplacements de populations sont enregistrés. Ceux qui sont restés sur place sont sous le poids des terreurs inhumaines. Cette position de l’Etat n’est pas restée sans soutiens, parmi lesquels celui de la Coalition pour le Mali. Elle s’est penchée pendant deux jours, le 3 et 4 octobre, sur la résolution de la crise à l’Hôtel de l’Amitié. Les témoignages des ressortissants du nord prônent majoritairement pour une intervention militaire. Ne connaissent-ils  pas mieux la situation que ceux qui se sont approprié la scène depuis le 22 mars? L’adversaire de l’intervention militaire persiste. Le Haut Conseil Islamique, de par sa position, s’oppose à toute intervention militaire des troupes étrangères sur le sol malien. Au moment même où le premier ministre Cheick Modibo Diarra était devant l’assemblée générale de l’ONU à New York, le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko et sa suite étaient en conclave pour dégager leurs appréciations quant aux modalités de l’application de la Charia au Mali. A leur sortie, la négociation était toujours leur alternative pour la résolution de la crise. Dicko a promis d’aller une fois de plus (n’ayant pas pu le rencontrer à la 1ère tentative) à la rencontre du chef d’An Sardine, IYAD Ag Ghali, dans l’unique but de le convaincre par le dialogue. Or, ce qu’il oublie,  c’est qu’An Sardine n’est pas le seul maître des territoires occupés. Le MUJAO quant à lui reste toujours agripper à l’application de la Charia sur l’ensemble du territoire. Va-t-il  aussi aller convaincre ce mouvement ? Qui vient d’appliquer un des pires actes de cruauté, la semaine passée, en exécutant publiquement un citoyen à Gao et d’autres qui ont subi encore des coups de fouet, cette fois  à Douentza. L’impossibilité de recouvrer l’intégrité du territoire malien par le dialogue est notoire. Mais le Haut Conseil Islamique insiste. Pour quelle raison ?  Par les privilèges que l’Etat et les rebelles lui accordent ? Ce mouvement religieux semble être l’adversaire de l’Etat dans cet imbroglio. Dans un pays laïc et démocratique, la dernière décision revient à l’Etat et doit s’imposer à tous.  Chacun doit s’investir pour le Mali et rien que pour le Mali, en laissant de côté les petits intérêts égoïstes. Mais les institutions de l’Etat sont toujours contestées. Et elles sont prêtes à renoncer à tout bout de champ quand une petite menace plane contre elles. Pour preuve, l’affaire du code de la famille et des personnes en dit long. Boubacar Yalkoué

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Commentaires (24)

User
samba sow
samba sow 14 ans
Monsieur ami, ATT est venu au pouvoir par erreur, il n'a ni le pouvoir, le savoir, l'honnêteté de diriger un pays. C'est lui qui nous a mis dans cette situation difficile. Il doit des comptes au peuple malien. Il n'est qu'un exédé sexuel. En mesurant les conséquences de la gestion très honteuse d'ATT, le Haut Conseil Islamique a pris le toureau par les cornes pour au moins essayer de sauver ce qui est encore à sauver. En dix, le mali a tout perdu: la dignité, l'honneur, le respect : conséquence; une jeunesse laissée à elle-même avec conséquences la promotion des danses vulgaires, la drogue, la multiplication des bars, bref, la légalisation de la débauche. ATT a tué les maliens, Dicko essaye de sauver ce qui peut être sauvé.
saidi
saidi 14 ans
Je demande au vieux Dicko de reconnaitre son enfant a Quinzanbougou dabord. Il pense qu Allah ne le voit pas la nuit il circule en V8 et le jour dans une vielle mercedes
moggg
moggg 14 ans
Bien vrais que dicko est complice, sinon pour quoi s'interposer pour une intervention militaire alors que des milliers des personnes souffrent
chon
chon 14 ans
En tant que journaliste vous devez incarner les principes meme de la democratie qui englobent aussi bien la liberte d'expression qui ne peut etre votre apanage, la liberte de conviction que le droit a l'opposition. Le droit qui vous permet de vous opposer a Mr Dicko par rapport a ses prise de position est le meme qui lui permet de s'opposer a l'Etat dans ses actions. Si tout le monde, par laxisme et naivete a laise le Regime ATT nous conduire la ou nous sommes aujourd'hui c'etait bien dans le contexte de la ''Democratie sans opposition'', la democratie a la malienne, un modele unique. Vous n'avez pas pu tirer les lecons de ce modele. Etre oppose a une decision de l'Etat suppose que nous sommes ''adversaire''? Etre religieux implique forcement renoncer a ses droits fondamentaux que la democratie te confere? Vous etes contradictoire dans votre artcle. Vous utilise a tor ce concepte de laicite dans un pays a 95% theoriquement musulman et 45% pratiquement. Revisez vos lecons de democratie monsieur le journaliste. Par ailleurs, vous oubliez de signaler que la position de Mr Dicko est partagee par beaucoup d'autres maliens libres ou regroupes dans des partis politiques. Est ce a dire qu'ils rivalisent avec l'Etat dans la detention du pouvoir? Monsieur les journaliste arretez vos intoxications et vos maneuvres destinees a dresser des maliens contre d'autres au moment ou nous avons besoin de nous unir et de nous lever comme un seul homme pour regler notre probleme commun. Le role des religieux et particulierement du HCI est plus important pour le Mali que vos articles dans la mesure ou il ne se limite pas a parler ou a ecrire. En effet, le HCI a ete l'une des premiere organisation a drainer une aides massive en vivres et medicament vers nos freres en detresse. C'est encore le HCI qui a fait libere plus d'une centaine de nos militaires fait prisoniers depuis les 1eres heure du conflits. Tous les maliens dignes de ce nom ont apprecier ces efforts du HCI. Aux heures chaudes, nous sommes devant et sollicites par tous pour nos prieres apres ons nous dis taisez vous et ecartez vous car vous etes des religieux. Ne soyer pas ingrat et imprudent pour demander a 45% de la population de s'eloigner de la politique et des affaires de la nation au nom de la laicite surtout a un moment ou l'Etat et les politiques ont faillit pendant 10 ans. Pour preuve vos citer vous meme ''la faiblesse des institutions de la République''. Si la guere est une option, l'interventions des troupes etrangeres n'en est pas une car vous le dites vous meme ''Dioncounda a dit et repeter vouloir privilegier le dialogue, pour quoi quelques semaines plus tard il change de position? ...soit par peur de la CEDEAO ou de son embargo'' Ou est donc le choix de l'Etat malien? Le Mali a demande l'intervention etrangere par contrainte, ni les molitaire, ni le gouvernement ne l'ont voulu car nous n'avons pas d'armes et des armes sont bloquees par la CEDEAO. Mr Dicko ne saurait etre un boc emissaire dans cette affaire pour avoir dit haut et fort ce que des mallions de maliens pensent tout bas. N'oubliez pas aussi de dire que Mr Dicko a ete mandate par le gouvernement pour discuter avec Mr Ag Ghaly. Mr Yalkoue, vous ne saurez discredite le HCI et Dicko qui constituent aujourdh'hui un poids lourd dans la societe malienne. Souvenez vous du dernier meeting organise et qui a mobilise plus 50 000 ames au stade du 26 mars. Il faut etre realiste et compter avec une telle force au lieu de la marginaliser.
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