Mali: les jours du Premier ministre de transition, contesté, semblent comptés

25 Juil 2012 - 12:25
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_82356" align="alignleft" width="350"] Le Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, le 17 juillet 2012 à Ouagadougou
© AFP[/caption] BAMAKO — Les jours du Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, semblaient comptés mercredi au lendemain de l'appel à sa démission lancé par les grands partis politiques qui l'accusent "d'incompétence" et d'amateurisme" face à l'occupation du Nord par les islamistes. Dans un communiqué très virulent publié mardi, trois mois jour pour jour après son entrée en fonction, le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR) qui s'était opposé au coup d'Etat du 22 mars, reproche tout spécialement à M. Diarra de n'avoir "aucune stratégie" pour libérer le Nord. Le FDR regroupe 140 partis politiques, syndicats et organisations de la société civile: parmi eux figure l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) du président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, en convalescence à Paris depuis deux mois après une violente agression dans son bureau à Bamako par une foule opposée à son maintien au pouvoir. Une telle hostilité de la part du FDR rend presque impossible la mise en place d'un gouvernement d'union nationale qu'a promis de former Cheick Modibo Diarra, sous la pression des voisins ouest-africains du Mali excédés par l'impuissance de l'actuel gouvernement à agir, aussi bien dans le Nord, qu'à l'encontre des nombreuses exactions commises à Bamako. Ils lui ont donné jusqu'au mardi 31 juillet pour former ce gouvernement d'union nationale qui ait, en particulier, la légitimité de demander une intervention militaire pour combattre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et ses alliés dans le Nord, ce que n'a jamais fait M. Diarra. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est disposée à envoyer une force de quelque 3.000 hommes avec le soutien technique et logistique de pays comme la France, ancienne puissance coloniale dans la région. Les chefs d'état-major de la Cédéao doivent se réunir "d'urgence" mercredi à Abidjan pour étudier le rapport d'une mission d'experts militaires de la région qui s'est récemment rendue au Mali. "Effectivement, le navire tangue", note un diplomate africain en poste à Bamako. "Nous sommes un certain nombre de pays dans la sous-région (ouest-africaine) à observer que l'actuel gouvernement de transition peine à résoudre les problèmes urgents", dit-il. "Il doit partir" Aly Diakité, de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM, principale centrale syndicale membre du FDR), estime qu'en vue de la formation d'un gouvernement d'union, M. Diarra "demande déjà aux partis politiques des noms de ministrables. On nous dit qu'il offre dix postes à la classe politique. Il n'a aucune légitimité pour ça et il doit partir". Un retour rapide à Bamako de Dioncounda Traoré, qui avait nommé Cheick Modibo Diarra, apparaît comme le seul moyen de dénouer la crise rapidement. Une délégation malienne composée de militaires et de civils se trouvait à Paris pour discuter d'un tel retour, a appris l'AFP de sources concordantes. Après l'agression qu'il a subie le 21 mai à Bamako, au cours de laquelle il a été frappé par des dizaines de jeunes surexcités, M. Traoré ne peut rentrer que dans des conditions de sécurité que ne semble pas en mesure de lui offrir une armée malienne en pleine déconfiture. Les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d'Etat qui avait renversé le président Amadou Toumo Touré le 22 mars - précipitant la chute du nord du pays aux mains des islamistes - continuent à agir à Bamako en toute impunité, bien qu'ils aient accepté de rendre le pouvoir le 6 avril. Ils sont accusés d'y avoir commis de nombreuses exactions contre des hommes politiques, hommes d'affaires et journalistes supposés proches du président renversé, sans qu'aucune enquête n'ait à ce jour abouti. Au moins 20 soldats présumés proches du dirigeant renversé sont portés disparus depuis fin avril, selon Human Rights Watch qui accuse "des soldats fidèles" au capitaine Sanogo d'en être responsables et qui craint qu'ils ne soient morts.   AFP /13:56 - 25/07/12

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Commentaires (112)

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DOUM
DOUM 14 ans
Maru , you are the man of flexibility and that it .
le Peulh
le Peulh 14 ans
les mechants! allez vous faire voir.
isaack
isaack 14 ans
CE SYNDICAT DES CHEFS D'ETAT QUI NE BRILLE QUE PAR SON INCOMPETENCE AVEC A SA TETE UN ASSASSIN COMME BLAISE ET UN REBELLE COMME ALASSANE VEULENT BIEN IMPORTER LA GUERRE CIVILE AU MALI.CMD N'EST PAS LE BON DIEU POUR AVEC UN COUP DE BAGUETTE MAGIQUE VENIR BALAYER AVEC LE REVERS DE LA MAIN 21 ANS DE DESORDRE DE TOUT GENRE OCCASIONNES PAR LES DIFFERENTS REGIME QUI SE SONT SUCCEDES.QU'ONT ILS FAIT PENDANT TOUTES ANNEES AU POUVOIR POUR LES MALIENS SI N'EST QUE DU MENSONGE CE SONT SES MEMES QUI PRETENDENT REVENIR ENCORE AUX AFFAIRES AVEC LA BENEDICTION DU FOURBE DIONCOUNDA QUI N'A JAMAIS AIME SON PAYS ET N'EST PAS NON PLUS AIME MEME DANS SON PROPRE VILLAGE.DIEU LE TOUT PUISSANT LE MISERICORDIEU AIDERA LE MALI INH ALLAH.ATTENDONS VOIR. QUE DIEU BENISSE LE MALI
Edouardo
Edouardo 14 ans
La CEDEAO veut en collaboration avec FDR préparer une guerre civile au Mali...Tenez bon !Qui a nommé CMD?Pourquoi 3 mois seulement doit il partir ?et les 10 ans de ATT?
FDR
FDR 14 ans
Moi je veux etre ministre aussi parce que je suis malien et par n'importe qui.je souhaite etre ministre d'économie et des finances ou du budget .MERCI
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