Mali : quand Soumaïla Cissé et IBK rencontrent le capitaine Sanogo
26 Mar 2012 - 16:52
26 Mar 2012 - 17:07
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[caption id="attachment_56816" align="alignleft" width="350" caption="Soumaila CISSE et Ibrahim Boubacar KEITA : deux personnalités politiques maliennes ont rencontré le leader de la junte à Kati. © AFP/Montage J.A. "]
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Les deux leaders politiques maliens Ibrahim Boubacar Keïta (RPM) et Soumaïla Cissé (URD) ont rencontré séparément Amadou Haya Sanogo, le leader de la junte qui a renversé le président Amadou Toumani Touré. Voici ce qu'ils assurent avoir dit au capitaine putschiste.
Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la république et la démocratie (URD)
« J’étais à Kati ce lundi matin pour répondre à une convocation du capitaine Sanogo. Je lui ai dit clairement ceci : nous sommes contre le coup d’État. Il y a des problèmes urgents dans ce pays. Les militaires ont la responsabilité de la sécurité intérieure - et fort à faire avec toute la casse à Bamako - et il y a aussi la sécurité au Nord qui relève de leur compétence. Nous exigeons le respect de la Constitution. Nous demandons l’ouverture des frontières et la libération des camarades emprisonnés arbitrairement (ministres et membres du gouvernement, leaders politiques).
Nous sommes dans un pays démocratique, et dans un pays démocratique, il y a des voies et des moyens d'accéder au pouvoir. Le monde a changé et il ne peut plus accepter de tels actes. S’ils [les putschistes, NDLR] aiment le Mali, nous aussi nous l'aimons. Ils disent leur vérité, nous aussi nous disons la nôtre car nous sommes tous maliens.
Et la vérité, c’est qu’aujourd’hui si nous coupons les ponts avec la communauté internationale, demain il n’y aura plus à manger à Bamako, et il n’y aura plus de carburant non plus. La sécheresse au Sahel va s’aggraver et c’est la population malienne qui va en souffrir. Ce qui est sage, aujourd'hui, c’est de faire marche arrière et de sortir le plus rapidement possible de cette situation ».
Propos recueillis par Baba Ahmed à Bamako
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Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali (RPM)
Ce texte est extrait d’un communiqué de l’ancien Premier ministre après sa rencontre, dimanche, avec le leader de la junte Amadou Haya Sanogo :
« Premier leader politique à condamner publiquement le coup d’État dès le 23 mars, IBK a rappelé, lors de l’entretien qui a duré 45 minutes, les principes démocratiques auquel le peuple malien est attaché. Il a surtout insisté sur la nécessité d’un retour rapide à la légalité constitutionnelle, en concertation avec les principaux acteurs civils et politiques, et demandé une nouvelle fois la libération de toutes les personnalités détenues. » Selon IBK, « la prise du pouvoir par l’armée ne se justifie pas, car seules des élections libres et transparentes peuvent garantir le changement. Il a au passage rappelé l’une de ses propositions phares : une nouvelle loi de programmation militaire visant à former, équiper et adapter l’armée malienne aux nouveaux défis sécuritaires. »
26/03/2012 à 17h:07 Par Jeune Afrique
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Les deux leaders politiques maliens Ibrahim Boubacar Keïta (RPM) et Soumaïla Cissé (URD) ont rencontré séparément Amadou Haya Sanogo, le leader de la junte qui a renversé le président Amadou Toumani Touré. Voici ce qu'ils assurent avoir dit au capitaine putschiste.
Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la république et la démocratie (URD)
« J’étais à Kati ce lundi matin pour répondre à une convocation du capitaine Sanogo. Je lui ai dit clairement ceci : nous sommes contre le coup d’État. Il y a des problèmes urgents dans ce pays. Les militaires ont la responsabilité de la sécurité intérieure - et fort à faire avec toute la casse à Bamako - et il y a aussi la sécurité au Nord qui relève de leur compétence. Nous exigeons le respect de la Constitution. Nous demandons l’ouverture des frontières et la libération des camarades emprisonnés arbitrairement (ministres et membres du gouvernement, leaders politiques).
Nous sommes dans un pays démocratique, et dans un pays démocratique, il y a des voies et des moyens d'accéder au pouvoir. Le monde a changé et il ne peut plus accepter de tels actes. S’ils [les putschistes, NDLR] aiment le Mali, nous aussi nous l'aimons. Ils disent leur vérité, nous aussi nous disons la nôtre car nous sommes tous maliens.
Et la vérité, c’est qu’aujourd’hui si nous coupons les ponts avec la communauté internationale, demain il n’y aura plus à manger à Bamako, et il n’y aura plus de carburant non plus. La sécheresse au Sahel va s’aggraver et c’est la population malienne qui va en souffrir. Ce qui est sage, aujourd'hui, c’est de faire marche arrière et de sortir le plus rapidement possible de cette situation ».
Propos recueillis par Baba Ahmed à Bamako
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Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali (RPM)
Ce texte est extrait d’un communiqué de l’ancien Premier ministre après sa rencontre, dimanche, avec le leader de la junte Amadou Haya Sanogo :
« Premier leader politique à condamner publiquement le coup d’État dès le 23 mars, IBK a rappelé, lors de l’entretien qui a duré 45 minutes, les principes démocratiques auquel le peuple malien est attaché. Il a surtout insisté sur la nécessité d’un retour rapide à la légalité constitutionnelle, en concertation avec les principaux acteurs civils et politiques, et demandé une nouvelle fois la libération de toutes les personnalités détenues. » Selon IBK, « la prise du pouvoir par l’armée ne se justifie pas, car seules des élections libres et transparentes peuvent garantir le changement. Il a au passage rappelé l’une de ses propositions phares : une nouvelle loi de programmation militaire visant à former, équiper et adapter l’armée malienne aux nouveaux défis sécuritaires. »
26/03/2012 à 17h:07 Par Jeune Afrique Mots clés:
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luvIBK et Modibo Sidibe ont vole le peuple malien pendant plus de 10 ans. IBK devrait etre en prison en ce moment. Modibo Sidibe a detourne 40Millions sous ATT. Quand a IBK, on a tous vu comment ses enfants gaspillaient l'argent du peuple au Canada. Tous ces leaders qui pouseent pour restorer la contitution sont comronpus et assoife d'argent. Ils n'ont qu'aller combattre les r ebelles dans le nord avant d'etre elu president....hahaha14 ansRépondreLike (0) -
NdyCelui qui parlera de négociation avec les rebelles saura de quel bois je me chauffe. Vous foutez le bordel partout dans Bamako réclamant des armes et munitions pour aller combattre au nord et après avoir berner les gens vous voulez négocier ? Négocier quoi même ? Hé Soldats, montez vite au nord avant que Kidal ne tombe sinon…14 ansRépondreLike (0) -
mamadou1je condamne avec la dernière rigueur ce pusch. Le Mali n'en avait pas besoin.Quelle gachi!!!!.Au lieu de faire un coup d'état, les juntes auraient dû aller au front.J'insiste sur le maintien des élections du 29 avril et que la junte dégage.14 ansRépondreLike (0) -
ForoskiEn tout cas on ne fera pas de cadeaux pour lrs pliticiens qui ont vole l'argent de l'Etat. Que dieu les punisse. Amen! Celui qui n'a pas detourne il n'a pas a s'inquieter.14 ansRépondreLike (0) -
ForoskiOumar Mariko: Premier Ministre! Le coup d'Etat du 22 mars vient d'etaler a grand jour le manque d'Etat que les uns et les autres avaient constate sous le regime incompetent de ATT. Je salue vivement le coup de force meme si je ne comprend pas comment un bataillon venant d'une seule caserne militaire a reussi a renverser tres rapidement le regime corrompu de ATT. Il n'est pas surprenant de voir les principaux partis politiques s'emouvoir de la tournure des evenements sous pretexte que les elections devaient etre maintenues aux dates fixees. Ces dirigeants politiques sont les plus irresponsables, car au lieu de presser ATT d'affronter la crise du nord avec serieux, ils se sont rendus complice de ce dernier en pensant qu'on pouvait organiser des elections paisibles et fiables avec un fichier electoral inexistant, comme pour dire que c'est OK d'organiser des elections mediocres au meme moment ou le Senegal organise des elections transparentes surveillees par des observateurs nationaux. Meme si je reconnais que le Capitaine Sanogo est a l'intersection de Dadis et de Thomas Sankara en terme de Leadership, je suis convaincu qu'il vient de sauver la democratie au Mali, et si on lui donne la chance, il sera le prochain Jerry Rawlings du Mali, en ce sens qu'il va organiser des elections fiables et transparentes et quitter le pouvoir tout en rappelant aux nouveaux elus qu'il veille sur eux. Pour aboutir a ce schema ideal, le Capitaine Sanogo doit choisir le DR Oumar Mariko comme Premier Ministre en lui donnant comme feuille de route l'organisation d'elections transparentes, et la recuperation des territoires perdus au rebelles. Dr Mariko etait le seul a dire que ce serait une fantaisie de penser qu'on pouvait organiser les eletions dans les conditions actuelles au moment ou les grands partis politques battaient campagne avec l'argent vole au fil des annees etant convaincus que c'est le seul moyen d'engranger plus d'argent et d'influence sur le destin du Mali. Parmi les gens qui se disent partisans de la legalite constitutionnelle, personne d'entre eux ne s'est battu pour l'avenement de la democratie plus que Oumar Mariko. Il est le seul a avoir refuser la farce appelee au Mali une gestion consensuelle des affaires. En 10 ans de pouvoir, ATT a mene le pays vers la ruine avec l'assistance des principaux partis politiques, ADEMA, RPM, CNID, URD. Les dirigeants de ces partis politiques ne doivent pas donner de lecon de democratie au Capitaine Sanogo. Un autre fait frappant de ce groupe est l'absence notoire d'officiers superieurs, en particulier les Generaux. La floraison de Generaux sous ATT etait un signal qu'il y'avait de plus en plus un fosse entre les officiers superieurs et les soldats. Il y'a meme des suggestions que des officiers superieurs maliens etaient de connivence avec AQMI au Nord pour faciliter les traffics de toute sorte. Je demande au Capitaine Sanogo de traduire ces officiers devant la cour martiale en les radiant de l'armee pour haute trahison. Il doit recompenser et supporter les Officiers superieurs qui se battent au Nord et sommer tous ceux qui servent dans les ministeres comme inspecteurs de rejoindre leurs corps d'origine. On a pas besoin d'officiers superieurs dans tous les ministeres. Les prochaines semaines s'annoncent incertaines, mais je suis convaincu que ce coup de force est salutaire a plus d'un titre. L'erosion de la confiance des citoyens aux institutions, la corruption rampante, l'illetrisme, l'insecurite etaient des indicateurs que ATT et sa clique ont echoue, il est temps que le tandem Capitaine Sanogo-DR Oumar Mariko prennent la releve pour une duree de 6 a 12 mois.14 ansRépondreLike (0) -
lartistLIBEREZ MODIBO SIDIBE « Déclaration officielle des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora en soutien au Candidat Modibo SIDIBE. Dans le contexte difficile que traverse actuellement notre Patrie, le Mali, Nous, Membres des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora, tenons à exprimer notre attachement indéfectible aux valeurs démocratiques et républicaines, ainsi que notre engagement au service de la Paix et de la Concorde qui, en toute circonstance, doivent prévaloir entre les membres d’une même Nation. Nous, Membres des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora, nous nous sommes rassemblés dans tous les Pays de résidence des Maliennes et des Maliens de l’Extérieur, pour soutenir Modibo SIDIBE, le candidat des FARE. Dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 mars 2012, le Candidat Modibo SIDIBE a été arrêté par des militaires et demeure détenu depuis lors. Aussi, Nous, Membres des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora, demandons : 1) la libération immédiate du Candidat Modibo SIDIBE, 2) à être informés de manière claire sur les circonstances de l’arrestation et les conditions de détention du Candidat Modibo SIDIBE ainsi que sur les faits précis qui lui sont reprochés et les motifs de son arrestation, 3) à ce que l’intégrité physique du candidat Modibo SIDIBE et de sa famille soit respectée, Aussi, Nous, Membres des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora, tenons à souligner : 1) que Modibo SIDIBE est le seul candidat présenté par la presse nationale et internationale comme étant l’un des candidats majeurs dans le cadre des élections présidentielles à venir, à avoir fait l’objet d’une arrestation, 2) que cette arrestation a eu précisément lieu à la veille de la grande Convention Nationale d’investiture du candidat Modibo SIDIBE, qui était prévue pour le 25 mars 2012 et devait rassembler au Stade du 26 Mars plus de 100 000 de nos concitoyennes et concitoyens, Aussi, Nous, Membres des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora, qui sommes présents dans plus de 100 Pays, appelons solennellement les Maliennes et les Maliens de l’Extérieur soutenant le Candidat Modibo SIDIBE : 1) à s’unir par la pensée avec leurs concitoyennes et leurs concitoyens du Mali, pour célébrer avec une ferveur particulière la date du 26 Mars 1991, le Jour des Martyrs qui, il y a 21 ans, donnèrent leur vie pour l’avènement de notre Démocratie et dont nous nous devons de préserver l’Héritage sacré et d’honorer la Mémoire dans la Fraternité et dans la Paix, 2) à diffuser aux organes de presse nationaux et internationaux la présente Déclaration, 3) à se rassembler le 27 Mars 2012 à 9 heures, dans toutes les villes du Monde où ils résident, et notamment devant les Ambassades et les représentations diplomatiques ou consulaires du Mali présentes dans les pays étrangers, pour procéder à la lecture de la présente Déclaration, pour proclamer officiellement leur attachement à la préservation de la paix civile ainsi qu’aux valeurs démocratiques, et pour témoigner leur soutien au Candidat Modibo SIDIBE, 4) à remettre officiellement aux représentations des autorités maliennes de leur lieu de résidence la présente Déclaration pour transmission aux autorités compétentes au Mali, 5) à remettre officiellement cette Déclaration aux autorités de leur Pays de résidence (Présidence, Parlement, Ministères des Affaires étrangères, Maires et responsables politiques de leur ville de résidence, etc.) et aux Organisations Internationales ayant leur siège dans leur Pays de résidence afin : a) d’attirer l’attention de la Communauté internationale et des médias sur la situation du Candidat Modibo SIDIBE pour qu’ils demandent sa libération aux autorités compétentes maliennes, b) de leur demander d’obtenir de la part des autorités compétentes maliennes des explications claires et précises sur les circonstances et les motifs de l’arrestation ainsi que sur les conditions de détention du Candidat Modibo SIDIBE, c) de solliciter leur vigilance quant à la préservation de l’intégrité physique du Candidat Modibo SIDIBE et de sa famille. La Coordination des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) de la Diaspora. »14 ansRépondreLike (0)