Mise au point de l'ADPS : " Notre regroupement est le plus crédible… "

24 Oct 2012 - 00:40
Mis à jour: 14 ans
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Dans une longue mise au point qu'elle nous a fait parvenir, au sujet de notre article  " Sortie de la crise politique et sécuritaire au Mali : l'élan unitaire FDR-ADPS a-t-il du plomb dans l'aile ? ", l'Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS) assure qu'elle n'avait pas donné son accord à la marche FDR-COREN du 11 octobre 2012. Que " les affirmations faites à cette occasion par certains dirigeants du FDR n'engagent qu'eux-mêmes… les prises de position de l'ADPS sont exemptes de tout calcul politicien ou électoraliste… ". [caption id="attachment_101352" align="alignleft" width="250"] Soumana Sacko[/caption] Le regroupement politique que dirige l'ancien Premier ministre Soumana Sako précise : " En l'absence de résultats électoraux, vos affirmations suivant lesquelles l'ADPS ''est loin d'être une foudre de guerre car constituée de partis lilliputiens ou de formations politiques résiduelle'' sont purement gratuites ". Elle est le seul regroupement dont la base politique n'est pas attirée par l'argent ou l'appât de postes dans l'Administration. Il est totalement inexact de dire que le Dr Soumana Sako " était le plus motivé pour l'organisation de la marche…  Il n'y a jamais eu un élan unitaire FDR-ADPS en dépit d'une grande proximité de vues entre ces deux regroupements par rapport à la crise actuelle… Ceux qui connaissent Soumana Sako savent qu'il n'est pas du genre à se laisser ''impressionner'' par quelque mobilisation populaire que ce soit…. Au lieu de défilés de mode ou de concours de beauté dans les rues de Bamako, l'ADPS estime que les forces démocratiques et progressistes doivent plutôt faire preuve de vigilance vis-àvis des forces pro-putsch et des terroristes et autres narcotrafiquants qui ont mis plus des deux-tiers du territoire sous coupe réglée…". Dont acte           La Rédaction     Vers le règlement de la crise : L'Adéma salue la solidarité internationale autour du Mali Le Parti Africain pour la Solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a suivi avec intérêt  la réunion de la communauté internationale (Nations Unies, Union Européenne, l'Union Africaine, la CEDEAO), tenue à Bamako les 18 et 19 octobre 2012, relativement à la crise politique et sécuritaire de notre pays. L'Adéma-PASJ salue l'initiative et se félicite du bon déroulement de cette importante rencontre qui a permis de constater l'engagement et la convergence de vue de la communauté internationale quant à la recherche de solutions à la crise qui secoue notre pays. Le parti de l'abeille se réjouit de la pertinence et de la clairvoyance des conclusions issues de ladite rencontre :  la mise en place rapide d'un environnement favorable à la reconquête militaire du nord du Mali ;  l'appel à la restauration de l'autorité de l'Etat ; l'organisation d'élections transparentes, libres et crédibles. Par ailleurs, l'ADEMA "se félicite de la nomination d'un envoyé spécial du Secrétaire Général pour le Sahel, en la personne de M. Romano Prodi, ancien Premier Ministre italien, et de la très sage décision relative à la reprise de la coopération internationale à l'endroit de notre pays ".Le parti rouge et blanc lance un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation : partis politiques, société civile et confessions religieuses à se retrouver dans une union sacrée, autour des initiatives de la Communauté Internationale, visant à rétablir l'intégrité de notre territoire et la mise en place d'Institutions Démocratiques et stables.    Bruno D SEGBEDJI  

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Commentaires (2)

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Sofakoun
Sofakoun 14 ans
En reponse au Conseiller Virtuel.Dans une situation de crise de cette ampleur,il n'y a rien de certain.Pour le Mali,l'option est soit d'accepter la partition,soit de faire la guerre.Si les Maliens s'unissent,si les partis politiques agissent par consensus et mettent fin a leurs querelles byzantines,futiles et contre-productives,ni Ouattara ni Campaore ne pourront les inquieter.Si ,au moment ou les soldats Maliens et OUEST-AFRICAINS acceptent le sacrifice ultime,les politiciens placent en avant l'interet national,aucun pouvoir exterieur ne viendra s'emparer de nos ressources naturelles.Le Mali a besoin d'un leadership fort et determine.Nous avons des Hommes de caractere,determines,obstines et volontaires.C'est le moment de les mettre a l'oeuvre pour neutraliser ce complot monte de toutes pieces.
CONSEILLER VIRTUEL
CONSEILLER VIRTUEL 14 ans
François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé ayant facilité son pays comme base arrière) avec le MNLA, qui a pignon sur rue à Paris avec un siège qui agit ouvertement sans entrave. D’autres spéculent sur l’implication et accointances du Qatar -voire de quelques services algériens- avec des islamistes. Le « médiateur » Compaoré veut inclure
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