Présidentielle de 2018 au Mali : La France et ses alliés préparent-ils un changement de régime ?

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Rencontre entre les présidents malien et français : UNE VOLONTE D’APPROFONDIR LA COOPERATION CIVILE ET MILITAIRE
François Hollande et IBK

Il y a des signes qui ne trompent pas : affaire Tomi ; les supposés « scandales » liés à l’achat de l’avion présidentiel et de l’équipement militaire ; la sortie médiatique de l’Ambassadeur des USA contre le gouvernement du Mali ; l’ambigüité entretenue autour de Kidal… Quand la France veut changer de régime en Afrique, elle procède d’abord à le décrédibiliser.

« IBK » aurait tort de croire en l’amitié « socialiste ». Les pays, dit-on, en l’occurrence les pays puissants, n’ont pas d’ « amis », mais des intérêts à défendre. Gbagbo en paye le prix fort pour avoir sous-estimé cette vérité crue. Il avait cru en son nationalisme outrancier et provocateur, pour libérer son pays, la Côte d’Ivoire, des liens impérialistes. Au lendemain de sa victoire face au Général Robert Guei, le président Laurent Gbagbo a dû faire face à une véritable campagne de dénigrement visant à décrédibiliser son pouvoir. Le tout alimenté par une presse impérialiste. On l’accuse d’avoir tué des opposants, après la découverte d’un charnier à la lisière de la forêt du banco ; ensuite, on l’accuse dans un rapport de l’ONU, d’employer des enfants dans les plantations de cacao. L’audace qui la pousser à s’attaquer aux intérêts français en Côte d’Ivoire, lui a valu une condamnation avant procès. La suite est connue : Alassane Ouattara et ses « rebelles », ont été positionnés puis pistonnés jusqu’à la victoire finale auréolée de sang. Quand la France veut, aucun sacrifice n’est exagéré.

Ali Bongo, le fils de son père, a une attitude incomparable avec celle de son géniteur. Un  jour, de retour d’une visite officielle au Rwanda, il a osé comparer la langue française avec la langue anglaise avec un brin de sympathie pour la seconde. En plus, le fiston a fermé les vannes du pétrole aux tout-puissants « gaulois ». Un crime de lèse majesté qui lui vaut une campagne de dénigrement : D’abord l’ouverture d’un procès pour biens mal acquis de feu son père, Oumar Bongo, ouvert en France. Dans ce scénario qui frôle l’hypocrisie et l’ingratitude française, le fils s’en sort plutôt bien et finit par céder sa part d’héritage à une fondation. Mais, ses ennuis ne sont pour autant pas terminés. On remet en doute sa filiation. Ali ne serait pas le fils d’Oumar Bongo. Eh oui, celui que la France, à travers son Président Nicolas Sarkozy, à aider à s’installer comme président au Gabon après la mort de Oumar Bongo, ne serait finalement pas le fils de ce dernier et, pire, pas Gabonais donc par conséquence, n’est pas digne du fauteuil présidentiel au Gabon. Une arme bien fournie à l’opposition gabonaise, pour déstabiliser le clan Ali. Comme si cela ne suffit pas, ont sort sous le chapeau, l’affaire Tomi, de l’homme d’affaire corse. Finalement, Ali serait un homme corrompu. Comme Alassane a été positionné en Côte d’Ivoire pour remplacer l’imprévisible Laurent Gbagbo, Jean Ping, reconnu plus Gabonais que son rival, est positionné pour remplacer Ali Bongo. Ironie du sort, c’est Jean Ping qui avait refusé le droit au recomptage des voix à Laurent Gbagbo, qui avait contesté la victoire d’Alassane Ouattara, l’homme de la France et de ses alliés. Le fiston s’en sort plutôt bien. Il a certainement étudié, à fond, le scénario ivoirien qui lui a permis de comprendre et de contrecarrer les plans français.

Revenons au président IBK du Mali, un autre qui doit figurer sur l’agenda français comme « président à changer ». L’homme, le jour de son investiture, ose dire que l’ex Président Moussa Traoré, est un « républicain » bon teint. Oui, le Général président que la France a contribué à renverser, au nom de la démocratie naissante. Un crime de lèse majesté que la France ne peut pardonner. Aussitôt qu’il s’est assis dans son fauteuil de président de la République, qu’IBK doit faire face à une campagne de dénigrement. L’affaire Tomi est mise au devant de la scène et devrait servir à entamer la crédibilité du président « IBK » qui aime tant « vanter » son intégrité morale. Sonné, IBK se reprend vite. Mais doit, de nouveau, affronter d’autres « révélations fracassantes » : l’affaire de l’avion présidentiel et de l’achat d’équipement militaire. Pour l’équipement militaire, le gouvernement malien avait voulu contourné l’embargo imposé au Mali. En réalité, la France qui est derrière toutes ces affaires, jouait à discréditer le pouvoir IBK. Tous les moyens sont bons. Même se servir de l’opposition au Mali. Déstabilisé, malmené, offensé, IBK voit son élan freiné net ce d’autant plus que c’est la France, qui impose le tempo de la résolution de la crise du nord du Mali. Consciente que le maintien du statut quo, contribuera davantage à décrédibiliser le président « IBK » aux yeux des électeurs, la France joue à fond sa carte.

La récente sortie médiatique de l’Ambassadeur américain, n’est pas fortuite et complète en réalité, le scénario que tente d’écrire la France pour le Mali: décrédibiliser davantage IBK avant les prochaines élections présidentielles. A quelles fins utiles ? Installer un plus docile au fauteuil de président de la République.

« IBK » est présenté comme un « dur » difficile à manier. En témoigne sa réponse cinglante à Hervé Ladsou, représentant français à l’ONU qui avait osé traiter tout un peuple de « gueux » au moment de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation. La pression française ne s’est pas fait attendre : regain de tension au nord, au point que le Président IBK a été obligé de mettre de l’eau dans son vin et à présenter Ladsou et leur machin de MINUSMA comme des bienfaiteurs pour le Mali.

Aussi, IBK avait violé les coutumes pour aller se faire soigner en… Turquie au lieu de la France où, généralement les chefs d’Etat africains sont soignés afin de permettre à la puissance coloniale d’avoir un œil sur l’état de santé sur tel ou tel président africain. On connait toute la campagne médiatique autour de cette affaire et qui a valu au peuple malien tout entier de vivre la « mort » de leur président. Désormais, c’est en France que le président IBK  s’en va se faire soigner.

On apprend également que le gouvernement malien cherche à acheter des avions de combat avec la Russie. Humm ! Cette information, si elle était vérifiée, risquerait de ne pas plaire à la puissance coloniale.

Un homme qui pourrait, cependant, perturber les plans français : Gamou. Récemment, une presse impérialiste, bien conditionnée, transcrit une supposée déclaration de l’homme de guerre faisant état de son appartenance au groupe d’auto défense Gatia. Bien que cela ait été démenti par le journal Jeune Afrique, ladite presse française, a continué ses insinuations. Cela n’était pas anodin. C’était à quelques jours de la rencontre de New York et il fallait orienter le rapport de l’ONU sur la situation au Mali. Les Maliens ne devraient pas être surpris, si un jour, des sanctions visaient ce chef de guerre de l’armée malienne dont les victoires sur la CMA, perturbent un peu les plans de la France. L’Ambassadeur américain n’a dit que ce que la France lui a dicté. Amener le gouvernement malien à dire officiellement qu’il ne soutient pas le Gatia afin de faciliter la prise de sanctions ciblées contre les responsables de ce groupe d’auto défense, afin de limiter ses actions et de protéger beaucoup plus les membres de la CMA qui ne cessent, depuis qu’ils sont en situation défavorable sur le terrain, de demander à la communauté internationale d’intervenir dans son bras de fer avec le GATIA ; Si la France arrive à limiter les moyens d’action du Gatia et décrédibiliser le pouvoir d’IBK, elle aura réussi sa mission.

A moins que les Maliens se réveillent enfin et combattent les vrais ennemis de la nation, le Mali n’est pas à l’abri d’un scénario à l’ivoirienne et à la gabonaise avec son lot de morts.

Tièmoko Traoré

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11 COMMENTAIRES

  1. Quelle idée a eu la France d’aider un pays dont certains bonimenteurs prétendus journalistes écrivent des histoires à dormir debout…
    Ce salmigondis est une véritable fiction., un mauvais rêve ..
    .Tiémoko Traoré reveillez vous !!!!

    • Ta part de vérité ? Il ment,alors contrarié paragraphe par paragraphe ses ecrits:Gabon,cote d ivoire,mali.
      Il t il honte pour un pays de défendre ses intérêts ? ,Non,ce sont les africains qui n ont rien compris.
      Malgre,l apatenance des Usa à l otan, les américains ont mis sur écoutes les dirigeants européens pour défendre leurs intérêts.
      Opposition,parti au pouvoir tous des maudits en afrique.
      Au lieu de défendre les intérêts de leur pays,une fois au pouvoir ils sont presses de se remplir les poches,et ce sont leur épouse qui se promènent avec nos fonds publiques.
      Négociez et défendez nos intérêts cela ne nuira jamais à nos amitiés avec les pays qui continuent de nous exploiter avec notre propre complicité.
      On vole nos fonds pour payer châteaux en france,espagne,et les banques suisses deviennent leurs poches.Pourquoi ne pas investir cet argent volé dans un pays africain ou dans ton pays?
      Les blancs ont raison de demander l origine de ton argent à chaque fois qu ils en ont besoin,combien nos voleurs africains déposent par mois en europe, usa?
      Nous sommes notre propre malheur.

      • @ massa,
        Une part d’idees est là mais mal expliqué.
        La France a toujours été la même. La diplomatie est pour caresse les peuples, mais là politique et celle imposée sont tout autre. Looolllll.

  2. MANDE FOUGARIBA
    MANDE NALOMABA
    MANDE FINKOUNTAN BA

    IBK A INTÉRÊT À CRAINDRE PARCE QUE C’EST SON DEMI DIEU HOLLANDE QUI L’A INSTALLÉ À KOULOIBA.

    SINON POURQUOI S’INQUIÉTER DE SA SUCCESSION ALORS QUE LE MALI NE FAIT QUE SENFONCER ET SENLISER SOUS SON RÉGIME
    UN RÉGIME FANTOCHE
    UN REGIME FAMILIAL
    UN RÉGIME BOUFFON

    IBK SE MOQUE ÉPERDUMENT DES MALIENS ET DU MALI

    CE QUI INTÉRESSE CE MANDE FUGARIBA C’EST SE FAIRE SOIGNER ET FINIR SES JOURS DANS DU LUXE OBTENU DE LA MOELLE EPINIERE DES MALIENS ET DES MALIENNES

  3. Une belle et prévisionnelle analyse!
    IBK s’en remettra car Sarkozy le Gaulois n’est pas Hollande le Francien.

  4. Mr le journaliste, le RPM t’a payé combien pour ces idioties? de grâce soyez honnête.

  5. Ils sont combien les maliens qui vivent uniquement de leur seul salaire, combien d’association ou de regroupement contre la corruption, la malgouvernance, compte le Mali.
    Nous avons tous ce defaut du ÔTES TOI, POUR QUE JE M’Y METTE, un conseil d’observateur: il faut savoir supporter les injustices jusqu’au jour où tu pourras en commettre, et cela restera valable jusqu’à l’avènement de l’homme providentiel: phénomène cyclique, qu’il faut attendre avec la patience d’un éternel. Pas de passion…..

  6. 😉 😉 😉
    … ou comment la presse malienne transforme un président corrompu et incapable en blanche colombe et en chantre de la résistance anti-coloniale !

    cépanou … célézotres …

    ce qui est génial c’est qu’aux prochaines élections, vous allez encore l’élire … sur et certain
    😉

  7. merci mr le journaliste tu es très bien informé ,tu fais du bon boulot c’est ça un bon journaliste.

    • Pour une fois, on peut dire que la France est sur la même longueur d’onde que la majorité des maliens: réparer une grande méprise qu’a été l’élection de 2013. L’article parle de tout, sauf du fiston national et la famille.
      Ce ne sont pas les amis du Cherif qui vont nous contredire.

    • Loin d’être un bon journaliste,un opportuniste qui essaie de blanchir un vrai docile.
      Les premiers pas d IBK à la présidence montrent,à suffisance,son adhésion à la communauté des françafriques.
      Son audace d’aller s’incliner sur la tombe des plus grands fossoyeurs D’AFRIQUE au service de la France :BONGO,EYADEMA.Son manque de respect au peuple malien et d’Afrique en traitant de républicain(MOUSSA TRAORÉ)le tombeur et l’assassin de l’ un des plus grands nationalistes d’Afrique et ennemi farouche des français (MODIBO KEITA ).
      UN nationliste ne se soucie pas de son poste,mais agit.C’est ses actes qui vont à la satisfaction réelle des besoins naturels de ses concitoyens qui fondent son action politique.
      ALI Bongo a posé des actes (le transfert de la transformation du bois au Gabon ,la régularisation fiscale imposée à Total….)qui expliquent le mécontentement du néocolonisateur français .
      IBK a posé quels actes qui vont contre les intérêts français tendant à défendre les intérêts du MALI ?
      Oser signer et fêter ardemment un accord qui impose la soumission aux desideratas des groupes armés et la partition du pays est un acte de docilité qui fait retourner le président MODIBO KEITA dans sa tombe.
      A t’on vu un nationaliste mener une vie dispendieuse pendant que son pays affronte la CRISE la plus grave de son histoire?
      Les scandales de corruption sans sanction sont ils le fait d’un nationaliste?
      En réalité ,IBK gène les occidentaux plus par ses comportements irresponsables que par la défense des intérêts de son pays.
      Ils veulent un homme qui gère bien le pays pour assurer sa stabilité,gage de l’ arrêt des flux migratoires ,qu’ un président qui passe son temps à faire l’éloge d’un passé révolu.

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