Soumeylou Boubèye Maiga : « Il n’y a pas d’ultimatum acceptable pour le président…Il n’a pas usurpé le pouvoir et il a un mandat en cours…. »

15 Août 2017 - 07:01
Mis à jour: 9 ans
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Soumeylou Boubèye Maiga : « Il n’y a pas d’ultimatum acceptable pour le président…Il n’a pas usurpé le pouvoir et il a un mandat en cours…. »
Soumeylou Boubèye Maiga, Secrétaire Général de la Présidence

Le dimanche 13 août dernier, Soumeylou Boubeye Maiga, président du parti Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques (ASMA- CFP), non moins ministre secrétaire général de la Présidence était l’invité de l’émission ‘’politik invité’’ sur Africable Télévision. Les échanges ont porté entre autres, sur le projet de révision constitutionnelle, l’ultimatum de la plateforme ‘’An Tè A Bana’’. Aussi, d’autres questions d’actualité ont été évoquées comme la main tendue de la CMA qui serait favorable au retour de l’administration malienne à Kidal.

Selon Soumeylou Boubèye Maiga, ils ont vu un texte sous forme d’ultimatum en circulation, mais qui n’est pas signé. Et il y a aucun élément qui permette d’authentifier l’originalité de ce document. « Sur le plan de la forme et du fond naturellement, il n’y a pas d’ultimatum acceptable pour le président de la République ou à recevoir par le président », a-t-il  affirmé. Car pour lui, les auteurs doivent savoir que le président IBK n’a pas usurpé le pouvoir puisqu’il a été démocratiquement et confortablement élu par les Maliens. Et il a un mandat qui est en cours jusqu’en 2018. « Nous ne sommes pas dans un Etat illégitime où il faudrait que les citoyens recourent à la désobéissance civile pour entrainer l’effondrement de l’Etat », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que cet épisode leur permet aussi de faire petit à petit,  la décantation parmi les acteurs qu’ils ont  en face et de voir ceux qui ont des préoccupations et des interrogationslégitimes auxquelles ils devront apporter des réponses. Pour lui, le président continuera son exercice qui est de faire la clarification des choses et écouter les citoyens.Parce que dans sa fonction, le président est aussi le gardien suprême de la cohésion nationale et  sociale. Et le moment venu, il dira à la nation ce qu’il aura retenu comme décision, a-t-il expliqué. « Le président se fait l’obligation d’entendre toutes les sensibilités du pays avant de prendre une décision finale parce que son objectif est d’obtenir  le consensus le plus confortable sur le principe et le contenu de la révision. », a  soulignéSoumeylouBoubèyeMaïga. Avant  de donner l’assurance que le président de la République aura tousles entretiens utiles productifs et nécessaires pour ce faire. D’ailleurs pour lui, il est fort possible que la plateforme soit parmi ceux qui seront invités à venir échanger avec lui le moment venu. Mais, il a précisé que cela n’est pas dû à l’ultimatum ou de la mise en garde contre lui. A en croire le secrétaire général de la Présidence, l’une des tâches fondamentales du président de la République est de garantir la sécurité de l’ensemble des citoyens.Et l’Etat est en capacité d’assurer de manière proportionnelle, la sécurité pour tous les citoyens maliens pour qu’ils vaquent à leurs activités et à leurs prises de position dans le respect des règlements du pays. « Ce que je peux dire, c’est que  le Mali ne fera pas l’économie d’une révision constitutionnelle, je ne connais pas la période, mais nous ne ferons pas économie de la révision constitutionnelle, parce que tous les présidents démocratiquement élus depuis 1992 ont ressenti, sur la base de prisesde positionsexprimées à la fois par les leaders politiques, par les citoyens, de procéder à une révision de notre constitution de 1992. Nous devons nous mettre en conformité dans le camp de la convergence institutionnelle ouest-africaine au sein de l’Union Monétaire Ouest africaine, notammentla création d’une Cour des comptes. Nous avons des engagements pris par l’Etat malien dans le cadre de l’accord de paix et de réconciliation qui doivent être partiellement ou totalement prises en charge dans le texte de la constitution », a-t-il soutenu. Actualité oblige, SoumeylouBoubèyeMaiga s’est aussi prononcé sur la dernière déclaration de la CMA qui se dit favorable au retour de l’administration malienne à Kidal. Selon lui, le gouvernement est en discussion avec les différents acteurs et partenaires de l’Etat dans l’accord. Et il y’a des avancées comme le témoigne la déclaration récente d’Ibrahim OuldSidati. «….. La présence de l’Etat est indispensable dans toutes les parties du territoire. Maintenant, l’opérationnalisation et la mise en œuvre  forcement, elles vont être progressives. Elles se fontdans un climat de confiance, qui doit se reconstruire. Mais nous devons éviter que nos compatriotes de Kidal,comme des autres pays, considèrent que la présence de l’Etat doit être obligatoirement d’abord une présence militaire », a-t-il souligné. Fily Sissoko

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Commentaires (37)

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kabako12
kabako12 9 ans
On aurait pu éviter l'ultimatum, si IBK avait eu un minimum de considération pour les gens qui manifestait contre la révision de constitution et d'une manière générale pour des gens qui dénonçaient les mauvaises pratiques de ses gouvernements, notamment les différentes affaires de détournement. IBK traitait avec mépris les gens qui indexaient les mauvaises pratiques de ses gouvernements successifs. Il l'a fait savoir, pour mémoire à Segou, lors de la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2017-2018. Il fallait donc trouver un moyen pour freiner ce Monsieur dans son désir de nous conduire vers une monarchie. Et ce moyen, ultimatum en fait partie pour moi. Ses désirs des années 90 ne marchent plus au Mali. Les gens n'accepteront plus d'être traîné comme des moutons au pâturage. Aimer le pays ce n'est pas seulement la parole, c'est aussi des actes et ce régime, n’est malheureusement pas une référence dans ce sens. Ne pas être d’accord avec le mode gestion du gouvernement ne signifie pas, vouloir déstabiliser le pays. Oui la légitimité est avec le Président parce qu’il a été élu par les Maliens. Mais la souveraineté appartient au peuple. Le référendum est un espace d'expression pour le peuple, tout comme la marche en est un droit constitutionnel. Il appartient au président d'écouter aussi le message de la rue à travers les marches.
Tienfo
Tienfo 9 ans
Selon Soumeylou Boubèye Maiga, ils ont vu un texte sous forme d’ultimatum en circulation, mais qui n’est pas signé. Et il y a aucun élément qui permette d’authentifier l’originalité de ce document. Mais comment la Plateforme a pu se faire inviter 2heures après son ultimatum. Un rendez vous fixé la semaine qui suit l'ultimatum. Dans les coulisses, nous avons appris, qu'il a fallu 2heures à SBM de convaincre le Président de recevoir la Plateforme. Alors, est ce faux ce rendez-vous fixer, et si vrai qui l'a fait ?
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 9 ans
Oui, pour le Président il n'y a pas d'ultimatum et il a un mandat, mais,mais,mais Monsieur le Secrétaire Général de la président, sachez que le Président est entrain de trahir le peuple au vu et au su de tout le monde. Le président touche à notre loi fondamentale en la taillant sur mesure qu'il souhaite, cela est indigne d'un responsable comme lui, le chef de tous les maliens. Comment peut-on proposer un telle loi fondamentale pour sont pays, je suis certain que même s'il arrive à faire passer cette constitution par forcing, le Mali serait en feu et en sang pour longtemps. Le Président devient le roi IBK premier et dès l'année prochaine ou celle qui suit, il retoucherait cette nouvelle mouture pour nommer son fils comme IBK deuxième. En outre comment peut-on accepter refondre notre loi fondamentale au profit d'une minorité Touareg soit moins de 2% de la population malienne, cette situation est écœurante et touche tout commun du mortel. Nous sommes dans l’œil du cyclone et personne ne pourrait sauver le Mali, car ces hommes et femmes autour d'IBK sont sans scrupule et sans mesure, ils sont orgueilleux sur la base de mensonge, mais le regret est proche et très proche.
bamanan
bamanan 9 ans
ce mec a bouffé dans la sauce de tout les pouvoirs, je me pose la question quant est ce qu'ils auront pitié pour ce pays , il est temps de dégager tous ses politiques qui abîment le mali , et qui l’amènent à sa mort certaine, s le peuple ne se réveille pas à temps le Mali sera effacé de la carte. quand il s'agit de parler à la CMA il sont comme des agneaux et pour parler avec des simples citoyens qui ne demandent que le dialogue ils ont la langue fourchue à 200km avec des menaces à deux balles .
Tieble
Tieble 9 ans
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