La presse malienne suite à l’agression de Saouti Haidara : Trop c’est trop ! Plus jamais ça !

16 Juil 2012 - 00:30
Mis à jour: 14 ans
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C'est avec consternation que la presse malienne a appris l'enlèvement et l'agression lâche de Saouti Labass Haidara, Directeur de Publication du quotidien L'Indépendant, dans la nuit du 12 au 13 juillet 2012, par des individus armés. En effet, il a été enlevé par 6 personnes encagoulées, armées  jusqu'aux dents et transporté à 40 km de Bamako, sur la route de Ségou, à bord de deux pick up. C'était aux environs de 21 heures, au siège du journal, sis à Hamdallaye ACI 2000. Devant l'opposition du personnel de la rédaction et des voisins du quartier, les tortionnaires ont ouvert le feu, causant des dégâts matériels sur le bâtiment qui abrite le siège du journal. Il s’en est sorti avec une blessure grave au niveau de la tête et une fracture au bras droit. Cette agression fait suite à une première interpellation de Saouti Labass Haidara par les services de la sécurité d'Etat, le 16 mai 2012. Aujourd'hui, les agressions contre les hommes de presse sont devenues monnaie courante et menacent sérieusement la liberté de la presse et l'exercice de la profession de journaliste au Mali. Nous rappelons, que depuis un certain temps, des journalistes ont été victimes d'intimidations, d'enlèvements et d'agressions. C'est le cas de: - Birama Fall, Directeur de Publication du Prétoire, interpellé par la Sécurité d'Etat le 9 mai dernier; - Chahana Takiou, Directeur de Publication de 22 Septembre, convoqué par la Sécurité Militaire le 24 mai 2012; - Abdrahame Keïta, Directeur de la Rédaction du journal Aurore, enlevé et agressé le 2 juillet dernier. Aujourd'hui, c'est l’un des doyens de la presse malienne, El Hadj Saouti Labass Haïdara, qui vient de subir, à 62 ans, la barbarie de forces obscures. Nous, Associations et Organisations Professionnelles de la Presse du Mali, condamnons avec la dernière énergie les intimidations, enlèvements et agressions dont les journalistes font l'objet dans l'exercice de leur profession. Nous disons trop c'est trop! Plus jamais ça! Nous interpellons avec insistance les plus hautes autorités du pays et leur demandons de prendre toutes les dispositions pour faire la lumière sur toutes ces agressions sauvages et barbares, aux antipodes de la démocratie et de la liberté de la presse. Nous lançons un appel aux démocrates et défenseurs des droits de l'homme pour une mobilisation générale en faveur des journalistes, afin de sauvegarder la liberté de la presse. Nous interpellons ouvertement le gouvernement du Dr. Cheick Modibo Diarra. Il doit prendre ses responsabilités pour que plus jamais un journaliste ne soit inquiété dans l'exercice de sa profession. Vive la presse malienne! Vive la démocratie! Vive le Mali!   Agressions de journalistes Le PARENA dénonce des «escadrons de la mort» Le PARENA a appris avec consternation l’enlèvement et la séquestration du Directeur de la publication du journal L’Indépendant, El Hadj Saouti Haïdara, le jeudi 12 courant. Cette énième atteinte à la liberté de la presse et  à la liberté  d’expression depuis le coup d’Etat du 22 mars est une violation de la Constitution du Mali que le Parena condamne avec la dernière rigueur. Le Parena interpelle le Gouvernement  sur sa mission constitutionnelle d’assurer la sécurité des citoyens. Il interpelle le Gouvernement sur la nécessité de prendre des  mesures appropriées en vue de sécuriser les organes de presse et les journalistes face à l’escalade des exactions  par des groupes extrémistes. Les pratiques «d’escadrons de la mort»,  la terreur au quotidien pour que les Maliens se taisent, ne sont pas acceptables et le Parena les condamne. Le Parena exige du Gouvernement l’ouverture d’une enquête indépendante  afin de découvrir les auteurs de ce forfait et de les traduire en justice. Le Parena souhaite prompt rétablissement à M. Saouti Haïdara. Bamako, le 13 Juillet 2012 Le Comité Directeur du Parena   La FIJ condamne les attaques contre les journalistes maliens La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a dénoncé aujourd’hui (13 juillet) l’agression brutale et le kidnapping d’un journaliste par des hommes armés au Mali. Selon des sources indépendantes y compris l’Agence AFP, le journaliste Saouti Haïdara, directeur de publication du quotidien privé L’Indépendant, a été arrêté jeudi 12 juillet à Bamako par des hommes armés. Ils sont entrés dans les locaux du journal, tiré un coup de feu dans la salle de rédaction et frappé Haïdara avant de l’emmener vers une destination inconnue. Il sera libéré après plusieurs heures de détention. Haïdara a été admis à l’hôpital pour des soins après sa libération. «Nous condamnons vigoureusement ces agressions lâches contre notre collègue Saouti Haïdara et les média au Mali», a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. «Nous avons noté une recrudescence des intimidations, menaces, arrestations et attaques contre les journalistes depuis le coup d’Etat, mais nous continuons à rappeler aux autorités maliennes qu’elles ont le devoir d’assurer la sécurité des journalistes et de tous les citoyens maliens», a ajouté Baglo. La FIJ rappelle sa vive préoccupation sur les persistantes violations de la liberté de la presse au Mali depuis le coup d'Etat militaire du 22 mars 2012, avec des arrestations sans précédent de journalistes par les forces de sécurité.  Les journalistes maliens doivent être autorisés à exercer leur métier sans aucune forme d’intimidation de la part des forces de sécurité ou d’autres groupes armés.   Le Barreau malien appelle le gouvernement à sévir Considérant que la personne humaine est sacrée et inviolable; Considérant que tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité de sa personne; Considérant que l'Etat de droit interdit la torture, les sévices ou traitements inhumains, cruels, dégradants ou humiliants; Considérant que toute personne à droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'opinion, d'expression et de création légalement établie; Considérant que l’Etat de droit consacre l'inviolabilité du domicile; Considérant que la liberté de presse est reconnue et garantie par la Constitution; Le Barreau du Mali condamne avec vigueur, l'enlèvement et l'agression ignobles et barbares dont a été victime M. Saouti Haidara, Directeur de Publication du Journal L'Indépendant; Demande au Gouvernement de punir et de combattre avec une extrême rigueur les attentats contre les libertés publiques et les crimes contre les personnes, qui deviennent monnaie courante en République du Mali; Invite le Gouvernement à faire du respect permanent de l'Etat de droit le socle de son action.   L’AMDH demande que «cessent ces actes ignobles» L'AMDH a appris avec consternation que certains journalistes ont fait l'objet d'agression dans l'exercice de leur profession. Ces agressions constituent des violations de la liberté de la presse, reconnue et garantie par la Constitution du 25 février 1992 en son article 7. L'article 3 de la Constitution précise que nul ne sera soumis à la torture, ni à des sévices ou traitement inhumains, cruels, dégradants ou humiliants. Tout individu ou tout agent de l'Etat qui se rendrait coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi. L'AMDH dénonce et condamne avec vigueur ces violations contre les journalistes et hommes de presse et invite les autorités chargées de la sécurité des personnes et de leurs biens à prendre toutes les mesures nécessaires et utiles pour faire la lumière sur ces agressions et faire cesser ces actes ignobles qui entravent la liberté d'expression. La Rédaction

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Commentaires (29)

User
pire ennemi de MNLA
pire ennemi de MNLA 14 ans
la liberté de la presse ne signifie pas de faire les trouble de l'ordre public,nous somme dans une situation d'urgence,éviter de tensionner les maliens les un contre les autres avec des publications mensongère indigne,nous somme démoraliser par les information international ,et dans nos propre pays c'est encore pire,ils suffit quelques billet pour dire n'importe quoi. tout journaliste troubleurs de l'ordre public mérite de bonne correction ,ils méritent d’être botté correctement.
david
david 14 ans
bz<vvsdhjxs jncjcitrmdfxcklokcopgvnmer jd vij xcnmHJFXUXC UFXCVCUICKTRKTICVKEOPM KIKDNMXCIOC KIGMFOVCVIR DFCNJ :lol:
macarta45
macarta45 14 ans
je comprend rien les maliens doivent se resaisir comment tabasser peut etre une mode de bravo ace qui l approuve
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
TOUS LES MALIENS DOIVENT JOINDRE LA PAROLE AU GESTE APAISANT OU L’INVERSE Bonjour, La liberté de la presse et la liberté d’expression, en général, sans exagérations, sont équivalentes à la liberté de la nation. D’où leur importance. Les journalistes doivent jouer un rôle de premier plan en conscientisant sans dérapage et en communiquant sérieusement pour éveiller les Maliens sur ce qu’il ne faut pas faire et sur ce qu’il faut faire pour une transition apaisée et pour contribuer à sortir le Mali de la crise. Chers frères et sœurs, faut-il rester dans l’indifférence face au danger qui guette la presse et face au journaliste, Saouti Labass Haidara, Directeur de Publication du quotidien L’Indépendant, qui a été agressé et gravement blessé ? Il est important que ce journaliste soit sauvé par les Maliens car le monde entier regarde cette non assistance des Maliens à un frère en danger. Le Mali était connu pour sa solidarité et son humanisme, ces aspects doivent être prouvés en sauvant ce journaliste. Le gouvernement de transition ne doit pas rester insensible à ce cas très grave. En plus du communiqué que le gouvernement du Mali a fait pour présenter ses regrets à la presse et pour l’inviter à poursuivre son engagement en faveur de la paix et d’une transition apaisée, un geste du gouvernement de transition, en sauvant ce journaliste d’une amputation de la jambe, sera très significatif. Les Maliens s’en souviendront, comme de celui que le gouvernement a décidé de faire en envoyant une délégation à Gao voir la famille de Idrissa Oumarou, élu local et Enseignant à Gao, dont la mort a provoqué la révolte des jeunes de Gao suivie de l’affrontement entre le MNLA et les islamistes du MUJOA. En cette période très difficile, les Maliens doivent être unis et solidaires pour vaincre leurs problèmes et la crise qui mine le Mali et qui risque de le faire imploser. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
diawoye
diawoye 14 ans
que delincuantes violents n'est pas contrôlée gouvernement doit mettre fin à cette
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