Médias : le Mali interdit « Jeune Afrique », accusé de menacer l’ordre public

Le gouvernement malien a pris, ce vendredi 16 janvier 2026, une décision radicale en interdisant, sur l’ensemble du territoire national, la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique. Une mesure jugée « nécessaire à la préservation de l’ordre public et de la souveraineté nationale ».

17 Jan 2026 - 10:14
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Médias : le Mali interdit « Jeune Afrique », accusé de menacer l’ordre public
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Médias : le Mali interdit « Jeune Afrique », accusé de menacer l’ordre public

Maliweb.net - La décision d’interdiction, signée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, dresse une liste précise des faits reprochés à l’hebdomadaire.

Les autorités maliennes accusent Jeune Afrique de diffuser des « accusations fallacieuses », notamment à travers la publication d’informations jugées infondées sur le Mali, en particulier concernant les récentes perturbations de l’approvisionnement en hydrocarbures.

Bamako reproche également au média de droit français de faire l’« apologie du terrorisme », en tenant un discours susceptible de banaliser ou de légitimer les narratifs des groupes armés terroristes, dans un contexte marqué par la lutte sécuritaire. Manque de déontologie, absence d’objectivité, partialité, discours orienté, diffamation et incitation à la haine figurent parmi les autres griefs formulés à l’encontre de Jeune Afrique.

Fondé en 1960, à l’époque des indépendances africaines, Jeune Afrique est un média de plus en plus contesté. Basé à Paris, en France, il est perçu par ses détracteurs comme un « outil de la Françafrique ». Sa ligne éditoriale, ainsi que les liens de ses propriétaires avec certains cercles de pouvoir, alimentent régulièrement le débat.

Au Mali, le gouvernement estime que ces manquements « graves et répétés » justifient une mesure administrative ciblée, prise au nom de la défense de la « stabilité institutionnelle » et de la « cohésion sociale ».

La décision prend effet immédiatement. Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la législation malienne en vigueur sur la presse. Aucune réaction officielle du groupe Jeune Afrique n’avait été rendue publique au moment de la publication de cet article.

Mamadou TOGOLA / maliweb.net