Si hier la Commune VI était considérée comme la plus propre du District de Bamako, force est de constater qu’aujourd’hui, les rues sont envahies par les ordures, les carcasses de véhicules, les flaques d’eau. Le constat, amer, est que la mairie a baissé les bras. Pourtant, les populations paient les différentes taxes. Il fait honte aujourd’hui de vivre dans cette commune insalubre.
Il est difficile de sillonner en cette période d’hivernage les différents quartiers de la Commune VI, car l’eau des pluies a pratiquement envahi les lieux. La Rue 128 allant du centre de formation professionnelle “ Mazata” à l’usine FOFY Industries est impraticable, même pour les piétons. Il faut souligner que cette rue est beaucoup fréquentée par les gros camions, dont le passage incessant, creusant le sol, provoque la stagnation des eaux. La rue 126, qui longe de la Brigade de la gendarmerie jusqu’au “Wéréda” de Magnambougou, est aujourd’hui un cauchemar pour les habitants et les usagers de la route, qui est complètement dégradée et inondée par les eaux de pluies et les eaux usées en provenance de Magnambougou-Projet. Tel est aussi le cas de la rue passant juste à côté de l’ONT et le lycée Lassana Sylla pour atteindre la voie principale. La plupart de ces ruelles n’ont pas de caniveaux.
Les populations de cette rue assistent impuissantes à l’envahissement des herbes au beau milieu de la voie. Plus grave, les différentes rues citées ont tendance à devenir des parkings pour les véhicules en réparation. Sur la rue 126, les cars de la compagnie Binké Transport en réparation occupent le beau milieu de la route et un fou est en train d’aménager un dépotoir de fer sur cette voie. N’est-ce pas de l’incivisme de la part des garagistes qui, aujourd’hui, occupent la presque totalité des différentes rues de Sogoniko et Banankabougou? Les autorités communales en ont conscience mais elles ne font rien pour aménager ces rues. Ibrahim Dionkoloni a réalisé à la télévision une émission sur la rue 126, mais jusque-là, les autorités communales n’ont pas levé le petit doigt. Toutes les ruelles de Sogoniko menant vers le marché sont en très mauvais état. Le manque de caniveaux fait que les populations déversent des eaux dans les rues. Pire encore, les populations déversent les eaux des fosses septiques dans les rues. Derrière le marché de Banankabougou, à Banankabougou sema, il existe un dépotoir anarchique dont l’odeur est en train d’asphyxier les habitants de ces lieux. Cette situation existe presque dans tous les quartiers de la Commune VI, une des communes les plus peuplées de Bamako, et des plus vastes.
La mairie doit donner le ton dans la lutte contre l’insalubrité, afin d’entraîner les populations, même s’il convient de souligner l’incivisme de celles-ci à bien des égards. Tout doit être mis en oeuvre par cette mairie afin d’aménager les rues et assainir les quartiers. Il faut une participation active de la population, car l’assainissement est le problème de tous. Comme on le dit, “mieux vaut tard que jamais”. La mairie de la commune peut commencer à aménager les différentes rues afin de rendre la circulation des piétons, des motocyclistes, des automobilistes, fluide, toutes choses qui contribuent à promouvoir le développement de la commune.
Soumaïla T TRAORE, Stagiaire