CASSE DE NIAMAKORO-KARAMOKOLA: Le maire Souleymane Dagnon en point de mire !

A la Mairie de la Commune VI, les équipes municipales passent et se ressemblent. Après Broulaye Konaté, le maire spéculateur de triste mémoire désormais en prison, c'est au tour...

5 Sep 2006 - 11:02
5 Sep 2006 - 11:02
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A la Mairie de la Commune VI, les équipes municipales passent et se ressemblent. Après Broulaye Konaté, le maire spéculateur de triste mémoire désormais en prison, c'est au tour de son successeur Souleymane Dagnon de s'illustrer dans de sales affaires. Sous sa gestion, des trous se creusent dans les caisses de la municipalité, des réseaux de malversation se forment. Des enquêtes sont entrain de s'ouvrir en son encontre.
 
Comme si cela ne suffisait pas, il se donne lui aussi dans la spéculation foncière au détriment des habitants de sa commune. Comme Broulaye Konaté avant lui, il tente d'exproprier les premiers habitants de Niamakoro Karamokola de leurs terres pour les vendre au plus offrants sous couvert de construire une école privée!
Niamakoro Karamokola est devenu une véritable poudrière par la faute du maire Souleymane Dagnon qui a pris la lourde responsabilité de faire casser les habitations des propriétaires coutumiers du site, depuis leurs aïeuls, il y a un siècle.
 
Un quartier très convoité
Le quartier est devenu l'objet de grandes convoitises de l'équipe municipale et de leurs alliés inconditionnels que sont les spéculateurs fonciers adossés au pouvoir et à l'argent. Ils sont prêts à mettre de pauvres gens à la rue avec leur famille pour morceler et monnayer leurs terrains. Le goût du lucre, l'appât du gain de ces gens n'ont pas de limite.
Dans toutes les communes presque et plus spécialement en commune VI, ils contribuent à faire du problème foncier une véritable bombe.
Rien n'arrête leur boulimie. Ni la puissance publique, ni le sentiment humain, ni la justice, ni la crainte du châtiment divin.
En 2003, les habitants de Karamokola, un îlot de quelques hectares à Niamakoro, avaient appris que leur quartier avait été vendu à un chrétien, Daniel, leur voisin pour une somme de 50 millions de FCFA. Ce Daniel était le promoteur d'une école de base privée dans le quartier. Sur la superficie, on comptait 43 concessions dont certaines occupées par plusieurs familles de plus de 10 personnes, avec parfois autant de pères de familles.
A Niamakoro Karamokola, autrement dit Niamakoro Dougoukoro (ancien village), on a toujours chanté le même refrain : le quartier doit être réhabilité, cela devait passer par un nouveau plan directeur approuvé par les autorités compétentes (Haut Commissaire, Gouverneur, Domaines de l'Etat, Urbanisme).
Ce plan approuvé donnait pleins pouvoirs (des pouvoirs exorbitants) et pleine compétence (en l'occurrence une totale incompétence) au maire de la commune VI et aux spéculateurs pour accomplir leurs forfaits en toute quiétude et en toute liberté.
C'est ainsi qu'un dessein machiavélique a vu le jour à Karamokola Dougoukoro un Programme Spécial de réhabilitation " Sauvons Notre Quartier ".
L'astuce a consisté à intégrer dans ce plan Niamakoro Karamokola comme site d'un équipement collectif, en l'occurrence une école privée et à l'insérer dans le plan de lotissement approuvé par le ministre chargé de l'Urbanisme.
C'est ainsi que le quartier a été cassé une première fois en 2003 mais le maire spéculateur Broulaye Konaté et ses complices Alou Koné et Bourama Traoré respectivement maire délégué et adjoint de Niamakoro n'ont pu avoir raison des habitants qui ont continué à protéger avec vigilance leur patrimoine ancestral qu'on voulait vendre au plus offrant.
Ensuite Broulaye Konaté et ses acolytes ont été rattrapés par les conséquences de leurs actes. Ils méditent sur leur malhonnêteté et leur sort à la prison de Bamako-coura.
 
Dagnon a des choses à se reprocher
 
Le nouveau Maire Souleymane Dagnon a pris la relève. Il ne cesse de s'illustrer depuis lors par des travers qu'on a reprochés à son prédécesseur.
Mais il ne sait pas que celui qui casse Niamakoro Carrefour ou Niamakoro Karamokola se casse les dents et ne s'en relève pas. Cet édile faussement courageux sous le couvert de faire un exemple en affirmant son autorité a fait intervenir ses casseurs encadrés par une batterie de gendarmes, contre de pauvres citoyens.
Ces derniers pourchassés ont accompli une " Intifada " contre les envahisseurs et les agresseurs.
Il n'y a pourtant rien dans le problème des déguerpis de Niamakoro-Karamokola que le maire Souleymane Dagnon ne connaisse pas.
Mais il a le goût du risque et l'imprudence des spéculateurs qui ne reculent devant rien pour s'enrichir davantage :
Corrompre la justice, les politiciens, les forces de l'ordre, berner les pouvoirs publics qu'ils bluffent à volonté pour arriver à leurs fins.
Le dessein du maire et de ses complices c'est de faire main basse sur le quartier pour morceler les terrains expropriés aux pauvres gens, sous le prétexte de bâtir une école privée pour ensuite les revendre à des gens fortunés après s'être servi au passage.
C'est le lieu d'attirer l'attention des différentes autorités impliquées, Gouverneur du District, membres de l'Administration Territoriale, des Domaines de l'Etat, de l'Urbanisme, sur leurs responsabilités pleines et entières dans la poudrière qu'est devenu Niamakoro-Karamokola à cause de leur manque de discernement face aux spéculateurs et les risques d'explosion sociale qu'ils peuvent occasionner.
Le Président de la République Amadou Toumani Touré est fortement interpellé par ce cas typique comme il l'a été par celui des déguerpis de Niamakoro Carrefour à seulement un kilomètre de là.
Broulaye et ses amis avaient bafoué les ordres et l'autorité d'ATT. Le Maire Dagnon se croit-il aussi fort ?
 
Oumar COULIBALY