Lettre ouverte de Madame ADAME BA KONARÉ au CNSP, à la transition et au peuple du Mali

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Arrêter un président de la République est un événement historique, un acte lourd. Et pourtant ! En cette journée du 18 août 2020, aucun crépitement d’arme, aucune menace sur le chef de l’Etat, simplement appréhendé avec son Premier ministre dans une élégance leste et souple, presque reptilienne. Les images que l’on a vues semblaient irréelles. Pas une goutte de sang versée, pas un cheveu arraché, aucun bruit. Seulement le tohubohu ambiant de la foule agglutinée devant le domicile privé du président de la République, sinon le calme, sidéral, olympien. Même atmosphère de calme glacial dans cette ville de Bamako, tétanisée pour la circonstance avant de se mouvoir dans quelques scènes de liesse. On parle de coup de velours, d’exception malienne.

La junte militaire s’est donnée le nom de Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP), conduite par un Colonel, Assimi Goita, et dit avoir parachevé l’œuvre du M5-RFP, comme le 26 mars 1991, où le Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) de Amadou Toumani Touré alias ATT avait dit parachever l’œuvre du Mouvement démocratique.

En effet, c’est bien le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), tirant son nom du grand rassemblement place de l’Indépendance du 5 juin 2020, et comprenant quelques partis politiques, modérément représentatifs en termes de mobilisation électorale pour la plupart d’entre eux, et des personnalités en vue de la société civile ou d’associations de la place, qui a ouvert la brèche en acculant un pouvoir arrivé à bout de souffle, si jamais souffle il a eu. Oui, on doit au M5-RFP, qu’on soit avec ses acteurs ou pas, qu’on les aime ou pas, d’avoir ouvert cette fenêtre historique.

On a prêté à l’imam MahmoudDicko,le protagoniste le plus en vue de ce soulèvement, de vouloir instaurer un Etat islamique. Le président déchu, Ibrahima Boubacar Kéita dit IBK, misant sur l’extérieur, avait agité ce spectre d’un État islamique qui serait le dessein de Mahmoud Dicko, au sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu à Niamey le 27 juillet 2010, gageant que c’est ce qui horripile le plus l’Occident.

Et pourtant ! Mahmoud Dicko n’a jamais parlé de guerre sainte, il n’a pas placé son mouvement sous le signe de l’islam. Il n’a pas cassé la baraque avec le baton ou le sabre du prêcheur. Il n’a jamais clamé : « je veux instaurer la Sharia ». La sharia dont il parle est la sharia du vocabulaire du Malien moyen, globalement musulman, qui s’esclaffe toujours, lorsque l’on emprunte un chemin qui ne semble pas juste, « ni tèshariyayé ».Cela n’est pas la sharia, ce n’est pas la  voie d’Allah.

Mahmoud Dicko se dit sage, et en tant que sage, son rôle, martelait-t-il inlassablement, est de calmer, d’apaiser, de concilier, de réconcilier. Nonobstant, Mahmoud Dicko n’est pas un religieux banal. La marge est étroite entre l’imam et le politique, le sage et l’insurgé. Il est devenu un révolutionnaire pour de vrai, mobilisant, engrangeant, draînant des foules. Il a des adeptes qui l’idolâtrent : il est le « très respesté », le « très éclairé »imam Dicko. Le M5-RFP lui a decerné le statut d’autrorité morale de l’organisation.

L’action de l’imam Dicko, cependant fiché ami d’IBK, qui dit même avoir transformé les mosquées en lieux de campagne électorale pour ce dernier en 2013, a été une agitation de fond, une deferlante gromelante et menaçante, hurlante et agissante, qui a agrégé les frustrations populaires. Dans ses diatribes roboratives, Mahmoud Dicko est dans la mobilité phraséologique et physique, soufflant le chaud et le froid, avançant et reculant, s’engageant et se rétractant. Il cogne, se replie, lime son discours avant de rebondir derechef en anathèmes. Il dit et se dédit, entre et sort, part et revient, revient et repart, tantôt caustique, tantôt émoussé, mais toujours, en appelant à la sagesse, au calme, à la non-violence, à ne pas mettre à feu le Mali, à rentrer à la maison sans faire de casses, des directives qu’un de ses lieutenants, Choguel Maiga, responsable de parti politique pourtant, jugera comme relevant d’une haute stratégie politique, d’une grande tactique. Allez savoir !

Malicieux, Mahmoud Dicko appellera IBK mon frère. « Nous allons étonner le monde » ! ponctuera-t-il son discours par moment.

Sacré imam Dicko !

Quoiqu’il en soit, il revient au M5-RFP, à la tête des affaires ou pas, de jouer un rôle inlassable de veille démocratique pour que soient anéantis tous les maux qui gangrenaient la gouvernance renversée au nom desquels il s’est mobilisé et a mobilisé. Il y va de sa crédibilité et de son honneur, pour le salut du peupledu Mali.

Passons au déluge.

La première visite de la junte, qu’elle a réservée le 30 août2020 au général Moussa Traoré alias GMT, retransmise à la télévision nationale, a congelé mon sang. GMT avait étonnamment un visage et un regard de félin. Me redressant de mon siège, je me suis demandée si c’était un nouveau syndicat qui surgissait : le syndicat des frères, pères et grands-pères d’armes, ou si c’était la même logique de réhabilitation de Moussa Traoré, « ce grand républicain » qui se poursuivait. La suite éclaire, qui corrobore la deuxième hypothèse avec l’invitation à la partie du décès de Moussa Traoré, brutalement survenue le mardi 15 septembre.Un deuil national de trois jours a été décrété par la junte, les drapeaux ont été mis en berne, et pour couronner le tout, des funérailles nationales furent organisées, le vendredi 18 septembre, en hommage au défunt.Convulsant!

Toute vie humaine est sacrée et mérite respect.Toutefois, le cas Moussa Traoré dérange. Son traitement relève de l’espace public parce qu’il appartient à l’histoire du Mali. Moussa Traoré a été gracié par le président Konaré en 2002, mais non point amnistié pour ses fautes, en l’occurrence les « crimes économiques » et les « crimes de sang » perpétrés contre le peuple au mois de mars 1991. Le général-président s’est refusé de demander pardon au peuple, ce qui n’a pas empêché qu’on ait glissé vers son dédouanement.Un moment suprême de ce processus a été ce matin du 4 septembre 2013 où, IBK, le jour de son investiture comme président de la République, prit l’auditoire de cours avec cette sortie qualifiant le dictateur déchu de « Grand républicain », parce tout simplement, il l’a « honoré » de sa présence à la cérémonie. Tout un mécanisme de blanchiment était en marche, qui se boursouflera avec le temps.On aura vu de nombreux acteurs du mouvement démocratique de mars 1991- sacrilège des sacrilèges- affluer vers Moussa Traoré, prendre conseil auprès de lui, l’adouber, et l’installer définitivement dans une position de sage doublé de négociateur national. Avec Assimi Goita et la junte, on a atteint l’apothéose dans ce processus de réhabilitation.

Colonel Assimi Goita, savez-vous qu’à la mort, et dans des conditions suspectes, le 16 mai 1977, de Modibo Kéita, c’est un communiqué laconique de Radio Mali qui a annoncé la nouvelle, comme étant simplement celle d’un « instituteur à la retraite ? » Aucune allusion à son statut d’ancien président de la République. Ceux qui ont assisté à son enterrement ont été dispersés à coup de grenade lacrymogène, certains emprisonnés, d’autres obligés de s’expatrier. Il a été refusé à sa veuve Mariam Travélé de porter le deuil.

Il reste maintenant à organiser des funérailles nationales pour le père de notre indépendance, Modibo Kéita. Puisse-ton m’entendre ! Le discours à la nation du 22 septembre du colonel Assimi, dans lequel il reconnaît en Modibo Kéita  « le grand homme d’État et nationaliste convaincu », est un indicateur d’espoir dans cette exhortation. Plus qu’une réparation, ce sera un acte de justice.

Le 26 mars 1991, dois-je le rappeler encore, est une date sacrée. Ses martyrs sont honorés dans la Constitution du 25 février 1992, et ce dès son préambule, qui chapeaute tous les articles. C’est même un article singulier, qui ne se trouve dans aucune des autres constitutions du Mali.

 

 

 

Ainsi est libellée la première phrase :« Le Peuple Souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d’honneur pour l’avènement d’un État de droit et de démocratie pluraliste, affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991. »

La journée du 26 mars, où GMT a été renversé, est chômée.Chaque 26 mars depuis 1991, une gerbe de fleurs est déposée sur la tombe des victimes par les différents présidents de la République qui se sont succédés jusque-là.Un carré funéraire les honore, un monument est dressé en leur honneur, un pont porte leur nom. Tout cela va-t-il s’envoler en fumée ? Comme c’est étrange ! Pauvres victimes de mars 1991 ! Innocentes victimes du dictateur ! Si les morts en avaient les moyens, la terre gémirait, dit l’adage bamanan.

Fort heureusement, l’Histoire a de la mémoire, même si elle peut-être cruelle pour les mémoires ensevelies ! Nul ne me fera croire que la dictature est préférable à la démocratie, même chiffonnée. Ne revenons pas en arrière. Que nul ne se laisse duper et enivrer par les effluves de l’encensoir des idées négationnistes. Que nul ne se laisse manipuler par les étrangleurs de notre mémoire. Que nul n’accepte que l’héritage héroïque de nos luttes pour la dignité, en l’occurrence celui du 26 mars 1991, soit anéanti. Oui ! C’est bien parce que le 26 mars fut, que la voie a été frayée pour les acteurs de la IIIe république. Tout comme c’est sur le sang des martyrs des 10 et 11 juillet 2020 que le 18 août 2020 a surgi. Ne gommons pas notre mémoire.

Malheureusement, le mouvement démocratiquede 1991 est devenu un mouvement giratoire des tourbillons du pouvoir, désespérément atone et livide par ces temps de crise morale. En assistant, impavide, aux funérailles de Moussa Traoré, n’est-ce pas à ses propres funérailles qu’il a assisté ?

Assurément, ce qui a fait perdre le Mali, c’est, au-delà des marges partisanes en brassant le grand large, le laisser-aller, l’esprit de complaisance, le manque de veille, d’intransigeance envers nous-mêmes, l’appétit effréné pour le pouvoir, ses avantages matériels et ses tristes oripeaux.

Ce qui a fait perdre ce pays, c’est l’impunité, l’unanimisme malaisé des partis politiques, leur mutisme terrifiant face aux dérives, leur dévorement, de manière gloutonne et sans rechigner, de l’inacceptable, leurs alliances contre-nature au moment des votations.

Ce qui a fait perdre ce pays, ce sont les choix opportunistes, le népotisme et l’arrogance outranciers, la démesure dans toute chose, avec leurs effets induits, l’ineffable impéritie et la pusillanimité des décideurs majeurs, animés d’intentions tout autres que celles du peuple.

 

Enfin, ce qui a fait perdre ce pays, c’est l’extrême confusion des pouvoirs : entre les institutions républicaines clivées sur papier entre Exécutif et Judiciaire, les souverainetés religieuses ou dites traditionnelles, réhabilitées, instrumentalisées, et placées sous le bras de l’Exécutif pour jouer un rôle prétendument éminent et l’incrustation informelle de ces acteurs proclamés ou auto-proclamés gestionnaires de la République vers lesquels glissèrent subrepticement, pour s’étoffer, des  prérogatives  qui ne sont pas les leurs ; entre la société civile, les partis politiques, les chiens d’Ulysse, les chiens de garde, les suppôts cuirassés, les contre-pouvoirs – la liste est longue- on ne sait plus qui fait quoi. Le Mali est dans une cacophonie indescriptible qui n’a rien à envier à la cour du roi Pétaud, où règne confusion et désordre.

Suite à des concertations nationales organisées en trois jours (10-12 septembre), une Charte de la Transition a été établie. Sous l’œil vigilant de la CEDEAO, un collège a choisi un président de la Transition, en la personne du colonel-Major Bah N’Daw qui a été investi ce vendredi 25 septembre ; il est secondé par un vice-président, le Colonel Assimi Goita. Un Premier ministre sera bientôt nommé par ce président, et un gouvernement instauré. La nouvelle équipe devra assurer une transition de 18 mois.

Je nous invite tous, en commençant par les décideurs politiques prochains, à sortir de l’ornière des recettes usées et des mesures que sempiternellement, dans une grande sécheresse d’imagination et d’inspiration, on préconise pour résoudre les crises en Afrique, à commencer par le rappel des troupes : classe politique, société civile, syndicats, religieux, chefs traditionnels, forces dites vives. En somme, un monde hétéroclite, dense et grouillant, aux contours imprécis, souvent mal définis, agglutiné sous la clameur du concert vertigineux des fouetteurs d’egos que sont les thuriféraires de tout poil. C’est cette foultitude que l’on invite, sous les injonctions proclamatoires  de la fameuse et terrifiante communauté internationale, autour d’une soupe commune au goût mitigé: remise du pouvoir aux civils, gouvernement de transition, gouvernement d’union nationale, concertations nationales, dialogue inclusif, conférence nationale, élections pluralistes, le tout noyé dans d’inlassables antiennes fredonnées à l’envi appelés discours, assommants d’ennui. On fixe des délais dits raisonnables pour ces élections, en ordonnant qu’elles soient crédibles et transparentes mais dont on sait fort pertinemment qu’elles ne le seront jamais, tant que le même logiciel continuera à les organiser. En dédaignant que les organes de régulation ont, avec le temps, montré leur limite : leur mode de désignation, de même que leurs accointances avec l’exécutif, en l’occurrence, interrogent. On crie au respect de la constitution et des institutions démocratiquement élues mais peu importe que ces institutions soient les premières à violer la constitution. Il est vrai qu’on ne peut pas s’auto-flageller. Renversant !

Très vite, l’équipe de la transition devrait prendre la mesure de la situation, dans des choix clairs et sans équivoque. Oui, en ces moments âpres et indécis, je dis que la partie qui se joue est très sérieuse. Ce dont nous avons besoin, ce n’est ni de replâtrage et de rafistolage, ni même de rénovation, mais d’audace, d’innovation hardie, d’invention et de réinvention. Ce dont il s’agit, c’est une redéfinition et une reprogrammation de tous nos logiciels de gestion républicaine et démocratique, voir une remise à plat institutionnelle.

Une clarification institutionnelle s’impose. Ainsi, par exemple, faudrait-il doter les autorités morales – religieux et chefs traditionnels – d’un statut défini au sein de la république avec le risque de créer la confusion ? Faudrait-il les y éloigner et les dissoudre dans l’agrégat citoyen, dotés des mêmes droits et méritant le même respect que l’ensemble des citoyens de la république, ou faudrait-il maintenir le statu quo ? Ce débat, qui suscite ces vives interrogations, devrait être engagé de manière hardie et responsable.

Étonnons le monde !

En tout état de cause, le jeu démocratique ne saurait se rétablir que sur de nouvelles bases ; l’autre règle automatique, mathématique, à laquelle on nous a habitués jusque-là, et consistant à établir des listes de ministrables au nombre proportionnellement réparti entre majorité présidentielle et opposition ne saurait prévaloir dans la situation actuelle. Le Mali est abimé ; le nord est dans l’incertitude totale ; le centre n’existe plus. Tous les Maliens le savent et le disent : notre pays est dans le chaos.

La grande parenthèse collaborationniste ouverte ces dernières années par des partis politiques n’appartenant pas à la formationdu président sortant qu’ils ont rejoint pieds joints, proclamant véhémentement qu’ils sont de sa majorité, ne devrait-elle pas être fermée ? Cet alignement, hélas, a eu comme résultat de dévoyer ces partis, de les sortir de leur ligne idéologique et d’entraver le débat et l’apport d’idées contradictoires nécessaires à toute démocratie. La gestion inclusive du pouvoir, cette grande mêlée, doit être proscrite.

Pour l’heure, acceptons une gestion paritaire entre l’armée et les civils. Soyons froids et placides, lucides et pragmatiques. L’armée est le cœur à la fois perturbateur et régulateur du pouvoir. Et par une ironie du sort, plus l’exécutif, assurée de l’avoir avec lui, verrouille ses portes, plus l’armée, impromptu, les déverrouille sur ses arrières ou dans l’épicentre de son dispositif.

Est-il opportun de souligner que tous ces héros sublimés à travers leur épopée, devenue notre épopée nationale, sont des seigneurs de guerre ? Tous sans exception ont arraché le pouvoir, qui avec des flèches et des arcs, qui avec des épées et des sabres, qui avec des fusils, des révolvers, des mousquetons d’artillerie, qui avec des canons. Peu importe que leurs actions fussent habillées de discours justificatifs : libération des peuples du joug de l’esclavage, de l’idolâtrie, de l’arbitraire, de la colonisation, de la dictature des potentats de tout acabit. Tous ont été et restent des « sauveurs », « suprêmes », pour la plupart d’entre eux. Que cela enchante ou pas, le décochage ou le crépitement des armes est toujours là. Que faire alors ? Comment composer avec la frange armée de la société ? Le formulaire lapidaire dont on se gargarise : « il faut que les militaires rentrent dans leurs casernes et remettent le pouvoir aux civils » suffit-il à résoudre nos maux, à guérir nos plaies, à ramener nos victimes sur terre ? Les civils seraient-ils des immaculés ? Suffit-il qu’ils soient au pouvoir pour garantir la paix et la sécurité, remplir leur contrat social avec le peuple face aux défis à relever que l’on peut loger dans le générique développement économique, social, sanitaire, éducatif etc. ?

Mais qu’on se le tienne pour dit ! Même si la mission de la Transition est pro tempore, elle ne devrait jamais oublier, fondamentalement, de relayer la vox populi, la voix du peuple, car les seuls garde-fous du pouvoir sont le peuple, le peuple, forteresse inexpugnable, héros sublime des temps ! Il peut être bridé, réprimé, mais il finit toujours par se réveiller. Aussi intransigeant envers l’imposture qu’il l’a été à l’intimidation, le peuple du Mali, gageons-le, restera débout sur les remparts.

La dignité du peuple, voilà le maître mot ! La problématique des valeurs, voilà la question centrale ! Fixons un seuil de vertu républicaine dans nos actes, nos comportements, nos rapports aux institutions, en termes de places, d’avantages, de privilèges, pour les familles, les proches, les relations, les militants, tout en sachant que nous ne sommes ni des anges, ni des démons. Nous sommes des humains.

Mon basique coranique m’a appris que l’homme est fait d’argile et d’eau, que les anges sont immatériels, tout de pureté et de lumière, qu’ils n’ont pas de progéniture, au contraire des humains. Mais oh ! Honneur des honneurs, ils reçurent d’Allah l’ordre de se prosterner tous ensemble devant Adam, le premier homme.

Satan, ou Iblis, ou le Diable, le démon qu’on a personnifié, est un ange déchu, qui n’a pas accepté de se soumettre à Adam, un banal humain de terre et d’eau pour lui. Allah l’ayant alors chassé du paradis et maudit, il a entrepris de manipuler Adam et Awa – l’épouse d’Adam façonnée de sa côte – et les a conduits à la faute de la désobéissance envers Allah. Le couple originel, rongé par le remords, a quémandé et obtenu la grâce d’Allah. Mais Satan, a dit Allah, sera toujours pour l’Homme un ennemi évident. C’est pourquoi l’Homme doit le chasser sans discontinuer par des formules ou par un énorme effort de volonté. La grande affaire !!!

Nous ne sommes donc ni ange ni démon. Nul besoin de flatter en nous l’ange et de vouloir usurper ses vertus. Nul besoin d’accuser en nous le démon et d’endosser son costume d’enfer. Nous sommes des humains, avec nos qualités et nos défauts, nos grandeurs et nos faiblesses, nos petites misères, nos ambitions et nos calculs, nos portions de douceur et de violence. Malgré nos stigmates de « malédiction originelle », nous avons nos potentiels de tolérance, de bonté, de générosité, d’empathie, de solidarité, de résignation, d’aptitude à nous ressaisir, à accepter et à demander pardon. Ni Ange ni Démon ! Le défi de l’humain est de s’élever au-delà de lui-même, d’aspirer à sa réserve de vertus, de la cultiver et de l’entretenir comme un jardin. L’élévation de l’Humain au-dessus de l’Humain, là est la direction de la vertu.

Excellence Bah N’Daw, acteurs décisionnels du Mali, attelez-vous à atteindre cet idéal. Peuple du Mali ! Attelle-toi à les y pousser dans ce sens !  A chacun sa part de partition.

Étonnons le monde !

Le pouvoir, la grande convoitée ! Vivons sa pratique comme une désespérante solitude, sans grelots tintamarresques, comme un sacerdoce, sans courtisans, sans flagorneurs, dans l’humilité la plus absolue, la plus contraignante, la tête remplie, que dis-je, débordée à éclater de pensées pour le peuple, rien que le peuple, sans cette démagogie phraséologique que l’hypocrisie revêt de ses miasmes. Pour parvenir à une telle élévation, prenons garde à nous prémunir contre tous les fléaux découlant de ces mots en ismes à connotation négative : favoritisme, clientélisme, népotisme, populisme, angélisme, opportunisme, larbinisme, laxisme, affairisme, triomphalisme et que sais-je encore ?

Faisons de ce temps de transition un temps de travail, de désintéressement, de rigueur et d’humilité, un temps de vertu. De grâce ! Renonçons à toutes ces cérémonies, festivités et commémorations budgétivores et tapageuses, à tous ces cortèges officiels de nos voitures à tous, grosses cylindrées ou petites, motards, pick-ups, véritables bolides spectaculaires, lancés sur nos voies à hurle-vent, sirènes stridentes et dérangeantes, héritage répréhensible d’un pouvoir obnubilé par le m’as-tuvisme et le plein-la-vue, l’impressionnisme en un mot. Tenez-nous en au minimum protocolaire et sécuritaire, cravatés ou gros-bouboutés, galonnés ou grosses-bottés, gros-foulardées, perruquées ou longs-talonnées, c’est comme on veut. La grandeur réside dans la simplicité. Moins on est visible, plus on est vu ! La clarté éblouissante du pouvoir attire inexorablement son contraire : l’obscurité sépulcrale.

Soyons humbles. Soyez humbles, autorités de la Transition en voie d’installation. Soyons tous humbles.

Étonnons le monde !

Bamako, le 26 septembre 2020

Adame BA KONARÉ.

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48 COMMENTAIRES

  1. POURQUOI TON MARI AOK N’A PAS ORGANISE UNE CÉRÉMONIE DE DEUIL NATIONAL POUR MODIBO KEITA DONT IL SE RÉCLAME TOUJOURS. DE 1968 A 2020 LE MALI A ETE DIRIGE PAR DES RESPONSABLES MINABLES CE QUI JUSTIFIE LA SITUATION ACTUELLE DU PAYS.

    • 🚨c est faux!🚨
      les maux du Mali remontent a l arrivee de l islam au Mali! pour ce qui concerne le Mali post colonial, comment peut on parler de malheurs en oubliant la France faciste esclavagiste et raciste calfeutree dans les droits ‘de l homme’ et la ‘ libertee egalite fraternitee’ des hypocrites de croyance?

      pour qu est du Mali de 1960 a aujourdhui, ce sont les consequences de la 2 guerre mondiale financiere et monetaire, de la planification et preprogramation de nos pseudo intellos dont Modibo Keita, Mamadou Konate et bien d autres normaliens de la brousse senegalaise et du cage de William Ponty, nid a larbins comme si les larbins des arabes ne suffisaient pas! on en a ajoute d autres plus idiots trainant derriere soi casseroles tambours marmites en haillons et cravates parlant francais en autres forcenes comme leurs cousins priant et recitant en arabe!….

      …..le malheur du Mali tu dis?…..

  2. 🗿FAAROHW, KAFAAROHW, FAAROH FIN DENW! MAASEBEH DENW!🗿

    😂VOILA LA VERITEE CRUE SANS LANGIE DE BOIS, LA DIFFERENCE SI VOUS NE LA CONNAISSEZ PAS , LA CONFUSION S INSTALLE AVEC LE YEREDONBALIYA😂

    🗿ADAMA DENW TEH MAANINFINDENW YEH!
    ADAMADENW YEH DJIHADI DENW YEH,BINKANIKELAW, NGALONTIKELAW,YURUKU YURUKU MAAW,NAAMA DENW.🗿
    🗿MAANIN FIN DENW YEH FAAROH FIN DENW YEH! ILS SE RECONNAISENT EN FAAROH ET SONT TIEHFAAROH ET KAFAAROHW, YEREWOLODENW,SOMAAW!🗿

  3. #Moussa Traore / UDPM /23 longues années de galère / Échec Total
    #Amadou Toumani Toure / CTSP /transition avec les espoirs en attente.
    #Alpha Oumar Konare /ADEMA PASJ /Un historien et pourtant toutes ses actions prouvent autre chose
    Il ne fait que des monuments inutiles lorsque les Maliens ont besoins de ponts ,de routes et d`échangeurs /cas de la tour de l`Afrique /de l argent jeté par la fenêtre /cette tour avec ses bouchons qui étouffe tout Bamako.
    Pire il brûle les armes du pays au nom de quel paix?
    pire il refuse de lutter contre la corruption et pourtant qui était son créneau avant son arrivée au pouvoir /A la fin de son mandat il fait du spectacle faisant semblant de lutter contre la corruption avec quelques arrestations sans saisir leurs milliards détournés ,ces gens seront libérés plus tard et mènent la belle vie avec l`argent volé au détriment des populations en souffrance
    #Amadou Toumani Toure / MAJORITE PRESIDENTIELLE /Gros travailleur mais refuse de mettre fin a la corruption et pourtant c`etait un des points phare de la révolution de mars 1991/ il manque d`initiative Alors / LA FRANCE AVEC LA COMPLICITE DE CERTAINS FILS DU PAYS (LA CMA) S`EMPARENT DU PAYS POUR VOLER L`OR ET CERTAISN MINEREAUX RARES AU NORD MALI /l`or est un élément sacré /ces gens seront maudits par la malédiction de l`or tôt ou tard.
    #Amadou Aya /CNDRE
    Les populations espèrent mais aucune action de leur part pire ils pillent les banques du pays soif d`argent..
    #Ndioncounda /transition
    Monte au pouvoir mais aucune action notable sur les attentes des populations /toujours le statuquo…les gens continuent de piller les ressources du pays en toute impunité aucune lutte contre la corruption beaucoup plus de milliardaires encore et encore……
    #IBk /RPM /Une gestion clanique familiale pitoyable toujours des milliardaires sur les ressources de l`état. un vrai partage de gâteau au détriment des populations
    pire /l`armée n as pas le droit de faire des actions offensive sans la france /pendant ce temps la france et certains fils du pays volent l`or et les ressources rares du pays au nord Mali.
    Il est chassé du pouvoir par les populations en colère et des militaires de bonne volonté……….

    • ALORS EN BON MATHEMATICIEN QUEL EST LE FACTEUR COMMUN A TOUS CES POUVOIRS DEMOCRATIQUES? LA REPONSE EVIDENTE ” LA SAINTE C O R R U P T I O N “. ESSENCE DE LA RELIGION QUI S APPELLE ” DEMOCRATIE” PARTOUT DANS LE MONDE REGNE LA “VOLEUROCRATIE” APPELLEE “DEMOCRATIE”, PARTOUT DANS LE MONDE!

      🗿LA CORRUPTION VIENT AVEC TOUTES LES CONVERTIONS DONT L HUMAIN S ASUJETIT, CONVERTION RELIGIEUSE,IDEOLOGIQUE,ET AUTRES!🗿

  4. 😎 FAAROHW. LES BAMAKOIS DOIVENT ETRE VIGILENTS ET REFUSER DE SE FAIRE MANIPULER PAR LES POLITICIENS DE L ERE KONARE 😎

    🚨 LA CULTURE STRATEGIQUE DE TUER LES MALIENS ET FAIRE TUER LES MALIENS POUR FAIRE BASCULER LE POUVOIR A COMMENCE AU NORD AVEC LES REBELIONS QUI FONT PERDRE CONFIANCE AU PEUPLE EN LEUR GOUVERNANTS.🚨

    CETTE STRATEGIE A TOUJOURS ETE PREPAREE ET EXECUTEE AU NORD DU MALI, ELLE EST DESCENDUE A BAMAKO EN 1991, BEAUCOUP DE POLITICIENS MALIENS DE 1991 SONT DE CETTE CULTURE, ILS L ONT MISE EN PRATIQUE AU CENTRE ,NORD ET DESORMAIS A BAMAKO L EPICENTRE DU POUVOIR….

  5. Le CNSP a eu le culot de laisser Sanogo se pavaner , en fanfaron le
    22 Septembre, avec le sang à la main.
    Ma première déception de la junte a été ce jour. Merci Madame Konare pour votre si longue contribution 😂

    • avant Sanogo, Abedine pavanait deja pourtant il a fait tuer des maliens innocents….

      L IMPUNITEE EN TOUT, AMENER LES CIVILS JEUNES MALIENS A LA MORT DURANT DES MANIFESTATIONS (MARTYRS OU CHAHIDS) , ONT PRIS LEURS RACINES ET SE NOURRISSENT ENCORE AUJOURDHUI DANS LA PERIODE ALPHA OMAR KONARE, LE MARI DE L AUTEURE! LES POLITICIENS DE L ERE ALPHA SONT DEVENUS CES PILLEURS ET TUEURS DU PEUPLE EN MASSE POUR PRENDRE LE POUVOIR, C EST DESORMAIS LA TECHNOLOGIE UNIQUE AU MALI.

  6. Un beau texte. Une si longue lettre que tout Malien doit de la lire et de la comprendre. Felicitations, Mme la Présidente et vivement la prochaine lettre.

  7. 🤣 SATAN, ce mot qui veut dire VAILLANT DEFENSEUR ET COURAGEUX COMBATANT, DIGNE ET FIDEL,…🤣
    ou Iblis, ou le Diable, le démon qu’on a personnifié, est un ange déchu, qui n’a pas accepté de se soumettre à ADAM 🤣 NOM QUI VEUT DIRE SIMPLEMENT LA TERRE 🤣 , un banal humain de terre et d’eau pour lui. Allah l’ayant alors chassé du paradis et maudit, il a entrepris de manipuler Adam et Awa,🤣 AWA OU EVE EVEN QUI VEUT DIRE LE CIEL 🤣 – l’épouse d’Adam façonnée de sa côte (QUELLE IDIOTIE)– et les a conduits à la faute de la désobéissance envers Allah . Le couple originel, rongé par le remords, a quémandé et obtenu la grâce d’Allah. Mais Satan, a dit Allah, sera toujours pour l’Homme un ennemi évident. C’est pourquoi l’Homme doit le chasser sans discontinuer par des formules ou par un énorme effort de volonté. La grande affaire !!!

    🚨….HISTOIRE A FAIRE DORMIR DEBOUT , RECITEE ICI PAR ”UNE INTELLECTUELLE FRANCO-ARABE” , UNE DE NOS MERES, ETALON DE MAMANS QUI ONT SUCCEDE A NOS ‘CHERES GRANDMERES ,…..CA MONTRE LA GRANDEUR DE LA MERDE DANS LAQUELLE NOUS SOMMES 🚨

  8. Bizarrement cette dame ne parle pas de l’échec qui a suivi la période de Moussa Traoré. Elle oublie volontairement d’écrire sur la dégringolade que le pays a connu sous le régime de Alpha. Les dix ans de Alpha ont fait que le Mali a pris un très mauvais départ dans sa démocratie et ça, elle n’en parle pas.

    • FAAROHW 🗿LES DIGNES MALIENS N ETAIENT MEME PAS A BAMAKO A PLUS FORTE RAISON LA PLACE DE LA DEPENDENCE PRES DU GRAND CENTRE CULTUREL FRANCAIS PLUS IMPOSANT QUE LE MONUMENT! 🗿

      😂A LA PLACE DE L INDEPENDENCE IL Y AVAIENT DES VOLEURS, DES PILLEURS, DES FORCENES, DES INGRATS, DES TRAITRES, DES URURPATEURS, DES FENEANTS, DES INCONSCIENTS MANIPULES, DES MANIPULATEURS, DES PRIEURS ECERVELLES DES BOUFFEURS DE DENIERS PUBLIQUES! 😂

      🗿CHACUN QUI ETAIT A CETTE PLACE DES MOIS DURANT SE RECONNAITRONT DANS CES QUALITES CI DESSUS CITEES !🗿

  9. Je n’ai pas pu terminer la lecture. Mais il n’ya pas eu de révolution du peuple en 1991. L’histoire a démontré que la démocratie n’a jamais été une aspiration profonde des maliens. Et la refondation tant prônée passe par l’adaptation de votre démocratie à nos valeurs fondatrices ; à commencer par la révision de la constitution de 92 pour enlever ce préambule dont vous faites allusion.

  10. @AISSATA 29 Sep 2020 at 15:05

    🚨c est faux!🚨
    les maux du Mali remontent a l arrivee de l islam au Mali! pour ce qui concerne le Mali post colonial, comment peut on parler de malheurs en oubliant la France faciste esclavagiste et raciste calfeutree dans les droits ‘de l homme’ et la ‘ libertee egalite fraternitee’ des hypocrites de croyance?

    pour qu est du Mali de 1960 a aujourdhui, ce sont les consequences de la 2 guerre mondiale financiere et monetaire, de la planification et preprogramation de nos pseudo intellos dont Modibo Keita, Mamadou Konate et bien d autres normaliens de la brousse senegalaise et du cage de William Ponty, nid a larbins comme si les larbins des arabes ne suffisaient pas! on en a ajoute d autres plus idiots trainant derriere soi casseroles tambours marmites en haillons et cravates parlant francais en autres forcenes comme leurs cousins priant et recitant en arabe!….

    …..le malheur du Mali tu dis?…..

  11. 🤣 FAAROHW, LES GENERATIONS DE NOS MERES ''LETTREES'', CATASTROPHES, DEPUIS NOS GRANDMERES CHERIES 🤣

    L AUTEURE SUR LA PHOTO, TOUT COMME LE CONTENU DE L ARTIQUE, SEMBLENT SERPENTER DANS LA LUMIERE VIVE DES TREFONDS AUX COTES DES TRIPLES TENEBRES EN DENSITEE.

    …LA DAME DEPUIS QUELQUES TEMPS ZIG ZAG NE SACHANT PAS VRAIMENT QUE FAIRE DE SOI, SIGNE QUE SON MARI N EST PLUS JAMAIS QUE SON PROPRE OMBRE ET ELLE? ELLE NE SAIT PLUS…

  12. En dépit des étiquettes ou des casseroles dont on les accable (elle et son mari) je pense qu’elle fait preuve de discernement dans chacune de ses sorties. Morceaux choisis :

    “Très vite, l’équipe de la transition devrait prendre la mesure de la situation, dans des choix clairs et sans équivoque. Oui, en ces moments âpres et indécis, je dis que la partie qui se joue est très sérieuse. Ce dont nous avons besoin, ce n’est ni de replâtrage et de rafistolage, ni même de rénovation, mais d’audace, d’innovation hardie, d’invention et de réinvention. Ce dont il s’agit, c’est une redéfinition et une reprogrammation de tous nos logiciels de gestion républicaine et démocratique, voir une remise à plat institutionnelle”.

    Ou encore:

    “La grande parenthèse collaborationniste ouverte ces dernières années par des partis politiques n’appartenant pas à la formationdu président sortant qu’ils ont rejoint pieds joints, proclamant véhémentement qu’ils sont de sa majorité, ne devrait-elle pas être fermée ? Cet alignement, hélas, a eu comme résultat de dévoyer ces partis, de les sortir de leur ligne idéologique et d’entraver le débat et l’apport d’idées contradictoires nécessaires à toute démocratie. La gestion inclusive du pouvoir, cette grande mêlée, doit être proscrite”.

    A méditer chers amis !

  13. LA DEMOCRATIE EST UNE MERDE QUI A RUINE LE MALI EN CREANT DES POLICARDS ET DES ENEMIS INTERNES DU MALI.
    CES POLITICIENS QUI NE SAVENT QUE: Voler, Tuer, Tricher, Détourner, mentir, forniquer et trahir.
    même le Satan ne fait pire que nos politiciens.
    CHAQUE BON MALIEN EST CAPABLE D’APPORTER SA PIERRE A L’EDIFICE SANS ETRE UN GOUVERNANT.

  14. Tu aimes Moussa , mais pas tous les maliens, j’ai fait tout le régime de Moussa Traoré, il ne sera jamais aimer à Sikasso , il a fait ce qu’il pouvait faire pour le Mali mais son bilan est sombre , plus intéressant encore que celui d’IBK en matière de gouvernance, trop de sang coulé sous le régime de Moussa, aucun sikassois ne sera fier de son enfant agent des eaux et forêts du Mali, renseignez vous. plus de dignité au Mali, Merci Adam Ba pour ce texte qui nous interpelle tous, que Dieu veille sur le Mali , mais la corruption est à la base du sous développement du Mali et nous avons tous peur pour les jours à venir si les dirigeants ne changent pas à temps, car la jeunesse à l’œil sur leur investissement et leur train de vie. Prenons l’exemple sur vos voisins : Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana, Mauritanie, même le Burkina Faso, plus d’usine au Mali, chacun a travaillé pour sa poche depuis 1991 à nos jours.

  15. Tell him.
    Doctor Nasser, il faudra prendre ton mal en patience car dans ce pays il faut savoir manier le kalacnikov pour avoir du respect et sa part du gateau. 😁😁😁

    Kin-ke prie pour lui, ce Doctor honorus causa.

  16. TOUS LES MAUX DONT SOUFFRENT LE MALI PRENNENT LEUR SOURCE DANS LE MALI DE 1968 A 1991. UNE PÉRIODE DE MALHEUR AVEC SON COROLLAIRE DE MAUVAISE GOUVERNANCE. GMT et ses acolytes ont saboté le régime de modibo keita, ternir son image, mentir sur lui mais le temps est le meilleur juge.

    • GMT est parti digne avec tous les honneurs du peuple malien. Celui qui des comptes personnels à régler avec lui n’a qu’à lui rejoindre dans l’au-delà!
      Que son âme repose en paix.

  17. Bonjour,

    Ce discours de Mme Adame Konaré est un imbroglio de phrasiologies sans fil conducteur apparent. On note quand même le refus de l’injustice (faire aussi des funérailles nationales bien méritées à Modibo Keita, le père de l’indépendance) Et refus de l’impunité (est-ce que ça toujours été le cas au Mali ?) et le fait d’appeler tous les Maliens à être Humbles et protéger la Démocratie contre la terreur.

    Par Dr Anasser Ag Rhissa, ex candidat au poste de président de la transition au Mali et au poste de Premier Ministre, TEL 78731461

    • Malheureux candidat a deux fois c’est vraiment dure de tomber a deux fois, mais ne perds pas patience, un jour viendra. Dans un pays ou Boua le ventru IBK le Mande Zonkeba a pu etre president pourquoi pas Anasser?

    • Son mari a oublié de faire les funérailles nationales pour Modibo?
      Pourtant il a construit une fondation pour Modibo. Mme, votre mari a servi le dictateur qui l’a même chassé pour incompétence.
      Nous pensions que vous seriez une bonne mère de famille pour prôner la paix , mais pas pour inviter les maliens sur la voie de la haine. Moussa est républicain et plus républicain que ces pseudos démocrates.
      Vous parlez des 2 procès que votre mari a organisés pour enterrer politiquement le Président Moussa TRAORE, ont été critiqués à son temps par beaucoup d’ONG, votre grâce n’a aucune importance la vie sur terre est éphémère tenez y compte. Mme en tant que grande intellectuelle, ancienne première dame du Mali , votre rôle est de faire en sorte que les maliens se retrouvent que la paix revienne en des termes d’apaisement; employons y.
      Nous le peuple malien ayant décidé de servir ce pays à quelque niveau où nous nous trouvons, avons réservé des funérailles dignes de ce nom à GMT, n’en déplaise à ceux dont même la dépouille de GMT fait peur. Qu’il dorme en paix

  18. Prière de vous taire: les deux bâtiments haut standing collés l’un à l’autre de votre jeune frère sur la route de Kati ne sont pas humbles!
    Nous savons que la morale est faite pour les autres, mais jamais pour soi!
    Et nous savons qu’au Mali, tout pouvoir qui arrive en fait une immense source de prestige et de richesses pour soi et ses parents.
    Pauvre Mali!
    Tes propres enfants continueront à t'”affaiblir et à t’humilier”.

  19. ” … Suite à des concertations nationales organisées en trois jours (10-12 septembre), une Charte de la Transition a été établie. Sous l’œil vigilant de la CEDEAO, un collège a choisi un président de la Transition, en la personne du colonel-Major Bah N’Daw qui a été investi ce vendredi 25 septembre ; il est secondé par un vice-président, le Colonel Assimi Goita. Un Premier ministre sera bientôt nommé par ce président,…

    … Très vite, l’équipe de la transition devrait prendre la mesure de la situation, dans des choix clairs et sans équivoque. Oui, en ces moments âpres et indécis, je dis que la partie qui se joue est très sérieuse. Ce dont nous avons besoin, ce n’est ni de replâtrage et de rafistolage, ni même de rénovation, mais d’audace, d’innovation hardie, d’invention et de réinvention. Ce dont il s’agit, c’est une redéfinition et une reprogrammation de tous nos logiciels de gestion républicaine et démocratique, voir une remise à plat institutionnelle… ” … ///…

    :
    “… Un Premier ministre sera bientôt nommé par ce président… “.
    C’est fait, MADAME… !
    On attend votre prochaine Lettre ouverte, pour nous dire ce que vous en pensez.
    Ce qui est sûr, c’est qu’on dit beaucoup de bien de lui, vous l’aurez remarqué…
    Mais il a aussi ses détracteurs. Déjà !

    Vivement le Mali pour nous tous.

  20. Alsace, tu dis n’avoir jamais connu le temps de feu Modibo KEITA ? Tu ne connais pas non plus Moussa TRAORE, sinon tu n’allais jamais le traiter de patriote. GMT était un sanguinaire, qui a toujours favorisé le népotisme, la corruption et le clientélisme. La jeunesse était dernière en Afrique dans toutes les compétitions. Je préfère m’arrêter là, car j’ai mal. Il était le plus mauvais des présidents du continent.

    • Mon frère,
      Je n’ai pas dit que GMT est sans reproche! Mais convenez avec moi qu’il a été jugé par une Cours d’assise (une première et la dernière pour le moment pour un Président), condamné et mis en prison pendant 10 ans. Il n’a eut la liberté que par une grâce Présidentielle! Si malgré tout, certains lui en veulent encore, c’est que ceux-ci ne reconnaissent pas les décisions des institutions de la République (Justice et Présidence). Alors, ils n’ont qu’à attendre l’au-delà pour régler leur compte avec lui et devant Dieu.
      Autrement, GMT est resté derrière les institutions de la République. Il n’a jamais fait de déclaration publique que sur sollicitation. Je ne suis pas compétent pour acquitter GMT, je dis seulement qu’il est plus patriote et plus républicains que ses successeurs à la tête de l’Etat. Il est rester digne jusqu’à sa mort.
      Restons digne en toute circonstance et laissons Dieu s’occuper du reste (surtout de la postériorité). Aussi, il faudrait que nous comprenons que le Mali ne se construira pas dans l’alimentation de la haine, de la vengeance et surtout du mensonge.

      • @super alsace: Voici la liste des officiers félons qui trahirent la république, le Drapeau national et le président Modibo Keita le 19 Novembre 1968.
        1…Le lieutenant Moussa Traoré 2… Le capitaine Yoro Diakité 3…Le lieutenant Baba Diarra 4….Le lieutenant Youssouf Traoré 5….Le lieutenant Filifing Sissoko 6….Le lieutenant Joseph Mara 7….Le lieutenant Kissima Doucara 8….Le lieutenant Tiécoro Bagayogo 9….Le lieutenant Mamadou Sanogo 10…Le Capitaine Malick Diallo 11…Le Capitaine Charles Samba Sissoko 12…Le Capitaine Mamadou Sissoko 13…Le lieutenant Missa Koné 14….le lieutenant Karim Dembélé.

        ●Moussa Traoré a fait construire le bagne de Taoudeni à 1800 kilometres de Bamako et y massacrèrent : • Le capitaine Yoro Diakité vice président du comité militaire en 1972 • Le lieutenant Colonel Kissima Doucara ministre de la défense de l’intérieur et de la sécurité mort et enterré au va-vite en 1984. • Le lieutenant colonel Tiécoro Bagayogo ancien chef des services de sécurité mort en 1984 et enterré au va-vite

        ● Moussa Traoré a fait condamner aux peines infamantes et affligeantes ses anciens compagnons d’armes pendant 10 ans dont : •Le lieutenant colonel Joseph Mara ▪︎Le lieutenant colonel Charles Samba sissoko • Le lieutenant colonel Karim Dembélé • Le capitaine Malick Diallo.Moussa Traoré a fait exiler pendant 10 ans son meilleur ami en la personne du Colonel Youssouf Traore.

        ● Moussa a décimé l’armée malienne en tuant les officiers qui sont se battus et qui ont gagné la guerre contre la rébellion separato–terroriste . Moussa Traoré a tué à lui seul en 23 ans de pouvoir sanguinaire, 87 officiers de l’armée malienne dont les plus célèbres furent le Capitaine Dibi Silas Diarra (qui a fait chanter le Chœur en langue Bwa( BoBo) la troupe de Kidal pendant la semaine de la jeunesse), Le capitaine Abdoulaye Diallo dit Dax gendarme émérite , le Lieutenant Jean Bolon Samaké militaire (un autre crack de l’armée malienne). Etcera….etcetera.

        ● Tous les 13 officiers qui participèrent au pronunciamiento de 1968 sont morts. Seul survivant le Lieutenant colonel Missa Koné . Que la terre leur soit légère.

        • Kinguiranke, bravo, on appelle ca des arguments. Merci pour toutes ces informations qui balayent l’ignorance de la tete des maliens. Nous qui ne connaissons pas notre histoire et qui adorons des gens qui sont à la base de la destruction du Mali. Modibo Keita avait arraché le Mali de la main des colons, et Moussa a remis le Mali aux colons. Ce qui a fait reculer le Mali jusqu’à nos jours. Esperons que la base que le CNSP a commencé à poser nous permettra de faire un nouveau redemarrage.

        • GMT est parti digne avec tous les honneurs du peuple malien. Celui qui des comptes personnels à régler avec lui n’a qu’à lui rejoindre dans l’au-delà!
          Que son âme repose en paix.

    • Mille fois merci baron. moussa est a tét un piètre Présdent. il a ouvert le bal des putsch et il a massacré ses conjurés, clochardisé les enseignanuts à cause de Modibo kéita qui n’a pas eu droit à des funérailles nationales. Un jour, kan je serai Président, mon 1er décret sera l’incarcération de tous les anciens putschistes en vie.

  21. Une honte pour le mali -quoi que tu fasses nous aimons Moussa et prions pour le repos de son ame Mme KONARE gardes tes lettres et autres a tes petits enfants .

  22. Madame KONARE,
    Ce n’est vraiment pas digne de l’épouse du premier Président du Mali d’après les évènements de 1991! Où est votre mari depuis cette crise? Voila un couple Présidentiel que j’ai défendu sur tous les cieux, mais qui ne méritait pas la confiance du peuple malien. Vous avez été ingrat envers le peuple malien! Vous avez tué la démocratie dans l’œuf.
    Vous ne faites vos sorties que pour attiser les feux de la “DIVISION et la DESUNION NATIONALE”. Depuis votre article sur les conflits au centre, je vous déteste à jamais et que vous rentrer définitivement votre machin de “association de communautarisme”.
    C’est dommage que GMT s’en est allé sans que toutes les vérités ne soient connues. Je n’ai pas connu Modibo et ne peux donc pas le juger! Des cinq (5) Présidents que j’ai connu, Moussa reste le plus patriote et le plus républicain. Je suis dessolé si j’écorne les sensibilités des uns et des autres, mais Moussa a été combattu sur la base du mensonge! Les vrais bourreaux des évènements de 1991 essaient toujours d’entretenir ce mensonge pour se protéger soit même. Malheureusement, ils ont réussi à conquérir les cœurs de beaucoup de victimes. Mais, la vérité finira par s’éclater un jour.
    Moussa a été patriote et républicain, il a donc mérité tous les Hommages ainsi que les funérailles nationales.
    Puisse Allah lui accorde le pardon ainsi que pour tous nos morts.
    En toute circonstance, restons digne et Dieu s’occupera du reste.

    • SACHONS RAISONS GARDER ADAM ET SON MARI ALPHA LE SAIT BIEN QUE LA DEMOCRATIE DE 1991 A ETE CONCUE SUR LE MESSAGE MANASSA AUSSI ETAIT BIEN AU COURANT QU’ELLE A FAIT CE PROCES EN FAVEUR DE ALPHA ET CONSORTS POUR ÊTRE AMBASSADRICE DU MALI EN ALLEMAGNE APRES MOUSSA S’EST REMIS AU BON DIEU QU’IL EST SORTI VAINQUEUR DONC LA ROUE CONTINUE DE TOURNER POUR ATTRAPER TOUS SES MALHONNÊTES ET INCONSCIENTS REUNIES A BON ANTENDEUR SALUT QU’ALLAH NOUS FASSE MISERICORDIEUX ET SOIT TOUJOURS SATISFAIT DE NOS BONNES OEUVRES YARABI

    • Allah ne peut lui accorder son pardon sans l kil paye le tord causé à autrui à commencer par le 1er Président emprisonné durant 9 ans et empoissonné par le régime du GMT. La nuit où ATT et Kafougouna ont arrêté GMT, d’après Me Demba Diallo il s’est souvenu qu’il y a Dieu en disant “je m’en remets à Dieu’. Kan il tuait les autres, il n’a pas pensé à dieu. Moussa a arriéré le Mali pendant 23 ans. Il n’arrive même pas à la cheville des 8 ans de Modibo.

      • …VA APPRENDRE QUI MODIBO KEITA A TUE!…

        QUEL ROI OU PRESIDENT N A PAS TUE?

        FILY DABO SISSOKO?

        LES MORTS SOUS ATT (BERETS ROUGES ET VERTS)?

        TIEHWOULEN KONATE EST MORT AU MALI , DIT-ON LES 4 PNEUS DU 4X4 ONT EXPLOSES, COMMENT?

        LES DICKO, CHERIF NIORO, CHOGUELS ONT SACRIFIE LES JEUNES POUR FAIRE TOMBER IBK…

  23. AVONS NOUS BESOIN DE CHARIA, MEME DU MOT DANS NOTRE VOCABULAIRE? FAAROH PENSE QU ADAM KONARE EST AUSSI PERDUE QUE MAHMOUD A CE STADE DE MA LECTURE!

    Et pourtant ! Mahmoud Dicko n’a jamais parlé de guerre sainte, il n’a pas placé son mouvement sous le signe de l’islam. Il n’a pas cassé la baraque avec le baton ou le sabre du prêcheur. Il n’a jamais clamé : « je veux instaurer la Sharia ». La sharia dont il parle est la sharia du vocabulaire du Malien moyen,😷 globalement musulman😷, qui s’esclaffe toujours, lorsque l’on emprunte un chemin qui ne semble pas juste, « ni tèshariyayé ».Cela n’est pas la sharia, ce n’est pas la voie d’Allah.

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