Arrogance, agressions, accusations : Real Madrid n’en finit plus de dépasser les limites
Hier soir, les Merengues étaient plus que frustrés après leur élimination de la Ligue des Champions par le Bayern Munich. Mais à l’instar du Barça, l’autre grand d’Espagne a affiché un comportement plus que critiquable.
Le football espagnol a perdu ses deux représentants les plus emblématiques dès les quarts de finale de la Ligue des Champions. Le FC Barcelone s’est cassé les dents sur l’Atlético de Madrid, tandis que le Real Madrid a cédé dans les derniers instants face au Bayern Munich. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux cadors ibères sont plutôt de très mauvais perdants. Côté blaugrana, Raphinha s’en est pris aux fans rojiblancos à l’issue du match, tandis que son président, Joan Laporta, n’a pas trouvé mieux que de cartonner l’arbitre du match, Clément Turpin. Tout ça, sans oublier la plainte déposée auprès de l’UEFA la veille de la rencontre… pour une pelouse pas assez tondue.
Si les Blaugranas ont manqué de classe avant et après leur quart de finale, le Real Madrid n’a rien à leur envier. Avant son choc face au Bayern Munich, la Casa Blanca ne s’est pas vraiment présentée à l’Allianz Arena avec humilité. Certes, les Merengues sont les rois incontestés de la Ligue des Champions avec leurs 15 sacres, mais ils ont fait preuve d’une certaine arrogance à l’heure où leur équipe jouait l’un des derniers matches pour s’éviter une saison blanche. «Une remontada ? C’est pour cela que nous sommes ici », lâchait le président Florentino Pérez avant le match. Et que dire d’Alvaro Arbeloa ? Pas franchement encensé pour son parcours à la tête du Real Madrid, l’entraîneur espagnol s’était permis une sortie osée en conférence de presse, en affirmant notamment que le meilleur joueur du Bayern au match aller avait été Manuel Neuer, alors que son équipe avait été sérieusement malmenée, notamment par un Michael Olise en feu.
Des cadres qui dépassent les limites
« D’abord, nous sommes le Real Madrid. S’il y a une équipe qui peut venir ici et faire une remontada, c’est nous. Nous n’abdiquons jamais, nous avons 15 Ligues des Champions. Nous sommes le Real Madrid. Je ne sais pas combien d’équipes dans le monde peuvent dire qu’ils ont gagné 15 fois la Ligue des Champions. (…) Pour moi, nous n’avons pas de miracle à faire. Si on avait gagné l’autre jour, ça n’aurait choqué personne. Leur gardien a été le meilleur joueur. Nous sommes capables de le faire. Personne qui connaît le Real ne pense qu’une victoire du Real Madrid serait un miracle. » C’est donc sans surprise que les Madrilènes ont remis ça à l’issue du match, après le carton rouge polémique infligé à Eduardo Camavinga. Bien aidés par les médias locaux. En Espagne, la presse madrilène a en effet rapidement choisi son camp : taper sur l’arbitre du match, M. Vincic.
« Jusqu’à ce que l’arbitre le décide. Une sortie honorable, un arbitre infâme », a par exemple écrit AS. Marca a été moins virulent, mais le discours restait le même. « Quelle injustice, Madrid dit adieu à la Ligue des Champions avec honneur. » Arbeloa a lui aussi fait part de son incompréhension en conférence de presse, mais c’est surtout l’attitude de ses joueurs qui a une nouvelle fois fait parler. Le défenseur du Bayern, Josip Stanisic, a ainsi révélé qu’Antonio Rüdiger avait encore fait des siennes, tout en échappant à la sanction. « Il m’a vu arriver et m’a chargé intentionnellement. Ce qu’il s’est passé quand j’étais à terre est inacceptable. Il m’a dit un mot, deux fois. Je ne veux pas créer de problème, mais peut-être que si vous lui demandez, il se comportera en homme pour admettre ce qu’il a dit. Je ne le prends pas personnellement. Ça arrive dans le feu de l’action. Mais je ne pense pas que ce soit acceptable ».
La Casa Blanca pas très classe
Le rugueux défenseur allemand a également été filmé à l’issue du match fonçant vers l’arbitre, accompagné par Arda Güler. Nul ne sait ce que l’ancien joueur de Chelsea lui a dit, mais son coéquipier turc a visiblement été plus offensif puisqu’il a reçu un carton rouge pendant qu’il regagnait les vestiaires. Un manque de self-control que l’on a pu constater aussi chez l’expérimenté Dani Carvajal. « C’est de ta faute, c’est de ta putain de faute », hurlait le défenseur sur M. Vincic après le rouge infligé à Camavinga. Une succession d’événements peu flatteurs pour l’image d’un club qui s’est souvent vanté d’être une institution de gentlemen. Et ce n’est pas fini puisque El Chiringuito assure que les joueurs du Real Madrid auraient décidé de ne pas faire la traditionnelle haie d’honneur au champion d’Espagne le 10 mai prochain lors du Clasico, si le Barça est sacré avant ce choc…
Un manque de classe et de fair-play que la Casa entretient depuis des mois, voire des années. En Liga, bien avant de se retrouver à neuf points du FC Barcelone, le Real Madrid n’a cessé de multiplier les charges à l’encontre des arbitres du championnat espagnol via sa chaine officielle, Real Madrid TV. « M. De Burgos a commis des erreurs flagrantes et injustifiables contre le Real Madrid. C’est lui qui leur a le plus nui. La Liga est corrompue. Le Real Madrid a écopé d’un retrait de quatre points à cause de l’affaire Negreira. De Burgos est l’un des arbitres les plus indisciplinés envers le Real Madrid. Il y a irrégularité car la VAR n’intervient pas. C’est arrivé à Vallecas et à Gérone. Et c’était déjà le cas l’an dernier, alors que le Real Madrid avait six points d’avance sur Barcelone (…) Et qui est le vice-président de la Fédération ? Javier Tebas », lâchaient les commentateurs de la chaine en décembre dernier, après un match nul à Girona (1-1). Enfin, comment ne pas évoquer l’absence du Real Madrid des deux dernières cérémonies du Ballon d’Or. Assurés de ne remporter aucun trophée majeur, les Merengues ne semblent se déplacer qu’en cas de victoire.
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