Les premières surprises de la Coupe du monde

La force des grands événements fait que l’on a très vite tendance à tirer des conclusions après quelques rencontres et seulement quelques jours de compétition. Hâtives ou non, ces conclusions alimentent tous les débats et des résultats surprenants aux joueurs que l’on n’attendait pas à ce niveau, sans oublier les premières polémiques, la première semaine de compétition s’est montrée grandement animée à la Coupe du monde de football…

17 Juin 2026 - 12:10
17 Juin 2026 - 12:10
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Les premières surprises de la Coupe du monde

Le rythme infernal de Gianni Infantino 

Il suffit de regarder le calendrier des matchs pour comprendre que le rythme de 104 rencontres au gré de cinq semaines de compétition est infernal pour les officiels. Ajoutez à cela les distances se comptant en plusieurs milliers de kilomètres entre les stades qui accueillent la Coupe du monde et la présence permanente de Gianni Infantino aux matchs n’en finit plus de surprendre.

Le fait que le président de la FIFA assiste au plus de matchs possibles n’est pas surprenant en soi, mais qu’il soit capable de rejoindre des stades éloignés en donnant l’impression de se téléporter, l’est plus. Choyé par les partenaires et persona grata auprès des autorités locales - surtout aux États-Unis, l’ancien secrétaire général de l’UEFA utilise un jet privé mis en place par… Qatar Airways, partenaire majeur du régisseur international du ballon rond. Avec une escorte permanente, des moyens de communication digne d’un président de grande puissance et des apparitions publiques très contrôlées, comme dans le vestiaire iranien, Gianni Infantino est évidemment l’un des personnages clés de cette première semaine de CDM.

Les pauses fraîcheur ne font pas l’unanimité

À la base, les pauses fraîcheur mises en place par la FIFA pour l’intégralité des 104 rencontres de cette Coupe du monde devaient soulager les joueurs face aux fortes chaleurs attendues sur le continent nord-américain. La version est officielle, bien huilée, mais elle diffère très grandement de la réalité après moins d’une semaine de compétition. Quel est le réel intérêt d’une pause fraîcheur dans un stade climatisé ou lorsque les températures extérieures sont aux alentours des 20 degrés ? La vraie raison est bien plus pécuniaire et surprend moins… Ces pauses fraîcheur permettent surtout aux diffuseurs de s’octroyer de nouveaux créneaux de publicité et ainsi, d’augmenter leurs revenus.

Cela ne change pas le résultat du match sur Flashscore mais comme lors de Brésil - Maroc ou de Pays-Bas - Japon, le momentum et la domination d’une équipe peuvent être altérés avec ces pauses qui ressemblent à des temps-morts au basketball, au hockey ou au handball. Concernant le dernier match cité, l’illustre Virgil Van Dijk a, en principal protagoniste, pu se faire son propre avis. Habituellement très franc, le joueur batave de Liverpool s’est montré très clair au micro de la BBC : il déteste ces pauses. En se mettant à la place des téléspectateurs, il a critiqué ce choix.

Plus logiquement, Rudi Garcia lui, les apprécie. Alors que la Belgique était menée au score, la pause fraîcheur a ressemblé à un temps mort, un “coaching break” selon les dires du Français à la tête des Diables Rouges. Qu’importe l’avis au final, ces pauses obligatoires font parler.

Le remue-ménage de la Tunisie

Si la Côte d’Ivoire, la Belgique ou le Cap-Vert ont déjà fait honneur au continent africain sportivement parlant, la Tunisie a elle, fait parler d’elle bien différemment. Cela peut surprendre mais bien que l’on assiste pas au premier limogeage d’un sélectionneur pendant une Coupe du monde, Sabri Lamouchi a fait les frais des décisions tranchées de sa fédération.

Sèchement battus par la Suède (5-1), les Aigles de Carthage ne seront pas dirigés par le Franco-Tunisien lors du prochain match face au Japon. Habitué des sélections africaines et déjà contacté par la fédération à la suite du lourd revers tunisien (5-0) en amical face à la Belgique selon L’équipe, Hervé Renard va se retrouver sur un banc lors de la Coupe du monde 2026. Rien de surprenant il y a quelques mois direz-vous, avant que là encore, la surprise ait été immense lors de l’annonce de la fédération saoudienne de se séparer de son technicien à quelques semaines de la compétition… Tout va très vite dans le football.

L’exploit capverdien

L’entrée en lice dans une grande compétition internationale n’est jamais simple et parfois, le statut de grand favori, y compris face à une nation établie comme un des petits poucets, n’est pas un cadeau. L’Espagne en a fait les frais et l’amère expérience lors du nul 0-0 face au Cap-Vert. Pour l’État insulaire africain, ce premier point et ce résultat sont des exploits monumentaux qui ont déjà marqué cette Coupe du monde et qui le feront au-delà de celle-ci.

Dominer n’est pas gagné et malgré 27 tirs dans le cours du match, la Roja a partagé les points et fut, malgré elle, membre de l’équation de la plus grande surprise de ce début de compétition.

Le protocole d’avant-match

En temps normal, un match dont le coup d’envoi est supposé être donné à 20h00 pétantes, démarre à… 20h00 pétantes. Cela n’aura guère surpris les habitués de la NBA et des autres joutes sportives nord-américaines mais lors de cette Coupe du monde, les passionnés du ballon rond sont surpris. Les matchs ont tendance à démarrer avec quelques minutes de retard pour deux raisons majeures. Les publicités télévisuelles, évidemment, mais également un protocole original qui, pour le coup, attire les faveurs du public.

Le scénario d’entrée des acteurs sur la pelouse laisse place au grandiose et désormais, ce sont les 26 joueurs de l’effectif qui se dressent ensemble pour l’hymne national, depuis le rond central et non plus face aux bancs de touche. Le rendu est globalement apprécié et les retours des joueurs comme des spectateurs sont très positifs.