Scission du septentrion malien : Nous avons tous une lourde responsabilité devant l’histoire

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Seule l’unité nationale nous aidera a combattre ceux qui développement les idées scissionnistes du Mali

Le Mali est un pays de brassage ethnique par excellence
Depuis un mois le septentrion du Mali est le théâtre d’affrontements entre l’armée et différents groupes d’assaillants armés dont des soldats libyens (d’origine malienne) ; récupérés par des bandits qui se réclament du MNLA, ainsi que les intégristes religieux, appuyés par des unités combattantes d’AQMI.
Dans cette ce partenaire d’ennemies du Mali, s’il y a un qui, disons-le, rend difficile la mission des forces de sécurité de sécuriser notre territoire c’est bien les bandits se réclamant du MNLA, le mouvement national de libération de l’Azawad. Cela pour certaines raisons. Premièrement, les  bandits de réclamant l’Azawad sont des maliens qui, seulement pour des raisons géographiques, se sont retrouvés dans la partie Nord du Mali. Deuxièmement nos parents de l’Azawad, naturellement, vivent parmi nous et le brassage ethnique qui caractérise le peuple malien n’a épargné aucune ethnie.

Autrement-dit on peut se tromper en considérant Touaregs tous ceux ou toutes celles qui ont la peau claire.
Si l’on se réfère à la définition sociologique d’une ethnie qui est un groupe de personnes se réclamant d’une identité culturelle donnée, il est donc difficile de dire est Touaregs seulement ceux qui ont la peau claire. L’expression «  SE RECLAMER D’UNE IDENTITE CULTURELLE DONNEE » à toute son importance. Ainsi l’élément fondamental pour une ethnie n’est donc pas la couleur de la peau. Car la culture fait référence à tout ce que l’homme a d’us et de coutumes, de comportements, habitudes, de mode de vie, d’habillement, etc. En tout cas dans un pays comme le Mali où le brassage ethnique est assez développé on ne naît donc pas Bambara, Peul, Mossi ou Touareg. Mais on le devient en adoptant OU EN INTEGRANT une de ces ethnies. AUTREMENT DIT, ON NE N’EST PAS TOUAREG. MAIS ON LE DEVIENT EN ADOPTANT OU EN INTEGRANT LA CULTURE TOUAREG, dans le cas où précisément nous parlons.
La couleur de la peau est déterminante plutôt lorsqu’on parle de race. Celle-ci est définie par les sociologues comme un groupe d’individus ayant des caractéristiques héréditaires communs (couleur de la peau, forme du nez, du visage, des cheveux, etc.)
Si l’on se réfère donc à la définition sociologique d’une ethnie, ne sont pas Touaregs seulement ceux qui ont la peau claire. Donc il y a aussi des touaregs noirs, jaunes, etc. le brassage ethnique aidant dans un pays comme le nôtre.
NOTRE COMBAT N’EST PAS CONTRE UNE ETHNIE, MAIS CONTRE TOUTE PERSONNE QUI DEVELOPPE L’IDEE SCISSIONNISTE DU MALI. VOILA CE QUE NOUS DEVONS EXPLIQUER A NOS COMPATRIOTES ET A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Dans la crise actuelle que traverse notre pays, ne nous perdons pas de combat. Il serait donc dangereux et même inadmissible que certaines personnes pensent que le problème dans le septentrion de notre pays est l’œuvre uniquement d’un groupe ethnique.
L’idée scissionniste du Mali qu’elle vient de partout à travers le pays sera combattue conformément à la constitution malienne. Il faut que cela clair pour chaque malien et chaque malienne de quel bord qu’il soit.  Si cela est clair NOUS DEVONS FAIRE FRONT COMMUN CONTRE LES BANDITS QUI RENDENT INSTABLE ET REMETTENT EN CAUSE LES EFFORTS DE DEVELOPPEMENT DU PAYS

LES PARTISANS DE LA PAIX DU MNLA DOIVENT SE DESOLIDARISER DES BANDITS QUI ONT PRIS LES ARMES
Depuis l’indépendance du Mali, jamais « la rébellion » du nord n’a aussi fait parler d’elle. Les bandits dans leur dessein ont fait front commun avec « Aqmi » et pire, avec tous ces trafiquants à qui la sécurité dans la bande sahélo-saharienne n’arrange pas. Ce cocktail d’ennemies rend difficile le travail des forces armées. Face à ce cocktail d’ennemies les uns plus complexes que les autres, seule l’Unité nationale nous aidera à venir définitivement au bout de l’insécurité dans notre pays. La tâche n’est pas aisée reconnaissons-le. Raison pour laquelle, la réponse aux partisans scissionnistes doit venir de tous les maliens. Elle n’est pas seulement le travail du Président bien qu’il soit garant de l’unité du territoire nationale.
Il faut que les partisans de la paix du MNLA, notamment les leaders et autres intellectuels du mouvement, expriment clairement leur opposition aux actes en cours par ceux qui se réclament du MNLA. Pour cela, premièrement il faut qu’ils multiplient des messages et les actes  pour exprimer à l’opinion nationale et internationale leur opposition aux actes des bandits. Ils doivent le dire sans embase aux bandits.  Car l’armée doit avoir la carte blanche pour les neutraliser. Cela se fera, bien sur, aussi avec tous ce qui sont contre la scission du Mali, tous ceux qui sont pour « un Mali uni et indivisible ».
Deuxièmement, une fois que les partisans de la paix du MNLA se désolidarisent des bandits, il est important que les intellectuels au niveau national et la diaspora réfléchissent non pas sur la question spécifique du Nord mais sur l’Unité du pays avec en toile de fond le règlement définitif de la question sur la division du territoire malien que revendiquent certaines personnes.
AUJOURD’HUI, LE PROBLEME DU SEPTENTRION MALIEN EST ENGENDRE MOINS PAR DES QUESTIONS DE DEVELOPPEMENT QUE PAR LE DESIR OBSTENTATOIRE DE SCISSION DU TERRITOIRE SOUTENU PAR CERTAINES PERSONNES

LES INTELLECTUELS MALIENS DOIVENT REFLECHIR UNE SOLUTION DEFINITIVE SUR LA QUESTION SCISSIONNISTE DU MALI
Il est vrai que la question de scission du Mali n’a jamais véritablement été traitée à fond. Elle a toujours été prise en compte dans les questions globales de développement du septentrion de notre pays, notamment dans les revendications des combattants du MNLA. Il est aussi vrai l’expérience nous a enseigné que les questions de division d’un territoire ont toujours été portées par les problèmes de développement. Raison pour laquelle, le développement du nord doit être intégré dans le programme de développement global du Mali et non dans des « programmes spéciaux » qui, le plus souvent, n’ont de sens que pour leur inefficacité.
Ce n’est pas la première fois que la question d’indépendance de certaines régions du septentrion soit revendiquée par des séparatistes. La France a discrètement reçu, à l’Elysée,  une délégation des scissionnistes venus lui proposer leurs doléances. Cet acte exprime clairement l’intention de ses auteurs.
Il est temps que les intellectuels maliens, de tous bords,  abordent la question de façon spécifique et courageuse. Bien sur que la constitution malienne ait dit que « Le Mali est Un et Indivisible ». Pourquoi alors la question anime et continue d’animer des conflits ? Les partisans du scissionnisme ne reconnaissent-ils pas la constitution de février 1992  et celles d’avant ? Pourquoi les scissionnistes se cachent-ils toujours derrière des problèmes de développement ? Sont-ils entrain d’entretenir la vengeance sur la question des Touaregs ? Le septentrion malien pourrait-il être coupé, un jour,  du reste du Mali ? Pourquoi la question de scission revient à chaque fois au centre des revendications ? Des questions qui méritent une réponse. Il faut, donc, que les maliens aient le courage d’étudier à fond ces questions afin de résoudre définitivement la question de scission de septentrion qui revient au centre des revendications d’une certaine  Rebellion.

NOUS AVONS TOUS UNE RESPONSABILITE DEVANT L’HISTOIRE.  ASSUMONS-LE !
Chercheurs, étudiants, universitaires, jeunes, cadres de l’administration, intellectuels maliens de tous bords, académiciens et j’en oubli volontiers, nous avons tous une grande responsabilité devant l’histoire. Les questions de scission territoriale ont toutes un fondement complexe. L’histoire nous en a enseigné à travers l’Afrique et le monde. Pour pouvoir nous consacrer au développement de notre cher pays dans la paix et la quiétude, ne laissons pas aux générations futures le spectre d’une guerre de scission du Mali. NOUS DEVONS PRESERVER L’UNITE NATIONALE ET TERRITORIALE DE NOTRE CHER MALI.

Baye COULIBALY
Journaliste Reporter

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