Coup d’état du 22 mars et le désastre financier : Amadou Haya Sanogo responsable de la perte de plus de 1550 milliards de francs CFA

138 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Tout est mauvais qui commence chancelant : le 22 mars dernier, le coup d’Etat de la junte militaire, conduite par le capitaine Sanogo, a causé au Mali un véritable désastre financier. Au-delà du chaos politique, c’est un gouffre économique dans lequel le pays est plongé dont les effets néfastes se mesureront en terme de générations sacrifiées. Un véritable drame…

Capitaine Sanogo Amadou Haya

Ce sont les spécialistes, et pas n’importe lesquels, qui l’ont constaté : le coup militaire du capitaine de Kati a eu un coût financier insupportable pour le Mali. Il se chiffre à plusieurs centaines de milliards de nos francs. L’ardoise est tellement lourde à supporter que le Mali n’est plus au pays où l’investissement a de la valeur. Tenez : dans les récentes discussions du conseil de sécurité des Nations-Unies, où il est question d’envoyer des troupes militaires au Mali, plusieurs pays ont émis leurs réserves quant à la viabilité d’une telle option. Le problème est lié à l’engagement financier en faveur d’un pays le Mali, qui connaît  un gouffre financier abyssal, face à une opération aussi délicate que coûteuse, comme une intervention de troupes, extrêmement coûteuse à supporter.

Mais passons…Avec le coup d’Etat, les rebelles armés ont réussi ce qu’ils n’avaient pas réussi depuis plus de 50 ans de lutte ; à savoir la conquête et la mainmise sur tout le nord du pays qu’ils revendiquent aujourd’hui comme un territoire indépendant.

De plus, il y a le coût financier. Il est énorme pour le nord sous contrôle des groupes armés et pour l’ensemble du pays. Pour le nord, avec la prise de Kidal, Gao et Tombouctou, les saccages et pillages qui ont suivi ont réduit à néant les investissements publics et privés déjà réalisés dans ces zones. Vu sous cet angle, se sont quelques 700 milliards de nos francs qui ont disparu dans la nature. Cette perte concerne directement l’investissement public (banques, hôpitaux, écoles, infrastructures, administration) anéanti. Si on y ajoute l’investissement privé (cheptel, commerce général, biens divers) détruit, on ne serait pas loin des 300 milliards engloutis par le coup d’Etat militaire.

En tenant compte des chiffres réalisés par la Banque mondiale sur les richesses créées au Mali, du rapport du BIT de l’année 2010, on est à,  pour les trois régions du nord, une perte sèche de plus de 1000 milliards de nos francs. Quel gâchis financier !

Pour le cas de Bamako, c’est le même désastre, selon les économistes sérieux : comme Bamako est plus riche que les autres coins du pays, cette ville a connu près de 50 milliards de nos francs de pertes avec le saccage de son tissu économique.
La perte de richesses en 2012 pour absence de croissance de l’ensemble de l’économie malienne, selon les économistes les plus crédibles, se chiffre à quelques 280 milliards.

Selon toujours ce triste tableau, cela se caractérisera par une réduction des recettes fiscales et douanières de l’Etat. Ce fait est d’autant plus réel que les revenus des contribuables vont diminuer d’une manière dramatique, l’Etat même n’étant pas capable de faire face à l’urgence des priorités nationales de relance économique.

Cette diminution pour 2013 n’est pas loin des 163 milliards. Autrement dit, les affres économiques du coup d’Etat vont même au-delà de l’année où il s’est réalisé.

Voici le triste décor économique du fait du coup d’Etat miliaire : 1050 milliards de francs CFA de perte de richesse au nord ; 56 de perte pour Bamako ; 280 de perte liée à l’absence de croissance économique et 168 milliards de perte liée à l’absence de croissance pour l’année 2013. Le sinistre tableau fait une perte totale de plus 1554 milliards de nos francs. Ce chiffre a été discuté par des éminents économistes maliens qui sont prêts à faire la lumière sur les contours économiques de ce gouffre financier du fait du coup d’Etat de la junte militaire dirigée par le capitaine de Kati.

Va-t-on un jour exiger réparation ? L’histoire nous le dira…

F.M

 

SOURCE:  du   19 juin 2012.    

138 Réactions à Coup d’état du 22 mars et le désastre financier : Amadou Haya Sanogo responsable de la perte de plus de 1550 milliards de francs CFA

  1. dmx

    c est parce qu on se respecte pas entre nous au Mali c est pkoi ya eu des vole tt le tps ya corruption oubien celui qui a le pouvoir s enrichit et sen fou des autres et ne pense plus a l avenir du pays tt le tps c est comme ca et pour reparer cela il ne suffit pas de faire des comentaires sur maliweb , malijet ,et ni facebook . il nous faut de l action a quoi sert les autorités a quoi sert le verificateur general .

  2. On doit se lever contre les militaires de Kati et Sonogo.
    C’est eux qui ont detruit notre pay.

    • Madou

      Il faut que nos journaliste repect un peu les lecteurs. Ses chifres sont fondé sur quel base.Ou as tu collecté les informés. Ne vous assayez et ecrire des bovares pour faire revolté les gens.

  3. Desolé, mais que faire dans un pays dans lequel la passion domine toujours la raison. Le Capitaine, souffle le chaud et le froid à cause des actes posés par ses hommes qui ne font que terroriser les paisibles populations à travers tout le pays. Une seule réalité est à retenir « Le Mali n’est pas venu dans le trousseau de mariage de la maman de quelqu’un, c’est la patrie à tous les malien »

    Les vrais garçons ne sont pas seuelement, ceux qui se promènent en longeur de journée avec des armes et des uniformes. Continuer, les betises, vous trouverez les maliens devant vous, car toute chose à une limite.

    • Vraiment Zam, on en a marre avec les arrestations arbitaires des paisibles civils par les militaires incapables. Au lieu de combattre les rebelles, non ils font la guerre aux civils.

  4. Has

    Je honte d’ être malien

  5. Mais il a tué le Mali

  6. hassan

    mais le singe de sanogo n’est pas cultuvé.il reflechi sauvagement et betement

  7. Sangaré

    Ce genre d’article nous empêche de progrsser, et ceux qui s’attardent. Ce qu’on a gagné ou perdu, ou que le coup d’état soit ignoble ou quoi d’autre, on est devant le fait et il faut penser à des mesure pour s’en sortir. le coup d’état est ignoble, certes, mais ce qui l’a motivé l’est encore plus.