Exploitation d’or à Diamou :Demba Camara veut-il y fonder son royaume

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Longtemps installée à Diamou un village situé dans la Commune rurale de Méridiela cercle de Bougouni, la société Cadem dont le promoteur n’est autre que Demba Camara, un Malien anglicisé, ne fait qu’exploiter illégalement l’or qui git dans le sou sol de cette contrée lointaine du Mali. Lire notre dossier

Récemment dénoncés par des autochtones, Camara et son suppôt Karim Berthé ont déserté le site d’orpaillage de Diamou pour se terrer à Bamako. Précisément, dans une villa de Demba sise à ACI 2000 qui abriterait également le bureau de la société. Selon nos sources, il y a quelques semaines, leur cousin Youssouf Diawara qui est en train de faire de la sale besogne à Diamou aurait dit, à haute et intelligible voix, à un ancien maire du nom de Siaka, qu’ils (lui et ses patrons) sont de mèche avec certains responsables du ministère des mines. L’heure du grand déballage a-t-elle sonné? Le jeune Youssouf était-il sous un effet éthylique quand il tenait de tels propos?

Ainsi, Youssouf affirme qu’ils vont faire main basse sur le site d’orpaillage. Car on se rappelle, il y a quelques mois, Demba avait dit au chef du village que lui et ses partenaires vont construire à Diamou un certain nombre d’infrastructures de base. Cette promesse, si elle ne vise pas à berner les habitants, est à saluer à plus d’un titre. Cependant, en échange, Demba entend clôturer la superficie du site d’orpaillage. C’est là où le bât blesse. Parce que cette stratégie bien réfléchie lui permettra de contrôler le terrain, comme ça se fait en Zambie, au Zimbabwe et au Mozambique où il a séjourné, et d’y chasser ceux qui ne se soumettront pas à ses desiderata.

Par ailleurs, nous dit-on, la société Cadem vient d’accepter après une longue période de négociation de confier la sous-traitance d’autres sites d’orpaillage de Diamou à Mohamoud Cissé. Une manière pour Demba Camara et son géologue Karim Berthé de diversifier leurs potentiels d’exploitation illégale d’or. C’est dans cette optique que les grosses machines (pompes, laveuses, compresseurs et autres) restent dissimulées dans les broussailles à l’abri des yeux. Le commandant de Dogo Antambel T. Salam Djiguiba et le ministère des mines ont tout le moyen qu’il faut pour contraindre la société à se conformer à la réglementation en République du Mali. Sont-ils des complices? Pourquoi, une structure indépendante ne s’implique-t-elle pas dans ce dossier? À rappeler que depuis Novembre 2011, notre Journal attire l’attention de Amadou Cissé ministre des mines sur l’exploitation illégale d’or à Diamou par la société CADEM. Le Jeudi 17 Novembre dernier, celui-ci a dépêché sur les lieux une mission de diversion. Peu après, Demba Camara et Karim Berthé se sont éclipsés.

Enfin, selon le document intitulé : «Mines et développement socioéconomique au Mali; enjeux et perspectives», le code des investissements et celui relatif à la mine offrent des avantages sous forme attractive. Par contre, ils ne garantissent pas des contreparties avantageuses spécifiques pour l’économie du Mali. C’est le cas de toutes les sociétés minières qui opèrent au Mali dont Cadem. En sus de cette réalité déplorable, les sociétés polluent notre environnement avec des lourdes conséquences sur la vie des hommes, de la faune et de la flore aussi bien terrestres qu’aquatiques.

À noter que le volumineux document sur les mines a été conjointement édité, en Octobre 2011, par le ministère Malien du développement social, l’Observatoire du développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté ainsi que le Programme des nations unies pour le développement.

À suivre…

La rédaction

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