Editorial – Ecole malienne: De mal en pire

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Ayant perdu sa grande ferveur depuis un plus de deux décennies, l’école malienne semble de nos jours encore plus orpheline qu’elle ne l’était avant  les années 1990. Qui sont les responsables de cette descente aux enfers de l’école malienne ? A qui incombe la faute ? Je demeure convaincu que la faute incombe à nous tous. Pour la simple raison, que nous : Etat, décideurs, parents, éducateurs, partenaires et autres acteurs de près ou de loin, n’apportons plus à l’école ce dont elle a besoin : la qualité, la discipline, la rigueur, l’efficacité, entre autres.

L’école malienne dans son état actuel n’a plus où s’adosser pour se relever. Car, il lui sera très difficile de connaître son élan d’antant. Pourquoi, parce que les plus hautes autorités se désengagent de plus en plus de la gestion de l’école ; laissant des privés jaillir partout ne répondant à aucun critère normal.

Le grand mal qui touche aujourd’hui l’école malienne nous interpelle tous. Car, nous avons laissé les uns procéder à des recrutements bidons d’enseignants sans qualification, ni compétence requise pour dispenser des cours à nos enfants. Des enseignants de professions : menuisier, tôlier, mécanicien ou tailleur, ne peuvent dispenser des cours que sur les métiers qu’ils ont appris. Est-ce normal de confier un cour de français à un mécanicien ou un à menuisier ?

Le plus souvent, l’Etat n’ayant plus d’intérêt pour assurer  une meilleure école pour les fils du pays, se décharge sur les écoles ou autres établissements privés, alors qu’en toute réalité la quasi-totalité des promoteurs de ces écoles et établissements privés ont créé leurs structures pour se faire les poches et non pour former nos enfants.

Bref, est-ce devons-nous abandonner l’école dans son état actuel, ou maîtres, professeurs et élèves se partagent les mêmes grins de causerie nuit et jour. Vraiment, il est grand temps  qu’on se lève pour stopper l’hémorragie de l’école malienne. Pour ce faire, chacun d’entre nous « Etat, partenaires, parents, décideurs et éducateurs » devrait jouer pleinement le rôle qui lui est  dévolu.

Par Zhao Ahmed A. Bamba

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Morales Fasso<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 321</span>
Membre
Morales Fasso 321
4 années 6 mois plus tôt

OUFF!
Le theme est d’autant important que la crise du nord. L’instruction est la base de toute émancipation et de toute indépendance : spirituelle, culturelle, économique, …, enfin militaire.
Le Mali, il semble, ne sait pas lá oú il a perdu l’équilibre, mais se plaint haut et fort du lieu oú il tombe.
Quel serait l’avis de Dr Cheick Modibo Diarra?
La descente aux enfers de l’école malienne va de paire avec la DESTRUCTION DÉFINITIVE DU MALI et la naissance sur son territoire d’une seconde SOMALIE en afrique.
Succes au candidat á la présidentielle qui aura percu ce probléme du fond de coeur, et l’enfer á ceux qui l’ignorent encore.
Avis d’un chercheur malien en Intelligence Artificielle.

Morales Fasso<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 321</span>
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Morales Fasso 321
4 années 6 mois plus tôt

OUFF!
Le theme est d’autant important que la crise du nord. L’instruction est la base de toute émancipation et de toute indépendance : spirituelle, culturelle, économique, …, enfin militaire.
Le Mali, il semble, ne sait pas lá oú il a perdu l’équilibre, mais se plaint haut et fort du lieu oú il tombe.
Quel serait l’avis de Dr Cheick Modibo Diarra?
La descente aux enfers de l’école malienne va de paire avec la DESTRUCTION DÉFINITIVE DU MALI et la naissance sur son territoire d’une seconde SOMALIE en afrique.
Succes au candidat á la présidentielle qui aura percu ce probléme du fond de coeur, et l’enfert á ceux qui l’ignorent encore.
Avis d’un chercheur malien en Intelligence Artificielle.

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