Boni Yayi sollicite le soutien du secrétaire général de l’ONU pour l’envoi de la Force internationale au nord du Mali

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Le chef de l’Etat béninois Boni Yayi, président en exercice de l’UA et membre de l’Uemoa, évoque la prochaine saisine du Conseil de sécurité de l’ONU sur la crise malienne.

Le président en exercice de l’Union Africaine (UA), le président béninois Boni Yayi a exhorté le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, à faire ressortir dans son rapport qu’il présentera au Conseil de sécurité, la nécessité de l’envoi de la Force internationale au Mali et même donner un ultimatum aux groupes armés de tout faire pour conclure les négociations et le dialogue d’ici à fin décembre, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques à Cotonou.

« Tout recul devant la nécessité d’envoyer en urgence la Force internationale pour combattre le terrorisme au nord du Mali sera interprété comme l’expression d’une faiblesse et donc une prime aux voies de fait et au terrorisme. Une telle impression de faiblesse ne sert pas la cause de la sécurité collective dans le monde et risque de créer un manque de confiance en l’instance de gouvernance internationale que représente l’ONU et particulièrement le Conseil de sécurité », a estimé le président en exercice de l’UA.

Dans une correspondance adressée au Secrétaire Général des Nations Unies, le président Boni Yayi a rappelé combien le continent africain attend avec impatience le message fort de la Communauté internationale dans le cadre de la résolution de la crise du nord du Mali.

« Monsieur le Secrétaire Général, ce que nous devons éviter aujourd’hui, c’est de donner l’impression que nous manquons de fermeté face à des terroristes déterminés et sans foi ni loi », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’une pression soutenue sur les terroristes.

« Seule la pression soutenue sur les terroristes paiera. C’est aussi elle qui obligera les groupes armés à s’engager véritablement dans le dialogue », a-t-il affirmé.

Pour le président en exercice de l’UA, le concept stratégie et le concept harmonisé des opérations pour l’intervention militaire et le dialogue politique sur la crise du Nord Mali ont été élaborés conjointement par des experts de l’ONU, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, puis soumis à l’examen des ministres et à l’approbation des chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO avant leur transmission par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine au secrétariat général des Nations Unies.

« Le concept stratégie et le concept harmonisé des opérations pour l’intervention militaire et le dialogue politique sur la crise du Nord Mali, est donc l’expression d’un large consensus. Je vous prie de le traduire dans la réalité par l’adoption du principe de l’envoi de la Force internationale au Nord Mali et de son financement », a-t-il souhaité.

Publié le 2012-12-01 16:17:42 | French. News. Cn

15 Réactions à Boni Yayi sollicite le soutien du secrétaire général de l’ONU pour l’envoi de la Force internationale au nord du Mali

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT TROUVER LE JUSTE ÉQUILIBRE POUR VIVRE ENSEMBLE TOUT EN REFUSANT L’IMPUNITÉ ET EN GARANTISSANT UNE QUIÉTUDE, UNE PAIX, UNE SÉCURITÉ ET UNE UNITÉ DURABLES, AINSI QUE LA RÉCONCILIATION NATIONALE.

    Bonjour,
    Merci pour tous les internautes et tous les Maliens qui contribuent à chercher une sortie durable de la crise Malienne.

    La priorité, comme vous le savez tous, est la libération totale du territoire Malien : la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité.

    Mais, de quelle façon ? EN METTANT EN ŒUVRE QUELLE (S) SOLUTION (S) ?

    Faire la guerre contre les groupes MNLA, Ansar Dine et Gandakoye et ensuite négocier (PARCE QU’IL FAUT DE TOUTE FAçON UN JOUR NÉGOCIER) contribuera à la spirale de violence et d’insécurité et risque d’empêcher la réconciliation nationale et la restauration de l’unité.

    Ce qui rendra difficile la coexistence pacifique entre les différentes communautés, même si elles ont l’habitude de vivre ensemble.

    Si certains Maliens, n’importe lesquels, n’acceptent pas les conditions et principes qui se trouveront dans le socle unificateur qui doit être proposé par le Mali, ils se plieront à la majorité (démocratie) ou auront la liberté d’aller ailleurs.

    Pour le moment, le MNLA et Ansar Dine ont fait savoir qu’ils veulent négocier : Attendons de voir ce qui va se passer. Le Mali, à travers sa commission aux négociations, qui est à créer, doit se préparer pour les négociations en apprêtant son socle unificateur.

    Avant d’envisager la guerre, aux conséquences imprévisibles sur le Mali, sur la sous-région et sur le monde, les Maliens ont intérêt à se concerter et à négocier pour une sortie durable de la crise et pour trouver le juste équilibre qui leur permettra de vivre ensemble en garantissant une quiétude, une paix, une sécurité et une unité durables.

    Quoi qu’il en soit la guerre contre le terrorisme se produira un jour et vaut mieux être un front uni (la cohésion nationale du Mali est importante : TOUS CONTRE LES TERRORISTES), renforcé par le contingent CEDEAO/UA/ONU, pour mener à bien cette guerre, qui doit être bien préparée avant d’être déclenchée.

    Je pense que c’est à la justice de juger pour garantir la non impunité en tenant compte des lois de la république. Autrement, des milices privées naîtront, ce qui va générer le désordre, comme ce qu’ont crée le MNLA et Ansar Dine.

    LAISSONS LA JUSTICE RÉPUBLICAINE FAIRE SON TRAVAIL ET FAIRE RÉGNER L’ORDRE EN LIAISON AVEC LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ DU MALI.

    Elle prendra la décision qui s’impose : tuer ceux qu’elle jugera criminels ou leur infliger des sanctions ou les réhabiliter.

    Les Maliens doivent à travers, les concertations et les négociations, s’entendre pour restaurer l’intégrité territoriale et l’unité du pays.

    Accepter la tenue de ces dernières peut sauver des vies. Elles doivent, donc, être le passage obligé avant de faire la guerre et, en plus, elles permettent de la préparer psychologiquement.

    En cas d’échec, la guerre sera incontournable.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: Webanassane@yahoo.com