Boni Yayi sollicite le soutien du secrétaire général de l’ONU pour l’envoi de la Force internationale au nord du Mali

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Le chef de l’Etat béninois Boni Yayi, président en exercice de l’UA et membre de l’Uemoa, évoque la prochaine saisine du Conseil de sécurité de l’ONU sur la crise malienne.

Le président en exercice de l’Union Africaine (UA), le président béninois Boni Yayi a exhorté le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, à faire ressortir dans son rapport qu’il présentera au Conseil de sécurité, la nécessité de l’envoi de la Force internationale au Mali et même donner un ultimatum aux groupes armés de tout faire pour conclure les négociations et le dialogue d’ici à fin décembre, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques à Cotonou.

« Tout recul devant la nécessité d’envoyer en urgence la Force internationale pour combattre le terrorisme au nord du Mali sera interprété comme l’expression d’une faiblesse et donc une prime aux voies de fait et au terrorisme. Une telle impression de faiblesse ne sert pas la cause de la sécurité collective dans le monde et risque de créer un manque de confiance en l’instance de gouvernance internationale que représente l’ONU et particulièrement le Conseil de sécurité », a estimé le président en exercice de l’UA.

Dans une correspondance adressée au Secrétaire Général des Nations Unies, le président Boni Yayi a rappelé combien le continent africain attend avec impatience le message fort de la Communauté internationale dans le cadre de la résolution de la crise du nord du Mali.

« Monsieur le Secrétaire Général, ce que nous devons éviter aujourd’hui, c’est de donner l’impression que nous manquons de fermeté face à des terroristes déterminés et sans foi ni loi », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’une pression soutenue sur les terroristes.

« Seule la pression soutenue sur les terroristes paiera. C’est aussi elle qui obligera les groupes armés à s’engager véritablement dans le dialogue », a-t-il affirmé.

Pour le président en exercice de l’UA, le concept stratégie et le concept harmonisé des opérations pour l’intervention militaire et le dialogue politique sur la crise du Nord Mali ont été élaborés conjointement par des experts de l’ONU, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, puis soumis à l’examen des ministres et à l’approbation des chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO avant leur transmission par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine au secrétariat général des Nations Unies.

« Le concept stratégie et le concept harmonisé des opérations pour l’intervention militaire et le dialogue politique sur la crise du Nord Mali, est donc l’expression d’un large consensus. Je vous prie de le traduire dans la réalité par l’adoption du principe de l’envoi de la Force internationale au Nord Mali et de son financement », a-t-il souhaité.

Publié le 2012-12-01 16:17:42 | French. News. Cn

 

15 Réactions à Boni Yayi sollicite le soutien du secrétaire général de l’ONU pour l’envoi de la Force internationale au nord du Mali

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT TROUVER LE JUSTE ÉQUILIBRE POUR VIVRE ENSEMBLE TOUT EN REFUSANT L’IMPUNITÉ ET EN GARANTISSANT UNE QUIÉTUDE, UNE PAIX, UNE SÉCURITÉ ET UNE UNITÉ DURABLES, AINSI QUE LA RÉCONCILIATION NATIONALE.

    Bonjour,
    Merci pour tous les internautes et tous les Maliens qui contribuent à chercher une sortie durable de la crise Malienne.

    La priorité, comme vous le savez tous, est la libération totale du territoire Malien : la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité.

    Mais, de quelle façon ? EN METTANT EN ŒUVRE QUELLE (S) SOLUTION (S) ?

    Faire la guerre contre les groupes MNLA, Ansar Dine et Gandakoye et ensuite négocier (PARCE QU’IL FAUT DE TOUTE FAçON UN JOUR NÉGOCIER) contribuera à la spirale de violence et d’insécurité et risque d’empêcher la réconciliation nationale et la restauration de l’unité.

    Ce qui rendra difficile la coexistence pacifique entre les différentes communautés, même si elles ont l’habitude de vivre ensemble.

    Si certains Maliens, n’importe lesquels, n’acceptent pas les conditions et principes qui se trouveront dans le socle unificateur qui doit être proposé par le Mali, ils se plieront à la majorité (démocratie) ou auront la liberté d’aller ailleurs.

    Pour le moment, le MNLA et Ansar Dine ont fait savoir qu’ils veulent négocier : Attendons de voir ce qui va se passer. Le Mali, à travers sa commission aux négociations, qui est à créer, doit se préparer pour les négociations en apprêtant son socle unificateur.

    Avant d’envisager la guerre, aux conséquences imprévisibles sur le Mali, sur la sous-région et sur le monde, les Maliens ont intérêt à se concerter et à négocier pour une sortie durable de la crise et pour trouver le juste équilibre qui leur permettra de vivre ensemble en garantissant une quiétude, une paix, une sécurité et une unité durables.

    Quoi qu’il en soit la guerre contre le terrorisme se produira un jour et vaut mieux être un front uni (la cohésion nationale du Mali est importante : TOUS CONTRE LES TERRORISTES), renforcé par le contingent CEDEAO/UA/ONU, pour mener à bien cette guerre, qui doit être bien préparée avant d’être déclenchée.

    Je pense que c’est à la justice de juger pour garantir la non impunité en tenant compte des lois de la république. Autrement, des milices privées naîtront, ce qui va générer le désordre, comme ce qu’ont crée le MNLA et Ansar Dine.

    LAISSONS LA JUSTICE RÉPUBLICAINE FAIRE SON TRAVAIL ET FAIRE RÉGNER L’ORDRE EN LIAISON AVEC LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ DU MALI.

    Elle prendra la décision qui s’impose : tuer ceux qu’elle jugera criminels ou leur infliger des sanctions ou les réhabiliter.

    Les Maliens doivent à travers, les concertations et les négociations, s’entendre pour restaurer l’intégrité territoriale et l’unité du pays.

    Accepter la tenue de ces dernières peut sauver des vies. Elles doivent, donc, être le passage obligé avant de faire la guerre et, en plus, elles permettent de la préparer psychologiquement.

    En cas d’échec, la guerre sera incontournable.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: Webanassane@yahoo.com

  2. ELINO

    VOUS DONNEZ TROP D IMPORTANCE AU PROPOS DU COREEN.DEPUIS QUAND UN SECRETAIRE GENERALE DE L ONU DECIDE DE QUELQUE CHOSE.IL A LE DROIT DE S EXPRIMER COMME TOUT LE MONDE.SI LA FRANCE DECIDAIT DE NE RIEN FAIRE A MON AVIS C ETAIT FOUTU ET ENCORE.BIENTOT LA FIN DE TOUT CA .LES ALGERIENS CHEZ EUX NOS TERRES A NOUS

  3. rodrigues Soares

    :wink: DEBOUT :!:
    :idea: 5 MILLIONS DE JEUNES MALIENS CHASSERONT UN SEUL JOUR CES BANTITS DENOMBRABLES SEULEMENT PAR MILLIERS MAXIMUM 10 :!:
    :idea: QUE LES HABITANTS DE GAO ET TOMBOUCTOU COMMENCENT A SE SOULEVER DEMAIN TOUT LE MALI SUIVRA ET TOUTE L’ AFRIQUE PUIS LA COMMUNAUTEE INTERNATIONALE DE BONNE VOLONTEE, PAS CELLE DE MAUVAISE :!:

  4. veridique

    Merci le President Boni. Ce coréen n’est decidement pas à la hauteur. Il ne voit pas plus que le bout de son nez et est très mal conseillé par les lobbies algeriens et pro-mnla….

  5. veridique

    Kassim, je suis perplexe par rapport à l’organisation de l’election presidentielle avant la liberation du nord. si cet acte consacrera une partition de fait du pays en terme de signal politique, il n’est pas non plus certain qu’il en decoulerait une implication plus franche de la communauté internationale, notamment des US pour aider le Mali a retrouvé ses territoires. ATT etait un président élu, certes ils ont aidé, mais pas suffisamment pour eviter que son regime ne s’effondre sur lui meme. Alors meme qu’il n’a pas arrété de solliciter la communauté internationale. De plus, quand je vois ce qui se passe actuellement à l’ONU, je ne peux etre que pessimiste. Leur reticence n’est pas plus lié au fait que le president du Mali en transition n’est pas élu , qu’au fait que le Mali est un pays pauvre, sans grand interet économique. Et au fond, les US pensent que leur securité n’est pas vraiment en jeu au nord du Mali, meme si ce qui s’est passé en Lybie a un peu refroidi leur certitude. Toutefois, je suis daccord avec toi que seul un president élu aura suffisamment de légitimité pour mener la guerre ou engager des negociations ou faire les deux. Mais quelque soit la formule , je suis certain que les efforts ne pourront porter leur fruit que si la question de la junte de Kati est réglée et définitivement réglée une bonne fois pour toute. On ne peut pas continuer comme ça. Par rapport à la concertation nationale, c’est vrai que sa tenue tient plus d’un acte politique que d’un acte de mobilisation réelle sur le terrain. Pourtant, elle est nécessaire pour les égos (hé oui , on en est encore là!!), pour que certains se sentent ecouter, pour qu’ils se disent qu’on a eu à dire sur ce pb qui est dabord et encore le notre. Mais je pense qu’il faut eviter qu’elles n’exacerbent les divisions et que tout le monde y participe. cela sera possible uniquement si les propositions du FDR sont prises en compte: qu’on ne remette pas en cause les institutions actuelles, nos lois. Je pense aussi que le PM a fini par rejoindre , de part ses actes, le front republiçain. Toutes ses decisions actuelles sont conformes à nos attentes, car conformes à nos lois. Nous devons donc le soutenir à present,en tant que republiçains et democrates.

    • Kassin

      Mon frère la « partition de fait » c’est maintenant (car le pouvoir central n’a aucune influence sur le nord).
      On ne peut pas tomber plus bas que ça en moins que les islamistes envahissent le reste du pays ce qui est moins probable.
      Quand aux américains ils ont tous fait pour le Mali (Usaid, Peace corps, Agoa, Millenium Chalenge, Coopération militaire Africom, ONUsida, fonds mondial, et j’en oublie) mais Alpha puis ATT ont préféré entretenir des généraux et officiers supérieurs vauriens plutôt que de songer à une vraie armée capable de nous défendre, pire ATT s’est senti plus proche des touareg plus que les maliens qui l’ont élu et réélu.
      Même en pleine guerre en janvier et février 2012 ce sont les américains qui ravitaillaient Tessalit, tout un symbole, ils n’ont jamais aidé les touareg contre le Mali mais notre sécurité incombe d’abord à l’armée malienne et non pas GI’S ou aux Navy SEALS.
      Avec le règne de la confusion, de l’anarchie et des règlements de comptes (des soldats de Kati et des politiciens anarchistes) le gouvernement n’est pas concentré sur l’essentiel et les lobbies algériens et touareg en profitent pour enfumer Ban Ki Moon et collaborateurs.
      Les islamistes sont une réelles menacent pour le monde entier mais Kati et les politiciens anarchistes (Copam, Mp22, Yerewoloton et IBK 2012) sont une véritable menace pour le Mali.
      Il faut vite consulter les maliens par les urnes pour savoir qui est légitime de faire quoi sinon nous allons nous enfoncer dans la crise car le niveau atteint par l’opportunisme politique est très critique.

      • veridique

        Kassim, tu n’as pas totalement tord et je comprends ta position. mais quand je te dis partition de fait, c’est en terme de signal politique , comme j’ai eu à le preciser. S’ils ont reussi par les canons à nous imposer la partition, nous n’avons à ce jour jamais cautionné ce fait, meme si nous ne faisons pas grand chose pour reconquerir ce qui a été perdu. Quant aux ameriçains, biensur qu »ils nous ont aidé , mais ils ne se sont pas engagés militairement pour nous empecher ce chao alors qu’ils auraient pu le faire(tout comme l’algerie dailleur). . Nous voyons bien quand les US aident vraiment comment ça se passe. Regardes le cas d’Israel, regardes partout ailleurs. Cela etant dit, je conviens avec toi que la responsabilité première est bien la notre. Mais pour revenir à la question de l’organisation des elections avant la reconquete du nord en comptant sur une improbale aide acccrue des americains, j’avoue que je suis perplexe , pour ne pas dire pessimiste. je ne pense que les ameriçains nous aideroient plus qu’ils ne l’on deja fait. S’engager dans cette fois, en comptant sur les US, comme tu l’affirmes dans son raisonnement, est pour moi aussi improbable que faire un putch militaire aux US aujourdhui! S’engagez dans cette voie, c’est comme une acception politique de la partition de fait imposée par les armes des islamistes au nord. Ce sera un très mauvais signal politique et très facheux precedent pour toute l’afrique. Mais peut-etre que ça anéantirait davantage la racaille de Kati dirigée par l’ubuesque cpt sanogo.

      • veridique

        LIRE LE DERNIER PARAGRAPHE COMME SUIT: « S’engagez dans cette voie, en comptant sur les US, comme tu l’affirmes dans ton raisonnement, est pour moi aussi improbable que faire un putch militaire aux US aujourdhui! S’engagez dans cette voie, c’est comme une acception politique de la partition de fait imposée par les armes des islamistes au nord. ET Ce sera un très mauvais signal politique et très facheux precedent pour toute l’afrique. Mais peut-etre que ça anéantirait davantage la racaille de Kati dirigée par l’ubuesque cpt sanogo.

  6. Sinisigi

    Monsieur ANASSER nous vous remercions de votre contribution mais hélas dans tout état digne de ce nom, la constitution est et reste la loi fondamentale 1, et il s’avère que le constitution de 1992 est accepté même par ceux qui nous mis dans cet état d’exception aujourd’hui 2 sans oublier que cette constitution de 1992 disais-je a été vôté par referemdum et c’est le Mali dans toute sa grandeur (diversité culturelle-linguistique-réligieuse…) qui voté en majorité 3;c’est dire donc que tout ce qui se fera sous le régard de cette constitution est légale et tient lieu puisque les institutions ont été mis en place après les évènements du 22 Mars 2012. Alors Concertations Nationales pour quelle fin, où vous auusi vous avez votre gagne pain dedans?

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Merci, Sinisigi, pour votre message.

      Les concertations nationales ne sont pas en opposition avec la constitution, mais peuvent s’appuyer sur cette dernière.

      Mes propositions vont dans ce sens.

      Les concertations nationales doivent parvenir à des consensus à partir des discussions qui seront menées lors de ces dernières, donc personne ne sait d’avance le résultat final sauf, comme l’a dit le Président et le Premier Ministre, le fait de savoir que ce n’est pas pour renverser les institutions existantes.

      Donc, soyez positif et sérieux et ne parlez pas de part de quiconque. C’est le Mali et toutes ses communautés qui doivent sortir gagnants de ces concertations nationales.

      Leur objectif principal, c’est d’amener tous les Maliens à s’entendre, dans l’unité, sur le futur souhaité et sur une solution durable de sortie de crise garantissant l’intégrité territoriale et la réconciliation nationale.

      Des contributions constructives sont souhaitables pour faire avancer le Mali, dans l’unité, vers une solution de sortie de crise, au lieu de diviser.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

  7. Sinisigi

    LES MASQUES VONT TOMBER BIENTOT ET CHACUN CONNAITRA CHACUN.WA SALAM!

  8. almuhal

    Très juste et très commentaire de monsieur Kassim et je vous exhorte par vos écrits et vos idées à influer sur le court tragique des évènements que nous vivons que seul un aveugle ne veut voir.

  9. Ali Gakoye

    Je crois que maintenant les maliens doivent tirer les leçons de la règle en matière de relations internationales »les pays n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts à défendre. » Telle est la règle des relations internationales. Il faut que notre armée prenne à bras le corps, le taureau par les cornes, qu’il prenne leur courage à deux mains pour nous extirper des joutes de ces criminels. Le peuple est derrière eux et incha allah, le Mali triomphera et sortira vainqueur.

  10. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT SE PRENDRE LA MAIN DANS LA MAIN ET PROCÉDER GRADUELLEMENT, PAR ÉTAPES, EN ORGANISANT ADÉQUATEMENT LA RECONSTRUCTION DU PAYS DANS L’UNITÉ ET EN TOUTE SÉCURITÉ.

    TOUT EN SÉCURISANT LE PAYS, Y COMPRIS LES RÉGIONS, ET LES POPULATIONS PAR LES FORCES DE DÉFENSE ET SÉCURITÉ, AIDÉES PLUS TARD PAR LE CONTINGENT CEDEAO/UA/ONU, LA PRIORITÉ, C’EST LA LIBÉRATION DU NORD MALI ENSUITE VIENDRA TOUT LE RESTE (LA BONNE GOUVERNANCE DE LA DÉCENTRALISATION ET LES ÉLECTIONS EN PARALLÈLE, LA RECONSTRUCTION DE L’UNITÉ, LA RÉCONCILIATION NATIONALE, LE DÉVELOPPEMENT ÉQUITABLE DE TOUT LE PAYS DANS UN CADRE DÉMOCRATIQUE ET SÉCURISÉ, …).

    Bonjour,
    Merci à tous ceux qui contribuent à la recherche d’une solution durable à la crise Malienne.

    Contrairement à ce que disent les Américains et à ce que disent certains, faire des élections en laissant de côté les deux tiers du pays, qui sont occupés, constituera aussi une autre manière de diviser les Maliens donc de créer un nouveau désordre et de casser une nouvelle fois la cohésion nationale.

    Or, cette dernière prédétermine tout le reste.

    N’essayons pas de jouer au plus pressés et de se voir retarder de plusieurs mois voire de plusieurs années.

    La seule solution de sortie durable EST VRAIMENT A TRAVERS LES CONCERTATIONS NATIONALES ET LES NÉGOCIATIONS CAR ELLES PERMETTRONT LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ AINSI QUE LA RÉCONCILIATION NATIONALE TOUT EN GARANTISSANT LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Pour cela, l’ENGAGEMENT RESPONSABLE de tous les Maliens est indispensable en acceptant les PRINCIPES (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et des CONDITIONS (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du pays et laïcité).

    CES PRINCIPES, AINSI QUE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET LA LAÏCITÉ, NE SONT PAS EN CONTRADICTION AVEC LA CONSTITUTION DU MALI.

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE TOUS LES MALIENS PERMETTRA DE LES MOBILISER AUTOUR DE LA CONSTITUTION.

    Les Maliens ne doivent pas perdre de temps, ils doivent se prendre la main dans la main et lancer ces concertations nationales et ces négociations avec des ramifications régionales pour plus de représentativité.

    LE GUIDE ET LA PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATIONS POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE DE LA CRISE MALIENNE, QUE J’AI ADRESSÉS AU PRÉSIDENT ET AUX MALIENS, CONSTITUENT UN SOCLE POUR GARANTIR LA CONFIANCE NÉCESSAIRE.

    Les Maliens doivent bâtir cette confiance et la cohésion nationale induite et aller TOUS ENSEMBLE aux élections, une fois que le Nord Mali sera libéré.

    L’urgence, c’est cette libération du Nord Mali, elle libérera tout le Mali et toutes les initiatives par la suite.

    LES MALIENS DOIVENT GAGNER DU TEMPS EN PROCÉDANT DE CETTE MANIÈRE, PAR L’ORGANISATION DES CONCERTATIONS NATIONALES ET DES NÉGOCIATIONS, AU RISQUE DE TOUT RETARDER PAR L’ENLISEMENT ET LA DIVISION.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: Webanassane@yahoo.com

  11. Kassin

    Crise et respect du droit, les États-Unis exigent, le Mali s’entête et l’Onu se rebiffe

    Je vais une fois de plus regarder le problème du Mali sous l’angle du droit même si je sais que dans ce pays le respect du droit et de la légalité est passé au second plan aussi bien pour les populations que pour les autorités et cela depuis belle lurette.

    En 8 mois d’analyse de la situation socio politique, économique, géo stratégique, sécuritaire et institutionnelle de la crise multiforme qui traverse le Mali de manière violente et inouïe, je crois avoir donné à travers plus de cent articles moultes propositions de solutions de sortie de crises toutes basées sur le respect de la légalité constitutionnelle.

    Et en 8 mois de crise, j’ai été traité de tous les noms d’oiseaux et le plus souvent dépeint comme étant à la solde du régime défunt ou d’un regroupement politique dissident, mais les spéculations et supputations autour de ma modeste personne ne comptent pas à l’heure où le Mali, ce pays que j’espère qu’on aime tous, est dans les profondeurs abyssales d’un tréfonds sans nom.

    Ce pays a besoin d’une fédération de toutes les énergies de tous ses fils pour relever les défis qui se dressent devant lui car dirigeants et citoyens se sont depuis trop longtemps égarés dans le faux pour espérer atteindre le bonheur absolu sans presque rien faire.

    La crise actuelle aussi complexe soit telle, est une crise de non respect de nos règles établies dans notre société (règles de gouvernance et de citoyenneté mais aussi règles de conquête du pouvoir).

    Pour la résoudre il faut qu’on accepte pour une fois de respecter les règles même si ce respect va bousculer nos habitudes, habitudes qui constituent nos tares et qui nous conduisent à nos pertes.

    En matière de règle, la constitution est la loi fondamentale du pays, et elle doit être acceptée comme telle car c’est tout un peuple qui s’est exprimé par vote pour l’adopter.

    Actuellement au Mali après la démission d’ATT nous n’avons plus de président en exercice élu au suffrage universel direct, et l’instrument juridique le plus légitime pour définir les modalités de conquête et d’exercice du pouvoir au Mali reste la constitution.

    Elle prime sur la classe politique et elle prime sur la junte militaire que je désapprouve depuis le 22 mars 2012 puisqu’elle est l’incarnation même du non respect des règles dans la société.

    Une armée et toutes ses composantes sont faites pour défendre un pays, ce n’est ni une police de la démocratie ni une institution judiciaire.

    A ce titre les soldats de la garnison de Kati ne peuvent ni être juge ni procureur de la république au moment où nous avons des institutions judiciaires sensées exercer le pouvoir judiciaire en république du Mali.

    Si celles ci n’exercent pas leur profession comme cela se doit, si justice n’est pas faite dans le pays, c’est aux citoyens de le dénoncer et les pouvoirs exécutif et législatifs (dans un système de poids et contre poids garanti par la constitution) doivent faire en sorte que les juges fassent leur travail.

    Sinon ces mêmes pouvoirs, législatif (assemblée nationale) et exécutif (président et gouvernement) seront sanctionnés lors des consultations électorales.

    Les régimes Alpha et ATT ont mal géré le pays (corruption, débâcle de l’école, abandon de l’armée malienne…) mais ils devraient être sanctionnés par les citoyens à travers leurs votes voire par la justice à travers l’ouverture d’informations judiciaires à leur encontre et non par un coup d’état, encore moins par les militaires car ce n’est pas leur rôle, leur rôle se trouve au nord.

    Pour diriger la transition politique on doit s’en tenir à notre loi fondamentale et non aux conclusions de concertations nationales qui n’auront jamais autant de participants que le nombre de maliens qui ont voté la constitution de 1992.

    Pour le respect de cette même constitution nous devrons aller aux élections pour donner plus de légitimité au pouvoir exécutif (c’est un secret de polichinelle que le pouvoir de Dioncounda Traoré n’est reconnu par presque la moitié des maliens alors il le tient de la constitution).

    Mais ces élections en temps d’occupations des régions du nord posent le problème de la participation de nos compatriotes du nord.

    En même temps pour les libérer du joug des islamistes, nous n’avons pas une armée capable de le faire pour des raisons que chacun connait.

    Si nos partenaires internationaux qui doivent nous aider à récupérer le nord exigent les élections en échange de leur pleine participation dans la reconquête du nord nous devrons le faire sans hésiter car mieux vaut récupérer le nord avec un président élu par 90% des maliens que ne jamais le récupérer avec un président intérimaire dans une transition de chamailleries.

    Voilà la solution mère au problème du nord du Mali, mais elle a pourtant été balayée d’un revers de mains par les maliens, dans un sursaut de faux orgueil du genre de cet élu de Gao « Si le Mali va aux élections sans le nord je ne serais plus malien ».

    Mais mon cher, si le Mali ne récupère pas le nord tu seras élu où désormais?

    Absurde attitude malienne qui laisse pantois nos amis américains qui sont pourtant les seuls à mettre aux pas et algériens et l’Onu pour faire la guerre au nord et récupérer nos terres, et ils ont largement les moyens pour cela.

    Et les états-unis sont suffisamment amis avec le Mali pour ne pas se laisser prendre dans le jeu trouble et débile des touareg pour mettre à mal notre intégrité territoriale.

    Mieux ils ont une aversion totale du terrorisme et de l’islamisme puisqu’ils savent de quoi il s’agit, l’épisode de l’ambassade américaine de Libye après la sortie d’un film sur Mohamed, PSL, est là pour nous édifier.

    Donc mais chers amis, élections de pouvoirs légitimes au Mali et reconquête des régions du nord sont intimement liées et le Mali ne peut pas indéfiniment donner le mauvais exemple d’un pays qui régresse démocratiquement et espérer avoir toute la communauté internationale aux petits soins à son chevet (coopération financière, diplomatique et militaire).

    Nous devrons accepter les règles de la démocratie et abandonner l’opportunisme et le vagabondage politique et militaire (Copam, Mp22, IBK 2012, Yerewoloton, Cnrdre…) pour reconquérir le nord, et traduire devant la justice tous ceux qui ont abusé de la république et du Mali (anciens régimes et nouveaux voyous).

    C’est cela le droit chemin et pas autrement et c’est cela qui est demandé par les américains.

    Ceux qui s’y opposent sont seulement tentés de s’éterniser dans les eaux troubles de cette transition incrédule pour leurs seuls desseins (soldats de Kati ,CMD et consorts et tous leurs supporteurs) et non pas la cause du Mali, encore moins ses régions nord sous occupation.

    Le Mali n’a rien à gagner dans cette transition, le Mali n’a rien à gagner dans des concertations ennuyeuses et coûteuses sachant qu’elles ne feront rien pour démultiplier les capacités opérationnelles de l’armée malienne car ce ne seraient que des guerres de positionnement et des querelles de chiffonniers pour rallonger la transition politique et voler sous une autre forme les maliens et rien d’autres.

    Donc je m’oppose catégoriquement aux « concertations nationales » comme je me suis toujours opposé au coup d’état du 22 mars 2012 puisque les deux sont sources de crises institutionnelles, les deux sont anticonstitutionnels, les deux enfoncent le Mali dans la crise au lieu de le sortir de l’ornière, les deux sont des voies sans issue.

    Le Mali n’a pas de problème de système politique ni de problème de textes juridiques, mais nous avons un problème d’application des textes et un problème d’hommes intègres et totalement dévoués pour le pays.

    Et cela est ressenti jusqu’à l’Onu, c’est pour cela qu’elle hésite et regarde par plusieurs fois ce dossier malien pour ne pas être comptable d’une quelconque faute de droit malgré l’imminence de la menace islamiste qui va largement au delà du Mali et des maliens.