15 octobre 1987- 15 octobre 2011: Il y a 24 ans Compaoré devait mourir

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15 Octobre 1987- 15 Octobre 2011, le peuple burkinabé célèbrera le 24ème anniversaire du jour où son Destin a basculé entre les mains d’un certain Blaise Compaoré. Un homme d’exception aux multiples facettes. Les circonstances tragiques de son accession au pouvoir avec la mort du très charismatique Thomas Sankara, l’ont trop vite poussé au-devant de la scène politique internationale dans un contexte trouble et lourd de plusieurs menaces.

Accusé d’être «un démon» fabriqué par la France métropolitaine rancunière des revers subies du très agité chef de la Révolution du Faso, Thomas Sankara, Blaise réussit progressivement à faire démentir  tous les préjugés qui le couvraient aux premières heures de son exercice du pouvoir. Les plus inconsolables des amis du défunt président Sankara finirent par comprendre que Compaoré n’était pourtant pas un «Mauvais Diable» pour le Faso. Selon le Philosophe, quelque soit la durée des temps, l’histoire finit toujours par livrer ses secrets. 24 ans donc, beaucoup d’eaux ont coulé sous les ponts au Pays des Hommes intègres. L’histoire retiendra de ce soldat révolutionnaire, libéral convaincu, fin politique, discret homme d’Etat, faiseur de paix, qu’il fut celui qui a réussi à donner à son pays sa dignité, toute sa dignité sur la scène africaine, voire internationale.

Le Burkinabé peut bien être fier d’être Burkinabé, il n’a plus le droit d’avoir froid aux yeux. En vingt et quatre années, Blaise a su transformer son pays dont l’économie a été redynamisée avec la situation sociale qui s’est nettement améliorée. «Le pays est digne de respect à tous points de vue», murmurait, il y a seulement quelques années, un chef d’Etat que nous avions accompagné sur les terres du Faso. Imperturbable, le chef de l’Etat Burkinabé, Blaise Compaoré se mesure désormais aux plus grands du Continent africain. Son sourire contagieux ne trompe plus personne. Personne ne l’a encore vu en colère, même pendant les moments les plus difficiles. L’homme est photogénique et d’un commerce facile.

Pourtant, il devait mourir il y a 24 ans
La mort de Thomas Sankara a suscité beaucoup de spéculations à travers le monde, surtout au sein de cette jeunesse qui avait désormais appris à retrousser les manches comme leur idole. Blaise a été traité d’assassin alors qu’il devrait mourir dans un complot savamment ourdi par les hommes de Sankara. L’histoire nous l’a révélé un peu plus tard. Le malheureux malentendu entre «frères» a finalement tourné au drame. Sankara s’en est allé, emportant avec lui sa part de vérité dans l’histoire du jour où le destin du Burkina s’est à nouveau basculé. Blaise, quant à lui, sait qu’il doit accomplir une mission : achevé la révolution et rendre au pays sa dignité de Nation qui compte. Où en est-il ? Qu’a-t-il fait de ses engagements aux lendemains du 15 octobre 1987 ? Qu’a-t-il fait du Burkina ? Nous y reviendrons.
Abdoulaye NIANGALY

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