Ansar Dine et le MNLA prêts au dialogue politique avec le pouvoir malien

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Interview de Mohamed Aharib, porte-parole d’Ansar Dine

OUAGADOUGOU – Ansar Dine, l’un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, et la rébellion touareg du MNLA se sont dits vendredi prêts à un dialogue politique avec le pouvoir malien et ont appelé l’armée malienne à cesser les hostilités militaires contre les civils.

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (à g.), du MNLA, en conversation avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères Dijbril Bassolé (à dr.) à Ouagadougou, le 9 juin 2012

Reçus à Ouagadougou par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les deux groupes ont exprimé leur disponibilité à s’engager résolument dans un processus de dialogue politique sous l’égide de la médiation de la Cédéao, afin de trouver une solution négociée, juste et durable à la crise, selon une déclaration lue par le chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé.

M. Compaoré a annoncé aux deux délégations, dont c’étaient les premières discussions formelles depuis des mois, qu’il comptait établir un calendrier de consultations et de pourparlers de paix, indique le texte, sans plus de précision.

Le chef de l’Etat burkinabè va inviter les représentants de l’Etat malien et des communautés vivant au nord du Mali pour des rencontres préliminaires visant à instaurer un climat de confiance et d’apaisement.

Ces consultations devront immédiatement favoriser la libre circulation des personnes et des biens, la reprise des activités sociales et économiques, le retour des personnes déplacées et réfugiées, le respect des libertés fondamentales, est-il aussi stipulé dans la déclaration.

Par ailleurs, Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), eux-mêmes accusés de nombreuses exactions au cours des derniers mois dans le Nord malien, ont formulé le voeu que l’armée malienne s’engage à arrêter toutes formes d’hostilités militaires à l’encontre des populations civiles.

Dans des conditions restées troubles, des militaires maliens avaient tué début septembre dans la localité de Diabali, dans le centre du Mali, 16 personnes – des Maliens et des Mauritaniens – qui selon Nouakchott étaient des prédicateurs pacifiques.

Les négociations sous l’égide de M. Compaoré se déroulent parallèlement à la préparation d’une intervention armée africaine pour chasser les islamistes du nord du Mali, opération qui attend l’aval de l’ONU.

(©AFP / 16 novembre 2012 16h11)

SOURCE:  du   16 nov 2012.    

27 Réactions à Ansar Dine et le MNLA prêts au dialogue politique avec le pouvoir malien

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  2. Taba

    1 )D’abord, le principe de l’integrite territoriale .
    La resolution 1514 ( 15) adoptee le 14 Decembre 1960 par l’Assemblee Generale des Nations Unies dispose que toute tentative visant a detruire partiellement ou totalement l’unite nationale et l’integrite territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes des Nations Unies.
    La resolution 2625 (XXV) adoptee par l’Assemblee Generale de l’ONU le 24 Octobre 1970 indique que le droit des peuples a disposer d’eux-memes ne peut etre interprete « comme autorisant ou encourageant une action quelle qu’elle soit ,qui demembrerait ou menacerait totalement ou partiellement l’integrite territoriale ou l’unite politique de tout Etat souverain et independant. »
    2 )Le second principe est le principe de non-ingerence.
    Les Nations Unies ne peuvent intervenir dans les tentatives de secession que dans trois cas :
    -Menace contre la Paix
    _Non-respect des droits humains
    -Urgences humanitaires
    Par consequent, pour un peuple voulant acceder a l’independance, en dehors de ces trois cas, toute intervention exterieure des Nations Unies est exclue.
    3) Le critere de peuple et de territoire.
    Le peuple ne se confond pas avec les minorites ethniques , religieuses ou linguistiques dont l’existence legale et les droits et libertes fondamentales sont reconnus a l’Article 27 du Pacte relatif aux droits civils et politiques. Du point de vue juridique,le peuple est l’ensemble de citoyens que representent les institutions et les assemblees democratiques elues d’un pays. Par exemple, l’ensemble des citoyens Maliens est un peuple. Il n’y a qu’un peuple Malien dans une Republique une ,indivisible, laique ,democratique et sociale,assurant l’egalite devant la loi de tous les citoyens quelle que soit leur origine ,leur couleur, leur sexe, etc,,,Les Touaregues font partie integrante du peuple Malien. Nous avons des elements communs quant a l’histoire, a la langue ou un nombre restreint de langues, la culture sahelienne, l’existence commune (la complementarite),la religion .

    La Reclamation d’autodetermination des rebelles du MNLA
    Les Touaregues sont un peuple sans territoire avec des frontieres qui ne sont pas bien definies. Ces populations nomades ont trouve que ces territoires avaient ete occupes par les grands Empires negro-africains.
    Les Touaregues ne sont donc pas les premiers habitants de ces territoires.
    Ces peuples nomades eparpilles sur un territoire tres vaste qui part du Tchad jusqu’a la Mauritanie ,constituent des minorites au Tchad, au Niger, au Bourkina-Faso, au Mali,en Algerie et en Mauritanie . Ils sont concernes par la question de protection des droits des minorites. Pour eux, la protection de la culture est essentielle : le mode de vie d’un peuple nomade. Les droits territoriaux sont partages avec les peuples indigenes sedentaires de ces regions :droit de paturage, acces a l’eau ,etc. Les Touaregues peuvent utiliser les ressources et les territoires qu’ils n’occupent pas exclusivement mais auxquels ils ont acces traditionnement pour exercer leurs activites economiques et qui sont indispensables pour assurer leur subsistance. Les Touaregues ne disposent pas d’un titre de propriete collective sur la grande majorite de ces terres.Dans le cadre de la decentralisation administrative,les touaregues disposent d’institutions de decision independantes ainsi qu’un pouvoir de decision autonome pour les questions qui concernent les aspects traditionnels de leur vie de nomade. Mais le respect des droits humains ne doit etre mis en cause en aucun moment.L’autodetermination dans le cadre des peuples nomades doit etre interpretee dans un sens exclusivement interne, du fait que les nomades partagent avec les minorites sedentaires les territoires et les ressources essentielles a leur subsistance . Cette autodetermination doit etre axee sur un certain nombre de domaines prioritaires : le respect de leur culture ,de leur religion, et des modes d’education de leurs enfants ; une politique efficace de sante, de logement, de l’emploi, de la protection sociale ,de la gestion des terres de paturage,de l’acces a l’eau et aux autres ressources indispensables et de l’environnement.
    L’Etat Malien possede toutes les richesses et les ressources du sol Malien dont benefient toutes les regions du pays et tous les citoyens Maliens.

  3. Taba

    autodetermination selon l’Assemblee Generale et la crise Malienne

    La resolution 1541(XV) adoptee par l’Assemblee Generale des Nations Unies le 15 Decembre 1960 se prononce sur le droit des Peuples a disposer d’eux-memes.Le 16 Decembre 1966 ,l’Assemblee Generale declare qu’en vertu de ce droit ,les peuples determinent librement leur statut politique et assurent librement leur developpement economique , social et culturel.Ils disposent librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles qui constituent leurs moyens de subsistance.L’autodetermination comprend deux composantes principales : L’autodetermination interne qui est le droit d’acquerir le statut de son choix a l’interieur de son pays ; et l’autodetermination externe qui est le droit a l’independance politique et qui se reduit quelquefois au droit a la secession.
    En tenant compte des interets des Etats qui abritent des nationalites ou ethnicites ,les Etats-membres des Nations Unies ont vite pris conscience de la necessite d’imposer des limites au droit des peuples a l’autodetermination. Les nationalites sont invitees a renoncer a l’independance et a se contenter d’un minimun de droits auxquels toute nationalite peut pretendre: le droit inviolable de l’existence, le droit du culte et le droit du developpement economique, social et culturel. En effet, le droit des peuples a l’autodetermination externe va a l’encontre de l’ interet fondamental de l’Etat. Il menace son droit a l’unite et a la cohesion interne en l’exposant au demembrement et devient la source de conflits. C ‘est pourquoi le principe de l’unite de l’Etat s’est impose en fin de compte. Le Secretaire General des Nations-Unies, U Thant a declare : « L’ONU ne peut accepter et n’acceptera jamais une secession dans l’un de ses membres » Ce droit a l’autodetermination externe est surtout reserve au cas de decolonisation Dans les autres cas, l’Etat ou se trouvait la nationalite devrait donner son consentement expres. L’Eritre a ete independant avec le consentement de l’Ethiopie (Meles Zenawi ) .Le Sud Soudan a ete independant a cause des violation des droits humains par le Nord Sudan.
    Les Nations Unies ont cherche a concilier le droit des Etats a l’unite et a la continuite dans leur forme spatiale avec le droit des peuples a la libre disposition en privilegiant leur droit a l’unite.La Chartre des Nations Unies stipule que les membres des organisations reclamant l’independance s’abstiennent de l’utilisation de la menace ou de l’emploi de la force contre l’integrite territoriale ou la preservation de l’independance de l’Etat ou ils se trouvent. De meme, les Etats doivent renoncer a recourir a la menace ou a l’emploi de la force contre un peuple revendiquant l’exercice de son droit a
    Suite 1
    disposer de lui-meme. Cependant , lorsqu’il n’y a pas d’oppression ou de comportement raciste caracterises, les situations conflictuelles peuvent etre resolues par une forme de federalisme.
    Neanmoins il apparait clairement que le concept de l’autodetermination va a l’encontre du concept de l’integrite territoriale. Aussi , du point de vue juridique, un certain nombre de principes limite-t-il la mise en oeuvre du droit des peuples a disposer d’eux-memes ?
    1 )D’abord, le principe de l’integrite territoriale .
    La resolution 1514 ( 15) adoptee le 14 Decembre 1960 par l’Assemblee Generale des Nations Unies dispose que toute tentative visant a detruire partiellement ou totalement l’unite nationale et l’integrite territoriale

  4. M'BAYIIRI

    Chers frères maliens: en dépit de la douloureuse épreuve qui est présentement la vôtre et, son possible , voire probable débordement chez d’autres de vos voisins, je ne saurais assez vous conseiller de raison gardée quant à bons nombre de propos tendancieux portant sur le BURKINA !
    Au de-là de ce que d’aucuns d’entre nous peuvent avoir comme jugement critique sur le plan politique sur les dirigeants tant du Mali que du BURKINA, je reste personnellement persuadé que les efforts actuels des autorités burkinabe(en réalité le mot ne doit pas s’accorder puisque n’étant pas français mais en langue foufouldé ou peulh) visent en tout premier chef à contribuer à l’avènement de la solution la moins vile pour le peuple malien et, par ricochet à une paix et une vie harmonieuse entre les populations de l’ensemble de la sous-région !

  5. Taba

    Monsieur Traore ! Ainsi on impose comme Mediateur entre le Mali et les Touaregs rebelles, au pays des Hommes Integres, pour defendre ,en premier lieu, les interets de son pays ?

  6. babenba

    Je pense que ces decervelés d’une autre epoque ne cherchent qu’à retarder l’intervention afin de terroriser le plus lontemps que possible la population du nord; quant aux ingrats de MNLA, ils pensent qu’ils vont pouvoir revenir à leur position de « l’enfant guâté du pays » C’EST FINI!!!
    Bref, je pense que demander cette negociation n’est que du dilatoire, car tout ce que BAMAKO peut accepter, leur a deja été deja proposé; maintenant, place aux armes pour nous departager finalement.

  7. Mr. Manndofane, sache que je ne suis ni l´avocat du diable (Blaise ) encore moins son fan et je ne le serai jamais durant ma vie sur terre.La pauvrete´ de ton analyse temoigne de ta limite intellectuelle. Une seule question ! Quel est le röle principal d´un chef d´etat pour son peuple ? C´est de defendre l´interet de son pays et d´assurer la securite´ de son peuple et voilä ce a quoi Blaise Compaore lutte contre vents et marrees. Supposons qu´il y ait une intervention coalisee contre les occupants du nord-Mali .combien de refugies maliens viendront s´ajouter a ceux dejas existants ? Combien de terroristes islamistes et d´autres criminels trouveront refuge au Burkina menacant ainsi la securite´du pays ? Blaise Compaore a raison de proner la negociation pour l´interet et la securite´ de son pays. En conclusion voilä le röle d´un vrai chef d´etat comparativement a vos pseudo- dirigeants . Sans rancune.

    • Manndofane

      Mr/Mme, voila ce que j’ai dis en conclusion de mon texte: « Si nos pseudo-dirigeants maliens comme Dioncouda Traoré sont ineptes et inaptes de nature a defendre leur pays »…

      voila ce que vous dites en conclusion de votre texte: « comparativement a vos pseudo- dirigeants. »

      Quelles differences voyez-vous dans les deux conclusions? Allez, le pleonasme ici n’a aucun sens.

      Par ailleurs, il est bien du droit regalien de Mr. Blaise Compaoré de defendre les interets du Burkina Faso, mais nous n’accepterons jamais que cela se fasse au detriment de notre existence au Mali. C’est clair, chacun a à defendre ses interets. Nous ne demandons rien d’autres. Et Mr. Blaise Compaoré sera obligé d’accepter ce fait.

      Je ne pense pas que vous ayez la moindre bonne foi en supputant sur les intentions réelles de Mr. Blaise Compaoré dans cette crise malienne. Concernant les refugés, le Mali accueille actuellement beaucoup de la Mauritanie, de la Cote d’Ivoire et meme du Rwanda. Le Mali en a accueilli aussi toujours beaucoup sur son sol, et meme beaucoup du Burkina Faso!
      La aussi nous n’avons de lecons a recevoir de personne en Afrique.

      Encore une fois, Mr. Blaise Compaoré peut bien defendre ses interets. Mais nous aussi defendrons les nôtres. Ce droit est inalienable a tout peuple. Personne au monde ne peut iens enlever ces droits aux maliens. C’est en recusant Mr Blaise Compaoré comme negociateur auto-proclamé dans cette crise malienne que nous les maliens defendons en meme temps nos interets. Mr. Blaise Compaoré doit comprendre ca ici et maintenant. S’il ne le fait pas maintenant, il court le risque imminent de ne plus rien a avoir a defendre bientot, meme pas les interets du Burkina Faso! C’est de ca dont il est question. Point!

  8. cheick matt

    ouvrez b1 les yeux les autorités maliennes,ses voyous terroristes et violeurs de femmes et denfant mineures veulent echapper a la justice en cas de victoire d1 intervention militaire,donc ne perde pas votre a negocier avc eux,il faut meme pas les ecouter,et inchallah ils vont payer de tte les exactions commises,pas de dialogues avc des imbeciles et criminels de tt bord

  9. npogo

    La seul solution de la paix durable au Mali c’est d’abord chasser tous ces divers térroristes en déhor du tèritoire Malien et faire la justice national et internationnal et àprès on va dialoguer, car la négociation avant la guerre et la justice c’est le sinonyme de l’impunité n’est pas la solution de combatre le térrorisme.
    La preuve qui peut nous faire croire qu’ils vont se débarracer du térrorisme c’est de liberer d’abord tous les hotages qu’ils détiennent le plus vites possible et sans payer de l’argeant.

  10. maiga issa

    ces apatrides ne representent rien,il ne faut pas leur donner un poids qu ils n ont pas,il faut plutot les detruire,le mali s en portera mieux