Rencontre des partis de gauche à Bamako en décembre prochain : Le parti Sadi met les bouchées doubles

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A cinq mois de l’évènement, les membres du comité d’organisation s’activent, et rassurent que tous sera fin-prêt avant le jour-J. Pour le parti SADI l’évènement revêt une importance capitale dans l’atteinte des objectifs des luttes sociales.  

 A l’initiative du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance, SADI, notre capitale abritera en décembre prochain la rencontre internationale des partis de Gauche de l’Afrique et de certains pays européens. Prendront part à ces assises, plusieurs formations politiques engagées dans les luttes sociales pour une justice équitable, et un monde antilibéral. Il s’agit notamment  du Parti communiste sud-africain (vieux de plus de 80 ans), le Parti Africain pour l’Indépendance du Burkina Faso, le Parti communiste du Soudan (aussi vieux 80 ans), le Parti social démocrate du Kenya, le Parti de la Gauche Suédoise etc.
Au cours de leurs débats à Bamako, les responsables de ces formations politiques discuteront des thématiques aussi d’actualité que « le développement d’une efficace structure africaine autre  concept « RÉSEAU GAUCHE », « les administrations centrales et régionales », les liens avec la « Globale diaspora africaine progressive ». Les différentes commissions mises en place travaillent d’arrache-pied. Au niveau du comité d’organisation, l’optimisme est de rigueur quant au respect du délai des préparatifs.

 

« Dessiner un autre monde »


 La rencontre de Bamako se veut une manifestation majeure répondant à une volonté des formations politiques de Gauche de dessiner un projet commun, de jeter les bases d’une fusion politique, idéologique et organique entre toutes les forces de Gauche. Le défi pour elles, est de donner corps à un modèle d’intégration économique et social en rupture avec le néolibéralisme qui engendre des crises de toutes sortes.

L’exemple de la réussite du combat de la Gauche d’Amérique Latine se révèle aujourd’hui comme une référence pour les partis africains de la Gauche. La victoire des forces de Gauche au Venezuela, en Equateur, au Brésil, au Nicaragua, en Bolivie, au Chili, en Argentine, etc. constitue pour la Gauche africaine un motif de croire en la lutte. « L’échec cuisant du modèle néolibéral,  la déroute idéologique des intégristes de la doxa monétariste du FMI et de la Banque  Mondiale, et le refus des secteurs progressistes du monde entier du système capitaliste, ouvrent une nouvelle ère de coopération entre l’Afrique et l’Amérique Latine » pense un responsable du Comité d’organisation de la rencontre. Qui retient le caractère séduisant de la réussite de la Gauche américano-latine. Cette coopération entre l’Afrique et l’Amérique, explique notre interlocuteur, est basée sur les échanges d’expérience dans  la construction de nouveaux espaces, la formation de consciences nouvelles pour bâtir un type nouveau de société plus conforme aux aspirations de nos peuples ». Comment bâtir pour l’Afrique un nouveau monde plus juste, et antilibéral ? Comment faire échec aux politiques néolibérales en cours dans nos Etats ? La rencontre de Bamako prévoit de sérieuses réflexions sur la question.

La rencontre des partis de Gauche à Bamako revêt en effet le  cadre propice de discussions, d’échanges, de dialogue pour proposer des analyses, et élargir les mobilisations et les actions. Il s’agit donc d’obtenir des progrès sur les enjeux liés à la démocratie en Afrique, notamment sur le rôle qu’y joue la France, en particulier autour des questions électorales. En réussissant l’organisation de cet évènement à Bamako, le parti Sadi réconforte sa position dans le concert des organisations engagées dans les luttes sociales.

 

Issa Fakaba Sissoko

 

 


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