Élimination de la transmission mère-enfant du Vih sida : Arca-sida appelle à la mise en œuvre du plan en toute urgence

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Aliou Sylla, ARCAD-SIDA.
Aliou Sylla, ARCAD-SIDA.

Bamako- Animée par Aliou Sylla, président de l’ARCAD-SIDA, la conférence s’est tenue dans le cadre de la journée panafricaine de la femme, édition 2015, placée sous égide de l’autonomisation de la femme.

A cet effet, au nom de l’ARCAD-SIDA, le Président Aliou Sylla a rappelé que le la transmission du VIH de la mère à l’enfant demeure un frein dans l’atteinte de cet objectif.

Cependant, il a noté que malgré les avancées dans la lutte contre le sida au Mali, le virus continue de faire des ravages auprès des femmes. Pis, des enfants continuent à naître avec le VIH SIDA.

Seln l’ONUSUDA, le nombre d’enfants naissant dans le monde avec le VIH chaque année a presque diminué de moitié, passant de 40.000 en 2009 à 240.000 en 2013.

Ainsi, au niveau mondial, des avancées remarquables ont été notifiées dans la lutte contre cette maladie, grâce aux efforts menées dans le pays pour l’élimination de la Transmission Mère-Enfant. De plus, il y a tout juste un mois, l’ONUSIDA annonçait que Cuba éliminait  la Transmission du VIH de la mère à l’Enfant. Cet exemple est la preuve que l’élimination de la Transmission Mère-Enfant est possible partout dans le monde.

Au Mali, les chiffres sont inquiétants. Car malgré que les progrès soient été réalisés (passage de 338 site de PTME en 2013 à 416 en 2014), la couverture nationale de centres de santé en sites de prévention de la transmission mère-enfant reste très largement insuffisante avec seulement 33% (selon le rapport 2014 de la CSLS). De plus, une très faible proportion de sites PTME offre la PCR pour le diagnostic précoce des enfants nés des mères séropositives. En outre, la prise en charge pédiatrique connait des difficultés des collectes et d’acheminement des prélèvements des sites vers l’unique laboratoire de référence situé à l’INRSP de Bamako.

Pourtant, le plan d’élimination de la transmission mère-enfant qui a été élaboré et validé il y a un an, a identifié les goulots d’étranglement et a proposé des stratégies pertinentes afin de pallier à la problématique de la transmission mère-enfant et de la prise en charge pédiatrique.

Force est de constater que sur le terrain, la mise en œuvre de ce plan est entravé par des problèmes de financement. Son application permettrait pourtant de réduire à 4% le taux de transmission verticale du VIH, et de moitié les décès maternels et infantiles liés au VIH. Ces objectifs bien qu’ambitieux ne sont pas impossible à atteindre avec l’effort de tout un chacun. Et particulièrement grâce à l’engagement pris par les premières dames d’Afrique pour l’élimination de la transmission mère-enfant dans le cadre de l’organisation des premières dames contre le sida (OPDAS).

Au regard de cela :

-ARCAD SIDA considère que le plan d’élimination de la Transmission mère-enfant lancé il y a maintenant un an, doit plus que jamais être mis en œuvre pour mettre fin à la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

D’une réelle implication des acteurs communautaires dans la mobilisation sociale à la lutte contre la stigmatisation et la discrimination pour une appropriation communautaire et une  pérennisation  est nécessaire, en passant par l’empowerment des femmes autour de la problématique du partage du statut sérologique au sein du couple, sont entre autres, les rêves que nourrit ARCAD-SIDA dans un bref délai pour sauver des vies et garantir un avenir radieux des générations futures.

Les autorités du Mali et les partenaires qui se sont engagés autour de ce plan doivent honorer leurs engagements aux yeux des femmes et enfants qui les regardent, conclut Aliou Sylla le président d’ARCAD-SIDA.

Issiaka M Tamboura (maliweb.net)

 

 

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