Mamadou Tiéoulé Konaté, Ousmane Sylla et Mamadou Sylla : C’est comme le film western : le bon, la brute et le truand

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«Les oiseaux d’un même plumage volent ensemble», dit-on. Autrement, Mamadou Tiéoulé Konaté, Ousmane Sylla et Mamadou Sylla représentent respectivement le bon, la brute et le truand. C’est exactement comme dans le célèbre film cow-boy qui met en scène trois personnages aux comportements individuellement différents. La constitution de ce trio infernal est nécessaire en matière de filouterie. C’est pourquoi, les fonds de la Fédération malienne d’hippisme ont été discrètement détournés. Et jusqu’à ce jour, le ministre PARENA en l’occurrence Djiguiba Kéita dit PPR qui s’occupe du portefeuille de la jeunesse et des sports, n’est toujours pas parvenu à élucider cette affaire rocambolesque.

 

Au Mali, la parole a pris le dessus sur l’action. On aime diriger les choses, mais rares sont ceux qui ont la capacité d’un vrai responsable. Cette attitude a mis notre pays en retard. C’est le cas de beaucoup de gens qui prenaient du plaisir à critiquer les actions du Gouvernement. Mais une fois nommés ministres, ces hommes et femmes font coudre la bouche et deviennent amorphes. Ce n’est pas Djiguiba Kéita dit PPR (du PARENA un prétendu parti d’opposition) qui pourra dire le contraire. En effet, PPR «Prêt Pour la Révolution» tarde à faire sortir la Fédération malienne d’hippisme de la crise qui la mine depuis de longs mois. Asseyez-vous et lisez attentivement les colonnes de votre hebdo préféré. Nous vous proposons vingt minutes de voyage, sans regret, dans le monde de la bassesse et des frasques de ceux qui se font aujourd’hui passer pour des saints.

 

Le bon

Mamadou Tiéoulé Konaté, Ousmane et Mamadou Sylla se croient tout permis. Ils croient avoir droit de vie et de mort sur leurs concitoyens. Parce que le bon du trio, à savoir Mamadou Tiéoulé Konaté qui sous d’autres cieux serait la plus vile personne, est l’un des collaborateurs du président de la République du Mali. On se souvient d’un article paru, il y a quelques années intitulé : «le fils du vacancier». Ce n’est pas tout. Abusant de son statut de haut fonctionnaire de l’État, «le Mamadou des Konaté» a pris, il y a presque une année, un véhicule immatriculé -Présidence de la République- pour aller détruire dans l’enceinte du champ hippique de Bamako les biens de celui qui fut son ami.

Par ce comportement indigne de son rang, Mamadou Tiéoulé Konaté ne s’est-il pas rendu justice? Car, cette affaire se trouve toujours devant le Tribunal. Pourquoi n’a-t-il pas utilisé sa propre voiture? A-t-il remboursé la dette qu’il devait à Babaly Ba PDG de la BMS? Les réponses à ces questions feront l’objet d’un article ultérieur. Commanditaire des sales coups, le digne fils de Tiéoulé Konaté aime pourtant passer inaperçu. Spécialiste des basses manœuvres, il est capable d’égorger, pas un coq, mais un taureau sur un tissu tout blanc sans y laisser la moindre trace de sang.

 

La brute

Toujours tiré à quatre épingles comme le fils d’un prince du pays de Galles, Ousmane Sylla, s’est fait abrutir par le chômage endémique. Du coup, il ne renonce à rien pourvu qu’il trouve ce qu’il faut pour son exorbitant train de vie. Chômeur patenté et reconnu comme tel par tous et partout au Mali, Ousmane ne fait que collectionner des belles croupes pour des boss. C’est ça son vrai métier. Par cette option, il est parvenu à tisser des relations avec certains barons du pays. Ces derniers lui font caracoler entre les pin-up comme un étalon au moyen des frics et de cossues bagnoles.

Ayant ses tentacules partout au Mali, Ousmane Sylla, a eu l’audace de faire des retraits d’argents au niveau de la Banque malienne de solidarité (BMS) où étaient logés les fonds de la Fédération malienne de hippisme. Il s’agit particulièrement de ceux obtenus pour l’organisation du grand prix du Cinquantenaire de l’accession du Mali à l’indépendance, couru l’année dernière. Dans notre prochaine parution, nous allons donner des preuves grâce au relevé bancaire BMS et à l’acte d’un notaire qui, après avoir auditionné les différentes parties, a dressé un mini rapport très accablant sur la gestion de la fédé par le trio.

 

Et le truand

Tout comme son jeune frère, Mamadou Sylla aussi a vendu son âme aux crins de la queue des chevaux. Il ne peut pas en être autrement pour cet homme qui a le même penchant que son frère Ousmane. Mamadou Sylla qui bénéficie, aujourd’hui, des circonstances atténuantes à cause d’une maladie qui le ronge depuis de longues années, fut éjecté de la tête de la Banque de l’habitat du Mali (BHM) avec humiliation. Selon nos sources dignes de foi, la raison de son limogeage était liée à ses méthodes de gestion chaotique de ladite banque.

L’habitude étant une seconde nature, une fois hissé à la tête de la Fédération malienne d’hippisme, Mamadou Sylla aurait repris les mêmes sales pratiques. Cependant, il a pris soin en refusant d’endosser les chèques émis pour des retraits d’argents à la BMS. Mais en parfait truand, il a incité son jeune frère à le faire en comptant sur la couverture de Mamadou Tiéoulé Konaté, non moins collaborateur du président ATT. Donc, Mamadou a même osé truander son propre frère qui, à sa place, ferait certainement la même chose vice versa.

 

Plus jamais ça !

Les retombées du fonds accordé pour l’organisation de la course du Cinquantenaire n’ayant pas été partagées (Dieu seul sait qu’ils en ont l’habitude de le faire), l’union des sorciers, des sangsues et d’amateurs de chairs fraîches est partie en lambeaux. Désormais c’est l’animosité entre les uns et les autres. On ne se souhaite plus que du malheur. Conséquence immédiate : le champ hippique de Bamako est en ruine. Et les innocents chevaux ne hennissent plus. Ils sont lassés d’essuyer les plâtres de la guéguerre occasionnée par la boulimie et les incartades des malfamés.

 

L’histoire se répète-t-elle pour le Parti de la renaissance nationale (PARENA)?

Par ailleurs, Djiguiba Kéita dit PPR fera mieux de travailler. Son arrivée dans le Gouvernement dit de mission, de Mme Mariam Kaïdama Sidibé, est un test par rapport à tout ce qu’il avait précédemment dénoncé comme tare de notre société. Il doit bien se comporter sinon, après son départ on diligentera un audit au niveau du ministère de la jeunesse et des sports. Or à ce qu’on sache, Moussa Balla Diakité appartenant à la même famille politique que PPR a quitté le même département en catastrophe.

 

L’histoire se répète-t-elle pour le Parti de la renaissance nationale (PARENA)? En effet, en tant que président de la commission nationale d’organisation, la gestion par Tiéblé Dramé, des fonds destinés au sommet Afrique-France que notre pays a abrité aurait été jugée pas conforme à l’orthodoxie financière.

Pourtant, c’est ce Tiéblé qui est le mentor de Djiguiba et de Moussa Balla. «Ceux qui se ressemblent s’assemblent», disent nos sages. Enfin, à signaler que Moussa Balla Diakité est l’actuel Consul du Mali au Cameroun.

 

À suivre…

La Rédaction

 

 

 

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