Armes maliennes : L’ingrate position d’Alpha Condé

09 Sept 2012 - 20:58
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_72238" align="alignleft" width="300"] Alpha Condé, président de la Guinée[/caption] Le président Alpha Condé se veut à la pointe du combat en faveur de la restauration de l’ordre constitutionnel au Mali. Mais cela ne lui attire pas que de l’aura. Certes, après qu’il ait relativisé sa position en faveur du MNLA, avec lequel il se montrait compréhensif, il avait eu droit à une lettre de remerciements de la part du mouvement indépendantiste touarègue. Mais il en est tout autrement des armes maliennes qui sont bloquées à Conakry. Avec une forte dose de manipulation médiatique, l’ex-junte malienne a relativement réussi à faire passer le chef de l’Etat guinéen, pour l’ennemi de la reconquête du nord du pays. Sauf que le président Alpha Condé n’est pas aussi responsable de ce dont on l’accable. En fait, Conakry fait un peu office de bras armé de la CEDEAO. Toute l’hostilité qu’une certaine opinion publique malienne voue au numéro un guinéen, il le doit du fait de son choix de se conformer à la fermeté de la CEDEAO vis-à-vis de l’ex-junte malienne. En effet, après que le bateau battant pavillon turc contenant l’artillerie malienne ait accosté au port de Conakry le 27 juillet dernier, les autorités guinéennes, sachant la situation politique qui prévalait à Bamako, avaient consulté l’instance sous-régionale en vue d’être fixées sur l’attitude à avoir. Les responsables de l’organisation sous-régionale répondent que les armes doivent être maintenues à Conakry. De cette procédure-là, les autorités maliennes en sont informées.  
Mais visiblement décidées à s’en prendre au président Alpha Condé, elles choisissent de la taire et de ne mettre devant que le chef de l’Etat guinéen. Dans l’espoir que ce dernier finirait par céder à la pression accrue. Mais au fil des jours et des semaines, Alpha Condé ne fléchit pas. C’est dans ce contexte qu’intervient la requête formulée par le président intérimaire en faveur de l’appui de l’organisation sous-régionale dans l’optique de l’intervention militaire au nord du Mali. Les ex-putschistes estimant que c'est l’occasion à mettre à profit, reviennent à la charge. En fait, ils pensent que dans l’euphorie de l’éventuelle intervention militaire, Alpha Condé se laisserait distraire au point de laisser enfin les armes en question. Sauf que ce dernier préfère avant tout se référer une nouvelle fois à la CEDEAO. Cette dernière, jugeant que la situation est loin d’être encore claire au Mali, se montre inflexible. Une nouvelle fois, c’est Alpha Condé qui récolte la colère des ex-putschistes et de ses "pro" qui mettent notamment à contribution l’émotion autour des liens particuliers entre les deux pays. Ils envisagent même un sit-in devant l’ambassade de la Guinée à Bamako. Mais rien à faire. Le gouvernement guinéen demeure ferme. En concertation avec des experts de la CEDEAO, il est même décidé et de la manière la plus officielle qui soit, qu’après un inventaire contradictoire, les armes seront gardées à Conakry jusqu’à ce que la situation soit suffisamment normale au Mali. D’ici là, Alpha Condé continuera certainement à être pris pour cible par une frange importante de l’armée malienne. Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info / 22:20 09.09.2012

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Commentaires (39)

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silame
silame 14 ans
Non ! Alpha n'a pas finit de nettoyer la deventure de sa maison. PREUVE : Société : Les détenus le colonel Aïdor Bah, le comandant Aboubacar Sidiki Camara (De Gaulle), le général Nouhou Thiam tous malades posté le 7 septembre à 14h46 | mis à jour le 7 septembre à 17h39 | affiché 7628 fois © Le colonel Aïdor Bah, membre de l'ancienne junte militaire, le comandant Aboubacar Sidiki Camara (De Gaulle) l’aide de camp du général Konaté, le général Nouhou Thiam, l’ex chef d’état major des forces armées, tous détenus à la Maison centrale dans le dossier du 19 juillet, seraient gravement souffrant dans leur cellule de la prison centrale de Conakry. Telle est l'information rapportée à votre quotidien en ligne de sources concordantes proches des familles des détenus. La nouvelle de cette maladie a d'abord été rapportée à notre reporter jeudi après-midi comme quoi l'état de santé des détenus se serait détérioré ces derniers temps. La même information a été confirmée par un avocat de la défense qui précise qu'au moins cinq détenus auraient actuellement des petits soucis sanitaires sans citer des noms. Vendredi midi, des informations persistantes sont relayées dans toute la ville comme quoi le colonel Aidor Bah serait mort sans pouvoir donner le moindre détail. Contactée, une source proche des détenus apporte des détails. "Il serait entre la vie et la mort. Son état de santé s'est dégradé depuis jeudi", a-t-elle confié au bout du fil. Guinéenews a fait vérifier si le corps du colonel Bah serait gardé à la morgue des hôpitaux Donka ou Ignace Deen. La réponse est non, nous a-t-on indiqués. "Le corps n'est pas arrivé à Ignace Deen et à Donka mais ce n'est pas exclu. Avec la mort du colonel Issiaga Camaraa mercredi, ils peuvent momentanément garder le corps ou le déposer la nuit" a lâché une source hospitalière anonyme. Aucune autorité, fût-elle administrative, judiciaire ou pénitentiaire, n'a officiellement réagi par rapport aux dernières nouvelles venant de nos prisons. Au moins quatre détenus accusés dans le dossier du 19 Juillet 2011 relatif à l'attentat manqué contre la résidence présidentielle à Kipé sont morts en détention. Ce mercredi, le colonel Issiaga Camara, un des barons du régime défunt, est décédé à l'hôpital Ignace Deen dans des circonstances non élucidées pour l'instant. Faut-il rappeler que le colonel Aidor Bah, le désormais feu Issiaga Camara, le colonel Cheick Ahmed Tidiane, le colonel Ousmane Conté, le lieutenant Pendassa, tous proche du général Lansana Conté avaient été arrêtés par le capitaine Moussa Dadis Camara. Mais plus tard, sous le magistère du général Sekouba Konaté, ils furent tous libérés. Ce dernier, apprend-on, les avait envoyés au Maroc pour les soins. www.guineenews. org La Guinée par les Guinéens.
fille du mali
fille du mali 14 ans
Je trouve que la proposition de MTC est intéressante! Et j'y adhère totalement.Voilà un exemple que tous les maliens devraient suivre, c'est à dire faire des propositions concrètes de sortie de crise, au lieu de continuer à se déchirer entre nous. merci!
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
1. Avez-vous remarqué ? Depuis plus de 5 mois, les bandits armés du Nord (MNLA/ANE SARDINE/AQMI/BOKO HARAM/MUJAO) et les bandits armés du sud (CNDERRIERE) commettent les mêmes exactions sur les civils : vols, viols, enlèvements, flagellations, profanations, assassinats et trafics en tout genre (cigarettes, armes, drogues, humains…), arrestations arbitraires, coups de bottes, de crosses et de marteaux… ET S’EVITENT PRECAUTIEUSEMENT. BANDENT LEURS MUSCLES ET S’OPPOSENT TOUS A L’ARRIVEE DE TROUPES INTERNATIONALES… 2. Tous les germes de la décomposition de l’armée malienne actuelle datent du régime de Moussa Traoré. Les 5 et 6 janvier 1991 à Tamanarasset, Ousmane Coulibaly , chef d’état major de l’armée malienne, et Iyad Ag Ali ont signé en Algérie le 1er accord qui prévoyait la démilitarisation du Nord dès signature du cessez-le-feu. C’est de là que sont partis tous les dérapages. L’extrême nord a été livré aux bandits armés. Insertion/Désertion/Réinsertion. La désertion a été normalisée dans une armée dans laquelle elle est passible de la peine capitale. Alpha a mal géré l’armée pendant une période, ensuite IBK a utilisé la manière forte pour calmer les bandits armés un moment. Mais le système Insertion/Désertion/Réinsertion a continué. Des touaregs ont compris qu’il faut prendre les armes pour obtenir des postes juteux, de l’argent, etc. Comme des politiciens et syndicalistes à Bamako ont compris qu’on est récompensé en fonction de son pouvoir de nuisance. ALPHA ET ATT ONT COMPRIS LA CONTRADICTION QU’IL Y A ENTRE UNE ARMEE FORTE ET LE DEVELOPEMENT. ILS ONT ALORS COMMIS L’ERREUR DE SACRIFIER L’ARMEE AU PROFIT DU DEVELOPPEMENT QUE PERSONNE NE PEUT LEUR CONTESTER. Ils ont seulement oublié le CARACTERE RECURRENT DE BANDITS DEGUISES EN REBELLES, COMME D’UNE PARTIE DE L’ARMEE ET DE NOMBRE DE NOS POLITICIENS ET SYNDICALISTES. ET ce banditisme saharien date du moyen âge et non de l’indépendance ou de la colonisation comme certains le simplifient. Ayant donc compris cela, et qu’il faille le traiter comme tel… 3. Dioncounda (Président du Mali ?) se fait insulter par son armée sur une chaine internationale (RFI) en se faisant traiter d’IRRESPONSABLE. L’armée ou CNDERRIERE, par son porte parole, désavoue la décision prise par le Président au nom de la nation, le malheureux ne réagit pas, son parti non plus. AUCUNE PROTESTATION VIGOUREUSE COORDONNEE DES ACTEURS CONSCIENTS DE LA SOCIETE CIVILE. VOUS NE POUVEZ PAS ENTRER DANS UN GOUVERNEMENT ET NE PAS ETRE COMPTABLE DE SES RESULTATS. Certains politiciens ont le même culot de soutenir la COUARDISE des militaires déguisée en SOUVERAINETE (les ¾ ou plus du pays sont entre les mains de petits bandits de grand chemin). Depuis plus de 5 mois maintenant, l'armée malienne se prépare, est prête à l'assaut. Le Nord brûle sous les bandits barbus. Le Sud est quotidiennement outragé avec les bandits militaires qui ont fui le front. Même des marabouts sont maintenant arrêtés par la junte sous prétexte qu'ils étaient le marabout de tel béret rouge ou de tel dignitaire d'ATT! C'est ce qu'on appelle en bambara MOLOBALI, HORONKOLON. A chaque fois que les partenaires se disent que le gouvernement a maintenant les mains libres, qu’ils veulent revenir au Mali, les militaires font une sortie intempestive pour tout remettre en cause, pourrir la situation, empêcher le gouvernement de réussir sa mission de libération du Nord et d’organisation d’élections sur fichier biométrique, UNIQUEMENT POUR ASSURER LEUR PROPRE SURVIE A BAMAKO. Cela peut-il durer ? Et récession oblige, on n’entend de plus en plus que des appels désespérés de chefs de famille qui perdent leur emploi, qu’ils proviennent d’entreprises privées ou d’ONG de Sikasso ou de Mopti. Alors le gouvernement n’a d’autre choix que de REAGIR face à l’inertie et à l’opposition des militaires, ou DE DEMISSIONNER. On verra alors si les militaires peuvent gérer de façon solitaire l’un des pays les plus pauvres au monde, isolé de la CEDEAO, de l’UA, des NU…
Eustache
Eustache 14 ans
Mr condé as-tu de nettoyer la devanture de ta chambre et puis tiens-toi bien: dès qu'on aura fini de retablir le mali dans ses droit, ce serai ton tour et attend-toi au pire s'il plait à Dieu. Ce sont des maliens qui t'ont porté au pouvoir tu as certainement oublié mon cher.
Lasstuss
Lasstuss 14 ans
Je me demande quand est-ce que le malien mettra son orgueil de côté et raisonnera de façon objective, ou plutôt quand est-ce qu'il l'utilisera à bon escient...........La Cedeao ne débloquera rien du tout, Alpha Condé ne débloquera rien du tout tant que la situation n'est pas claire.....une situation claire signifie Dioncounda chef suprême des armées, autrement dit Sanogo, Konaré et toute la troupe de Kati aux ordres de Dioncounda.......une situation claire signifie que le commandement millitaire est bien en place et que la chaîne est bien strcturée......une situation claire c'est des militaires prêts au combat au nord et sufisamment formés pour détruire les terroristes.....Sans ca, pas d'armes............et vous devez bien vous y faire!!!!!!!!!!!! On ne donnera pas nos armes aux militaires qui vont les utiliser devant l'Ortm, à Koulouba ou à Kati mais au nord.......on ne donnera pas nos armes aux militaires qui vont les céder gratuitement aux terroristes........Alors soyez opatients!!!!!!!!!!!!!
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