CEDEAO - CNRDRE: « La CEDEAO est bel et bien comptable de toutes les situations qui ont abouti aux crises sans précédent… »

10 Mai 2012 - 00:14
Mis à jour: 14 ans
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Y aurait-il un paradoxe CEDEAO ? Au plus haut de nos enquêtes d’opinion, l’organisation sous-régionale  continue de soulever des vagues. Pour ses premiers pas dans la résolution de la crise politico-sécuritaire au Mali, les décideurs  communautaires réussissent  jusque-là à susciter la curiosité des Maliens. Celui dont nous vous livrons la contribution ci-dessous écrivait : « Si tant est qu’à quelque chose, malheur est bon, la crise actuelle devrait mobiliser toutes les énergies nationales en vue du salut ». Les uns continuant de dire du bien de tout le monde, nous vous livrons ces quelques lignes de réflexion de M. Abdoulaye Thiambal Sissao, Directeur d’école à la retraite à Bamako. Il n’use pas de circonlocutions pour nous dire que c’est simplement inacceptable ce qu’avait dit la CEDEAO. Si une chose est sûre, pour ses détracteurs, que la dite CEDEAO saccage ainsi la respectabilité internationale qu’elle avait accumulée ces dernières années, il serait encore trop tôt, à notre avis, ce qu’est la chronique d’un échec annoncé. En ce moment où la crise de nerfs n’a pas déserté les esprits, serions-nous fondé à mener une « guéguerre » contre la CEDEAO ? Le capitaine Sanogo, président du CNRDRE, répondait ainsi à la décision de la CEDEAO de faire subir au Mali un embargo : « Ensemble, depuis le 22 Mars, nous avons décidé de voir la réalité profonde de ce qu’est le Mali d’aujourd’hui. Un Mali malade dans son âme profonde, avec une gouvernance médiocre et des responsables qui ont trahi…Nous tenons néanmoins à réitérer toute notre confiance à la CEDEAO et l’invitons à plus d’ouverture et de dialogue pour le bonheur du people malien...car encore une fois, le cas du Mali est spécifique ». A quoi joue donc la CEDEAO ?      Selon M. Sissao, la CEDEAO est une « structure qui devait au préalable promouvoir de bien du peuple malien ». Pourquoi donc un choix délibéré d’abandon des Maliens à leur sort ? Si j’avais été à la place du Président en exercice de la CEDEAO, je me serai épargné la peine, dans la conjoncture qui prévaut au Mali et la sous-région, de procéder à ce genre d’exhibitionnisme. M. Sissao affirme : « Celui qui est incapable de tirer sans passion des leçons du passé n’est guère plus apte à analyser le présent ni s’interroger sérieusement sur l’avenir… ». Est-il besoin d’attirer votre attention, encore une fois, sur le fait que ce sont nos jeunes et vaillants officiers de l’armée malienne que vous semblez tant dédaigner qui ont mis définitivement fin, et avec la manière, au pouvoir d’ATT ? La CEDEAO trouve-t-elle « honnête » d’exiger à l’une des parties signataires (le CNRDRE) d’un accord, le respect scrupuleux de celui-ci, alors même que l’autre partie signataire s’offre le luxe de fouler aux pieds ledit accord de manière flagrante et avec force arrogance, à travers des résolutions arbitraires ? Cela est intolérable ! M. Sissao se demande quelle lecture faisons-nous de l’Article 6, chapitre 2I de l’Accord-cadre du 10 Avril 2012 ? En tout cas, du moment qu’il reste encore des Maliens patriotes  prêts à ne brader leur foi et leur idéal pour tout l’or du monde, nous nous assumerons. Reconnaissez donc, Messieurs de la CEDEAO, que les décisions prises lors du sommet d’Abidjan arrivaient comme un cheveu dans la soupe. Alors, n’abusez point de la bonne foi et de la volonté inébranlable de notre peuple à vouloir vivre en paix chez nous et en harmonie avec tous les peuples de la terre. « Nous refusons catégoriquement la mise sous tutelle, sous quelque forme que ce soit, de notre grand Mali et sommes prêts à user de tous les moyens pour l’empêcher ». Et M. Sissao, de nous renvoyer à une méditation personnelle à la Charte de Kurukanfuga en son Article 26 qui stipule : « Le taureau confié ne doit pas diriger le parc ». Et de conclure : « Le Nord du Mali est certes actuellement entre les mains de terroristes par votre faute, mais le Sud, lui, vous n’en ferez pas ce que bon vous semble… ». Par un concours de circonstances, le Mali, cette terre de paix et d’hospitalité, ploie momentanément sous le joug, mais ne sombrera jamais. Le fond de l’histoire, c’est le nationalisme. Montesquieu disait : « Nous sommes faits pour la coopération comme les pieds, comme les mains, comme les paupières, comme les rangées de dents supérieures et inférieures ». Il ne s’agit que de raison. Entre la CEDEAO et les Maliens devrait exister un rapport de concordance, et cette relation devrait être toujours la même. S.Koné

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Commentaires (12)

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phare
phare 14 ans
Peuple du Mali, patriotes du Mali, vous êtes prévenus ! La CEDEAO fantoche qui n'a pas les moyens de ses expéditions militaires néocoloniales, s'apprête à vous envoyer des mercenaires grâce à des financements alloués par les USA, l'Union Européenne et la France. Coût de l'opération: on parle de 577 Millions de dollars. Une rondelette somme qui fera l’affaire des entrepreneurs de guerres privées, ces loueurs de mercenaires violeurs en plus des éléments frelatés de la classe politique malienne qu’intéressent de tels financements extérieurs. C'est la solution idéale si le Mali attend son intégrité, son unité et son indépendance de ses prédateurs: USA, UE, France et tous les satrapes de la CEDEAO en plus de la bourgeoisie compradore et islamo-intégriste du Mali même. Non seulement, ils ne vous libèreront pas, mais en plus vous occuperont durablement et vous imposeront la partition du pays en plus des frais et impôts de guerre à payer. Peuple du Mali, refuse le folklore que tes pires ennemis t’imposent. Ne te laisse pas amuser par l'excitant folklore de la transition démocratique et de l'ordre constitutionnel avec ses élections sans l'autre moitié du pays! C’est le plus sûr moyen de la partition d’office du pays. Elle en découlera. Les mêmes forces qui ont réussi la partition de l'URSS, de la Yougoslavie, de l'Irak, de la Libye, de l’Éthiopie, de la Somalie, du Soudan, sont à l'œuvre au Mali, avec la complicité de certains de ses fils et filles et des satrapes de la CEDEAO. Plus que jamais, il faut en être conscient. L'histoire nous l’enseigne. Joseph Ki-Zerbo a dit: « N'an lara, anw sara! » Et c'est au Mali patriote d'être debout ; et maintenant, face à la rébellion touareg!
innayo 14 ans
« Nous refusons catégoriquement la mise sous tutelle, sous quelque forme que ce soit, de notre grand Mali et sommes prêts à user de tous les moyens pour l’empêcher ». Cher Monsieur, cette fierté aura été mieux exploitée si elle se manifestait dans la reconquête des 70 pour cent du Territoire historique du Grand Mali et vous ferez bien mieux de vous en prendre plutôt à votre "junte d'armé"e qui a commis une double irresponsabilité: faire un coup d'Etat pour corriger les "incompétences de ATT à faire face à la Rébellion" et abandonner le front pour perdre en 3 jours 2/3 du territoire, ensuite s’éterniser au Pouvoir par des manoeuvres en utilisant et en abusant de la fibre patriotique des maliens, qui du reste aurait pu être plus utile et plus légitime pour mobiliser les maliens au Front de la reconquête.
Chamah
Chamah 14 ans
Siassao est animé de sentiment de nationalisme. Je partage un peu son nationalisme encore faudrait-il que tous les maliens s'animent du même nationalisme. je crois les premiers à en manquer sereaient les militaires, c'est pourquoi je ne voudrais pas que M. Sissao qualifie les jeunes fuyards militaires de vaillants officiers. Ils n'ont pas encore fini leur diversion mais le combat pour la libération du Nord les attend. M. Sissao vous ne pouvez pas faire partie d'une organisation et ratifier tous ces textes et vouloir refuser leur mise en application. Je ne partage pas toutes decisions de la CEDEAO par rapport au Mali notamment la fixation de la durée de la transition et l'envoi d'une force militaire au Mali. on peut encore renégocier la durée de la transition certes pas avec Dioncounda mais l'envoi de troupes militaires au n'est pas à négocier. Pour que l'armée puisque recouvrer sa legitimité et son honneur elle très bien ce qu'il faut faire.
Maliba
Maliba 14 ans
Voilà encore un article qui essaie de disculper le Mali et les Maliens de toutes responsabilités. Trop facile de croire que ce sont les autres qui sont responsable de tous nos problèmes. Si le malien continue à penser comme ça, il ne fera jamais rien, restera dans son grain, et les villageois n'auront rien à manger, tandis que la charia dictera la loi.
diallo
diallo 14 ans
merci cher journaliste ce qui veule que la CDAO intervienne il ne connaise pas la CDAO il ne fait que detruir nous les pauvre pour leur propre interai
djofafa
djofafa 14 ans
Persone n'est etranger Mr Diallll, c'est idees de division ont dejas detrui la cote d'ivoir. La CEDEAO n'est responsable de rien. si tu accuse la CEDEAO c'est que tu n'est au control de rien dans ton Pay. Thank you Mr. Truthful, the only thing is that you're not 100% Truth.
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