Défense Nationale : Pour mieux comprendre les responsabilités en zone d’opération

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Bien des Maliens, par fourvoiement ou par méconnaissance gravissime de l’outil de défense, se complaisent dans des commentaires ou des procès d’intention, alors même qu’en la matière une règlementation est de mise. Comme c’est le cas des zones de défense opérationnelles.

Depuis le 08 mars 2019, il est institué, suivant décret n°2019-0200/ P-RM, une opération dénommée DAMBE, dans le cadre de l’instauration d’un environnement de stabilité qui garantisse la libre circulation des personnes et des biens, la continuité de l’action publique et la liberté d’action des forces de sécurité.

Le but final recherché est d’enrayer les activités terroristes, de permettre le déploiement des Forces Armées Maliennes   (FAMA), de réinstaller l’administration, de favoriser le retour des populations déplacées et de normaliser la vie socio-économique.

Cette opération DAMBE qui est divisée en deux (02) théâtres d’opérations à savoir, le théâtre EST et le théâtre Centre, couvre l’intégralité des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka.

Le Théâtre Est couvre les régions de Gao, Ménaka et Kidal avec son poste de commandement à Gao et le théâtre Centre couvre les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, et Taoudénit, ayant son commandement à Sévaré. Chaque théâtre est commandé par un Commandant de théâtre.

Le Chef d’Etat-major Général des Armées est le commandant de l’opération DAMBE. A cet effet, il reçoit les moyens y afférant et est chargé de fixer les dispositions complémentaires nécessaires à l’application du décret susmentionné.

De ce point de vue, les commandants de théâtre ont autorité sur les forces et moyens militaires se trouvant dans l’aire géographique couverte par leur théâtre d’opération respectif. Ils sont investis des pouvoirs relatifs à la conduite des opérations, la défense civile, la sécurité des troupes, l’utilisation des services des personnes et des biens nécessaires à la conduite des opérations.

En clair, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattant, à travers le Chef d’Etat-major Général des Armées, reste le premier responsable de la conduite des opérations. Tous les éléments de la Défense et de Sécurité sont d’office sous ses ordres. Ce qui, du coup, dénie toute responsabilité à quelques autorités sécuritaires que ce soient dans la conduite des opérations tant au Nord du pays qu’au Centre. Ce, d’autant plus que ces derniers ne sont impliqués ni dans la planification encore moins dans l’exécution des missions de terrain. Cela, les Maliens devraient le comprendre pour mieux situer les responsabilités.

Que ce soit à Téssit, Sokolo, Dioura, Ogossagou et tout récemment à Sobane Da, le chef d’Etat-major Général des Armées, sous tutelle du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, en sa qualité de Commandant en chef de l’opération DAMBE que lui confère le décret n°2019-0200/ P-RM du 08 mars 2019, demeure la première autorité à rendre des comptes entre victoires et échecs !

En somme, et pour un meilleur contrôle des opérations sur le terrain l’Inspection Général des Services des Armées devrait s’atteler au suivi des forces. Toute chose qui permettrait de situer les responsabilités en cas de besoin.

Correspondance particulière

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