Le Colonel-major Lassana Doumbia à la tête de la sécurité d’état : Un homme d’exception pour une mission d’honneur !

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Le Colonel-major Lassana Doumbia succède à Moussa Diawara au poste de directeur de la Sécurité d’Etat. Il a été nommé, le 24 août 2020, par Décret N°001 du président du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp), le Colonel Assimi Goïta. Le Colonel-major Lassana Doumbia est tout simplement un homme d’exception pour une mission d’honneur. C’est aussi un homme de défis. Le nouveau patron de la Sécurité d’Etat parle trois langues étrangères : le français, l’anglais et l’allemand.

Le président du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) le Colonel Assimi Goïta, vient de procéder à plusieurs nominations par Décrets, notamment au sein de différents services de l’Armée. Il s’agit de la Sécurité d’Etat, de la Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées, de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées, de la Direction du Commissariat des Armées.

Le Colonel-Major Lassana Doumbia a été le premier à être nommé par le président du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) le Colonel Assimi Goïta, au poste de directeur général de la Sécurité d’Etat, par Décret 001/P-CNSP du 24 août 2020. Ce Décret abroge celui du 23 octobre 2013 signé par l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, nommant le Colonel-major Moussa Diawara de la Garde nationale (devenu par la suite général) au poste de directeur général de la Sécurité d’Etat.

Le nouveau patron du service de Renseignement est réputé être un homme d’exception. De l’avis de beaucoup d’observateurs avertis, notre service de renseignement est conduit aujourd’hui par un haut cadre d’une probité irréprochable. Le Colonel-major Lassana Doumbia, un professionnel rigoureux, est aussi connu pour son efficacité, sa discrétion et ses valeurs morales.

Le nouveau patron de la Sécurité d’Etat a servi avec brio à de hautes responsabilités, mais opère toujours dans l’ombre. Avant sa nomination, il était le directeur du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques sécuritaires.

Après ses études primaires et secondaires au Prytanée militaire de Kati, Lassana Doumbia a ensuite poursuivi ses études supérieures à l’Ecole militaire interarmes (Emia) puis à l’Ecole supérieure d’électronique de l’Armée de terre à Rennes en France et l’Ecole d’application des transmissions à Montargis (France). Sans oublier l’Ecole d’Etat-major de Koulikoro.

Diplômé de l’Ecole de guerre, spécialité guerres irrégulières, conflits asymétriques (lutte contre la criminalité organisée et transnationale, les insurrections et rebellions, le terrorisme et autres formes de menaces) obtenu en juin 2011 au Collège des affaires de sécurité internationale (Cisa) de l’Université nationale de défense des Etats-Unis d’Amérique à Washington DC, le Colonel-major est détenteur d’un Master “Etudes stratégiques de sécurité”, option terrorisme obtenu en juin 2011 à la Faculté des affaires sécurité internationale de l’Université national de défense des Etats-Unis d’Amérique à Washington DC.

Il a obtenu son Doctorat en sciences politiques, option Relations internationales, à Université d’Abuja (Nigéria).

S’agissant de sa carrière professionnelle, le nouveau patron de la Sécurité d’Etat a occupé plusieurs postes :  chef de la Section stage à la division instruction de la direction des transmissions des Armées ; directeur adjoint du Centre d’instruction des transmissions de Koulikoro; Officier des transmissions du 23ème bataillon mixte à Sévaré ; directeur du Centre d’instruction des transmissions de Koulikoro  et instructeur permanent à l’Emia ; directeur des Transmissions de la zone de défense numéro 5 à Tombouctou ; Cadre technique du Nœud national internet de la Sotelma.

Le Colonel-major Lassana Doumbia fut responsable en second de l’équipe technique de la Sotelma chargée des installations du réseau informatique du forum international sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Bamako 2000) en 2000 ; sous-directeur chargé de la Cellule informatique de la Direction générale de la Sécurité d’Etat (2001-2007) ; chef du bureau de lutte contre le terrorisme de la Direction générale de Sécurité d’Etat (Dgse) cumulativement aux fonctions de chef de division informatique (2005-2012) ; directeur des opérations de la Dgse (2011-2012) ; directeur adjoint des Transmissions et des télécommunications des Armées du Mali (Dtta) entre avril et février 2012.

Il fut conseiller militaire auprès de la section chargée des institutions de sécurité du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (Binuca) de février 2013 à février 2014, chef du Cabinet de défense du Premier ministre (2014-2016), Attaché de défense à l’Ambassade du Mali à Abuja au Nigéria (août 2016-mars 2019).           

El Hadj A.B. HAIDARA

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6 COMMENTAIRES

  1. Si toutes ces informations sont correctes, nous pouvons dire sans aucun risque de se tromper que le nouveau Directeur Général de la Sécurité d’État (Colonel-major Lassana Doumbia) impressionne par son CV. Espérant qu’il va nous impressionner par des résultats concrets sur le terrain dans les jours à venir, nous lui souhaitons une bonne chance.
    N’oublions pas que son prédécesseur était finalement devenu un trafiquant de drogues sous le privilège et la complicité du vieux IBK…
    Ailleurs, je ne comprends pas pourquoi la junte militaire se précipite tant à faire des nominations. Après la mise en place des organes de transition, ils auront tout le temps de procéder aux différentes nominations dans la légalité constitutionnelle.

  2. Rebel
    Des accusations infondées?
    La gestion effective d’un ministère est bel et bien du ressort du leadership politique,non du personnel technique.
    UN MINISTRE EST UN HOMME POLITIQUE QUI VIENT METTRE EN ŒUVRE LA VISION POLITIQUE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ÉLU SUR LA BASE DES ENGAGEMENTS PRIS.
    Il forme un cabinet composé des cadres politiques qui partagent sa vision politique.
    CE SONT CES CADRES QUI FORMENT SON CABINET QUI FONT LE TRAVAIL D’ÉLABORATION DES MESURES DU MINISTÈRE.
    C’est le cabinet du ministre qui élabore la LOI a présenté au conseil des ministres, non les cadres techniques qui n’interviennent que pour apporter des précisions techniques.
    Les cadres techniques qui commencent à partir du SECRÉTAIRE GÉNÉRAL se contentent d’appliquer les mesures édictées par le cabinet.
    C’EST LA VISION POLITIQUE QUI ACTIONNE LE HAUT CADRE DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE.
    Qu’elle soit significative,on fera la chasse aux bons cadres.
    Qu’elle ne la soit pas, le népotisme, le clientélisme guideront le choix des cadres.
    Par exemple,un homme politique qui veut réellement assainir le fonctionnement de l’administration publique nommera dans les fonctions stratégiques les cadres connus intégres et compétents.
    Celui qui n’est pas concerné par l’assainissement se contentera de placer les cadres proches du parti, de sa famille, sa région sans tenir compte de son cursus,même s’il est bien formé,c’est pour se servir .
    Un haut cadre nommé dans le cadre de la vision politique d’une autorité politique décidée à appliquer son programme agit de façon autonome c’est-à-dire que la procédure qu’il va mettre en place pour faciliter l’exécution des mesures seront respectées,même par le président de la république en personne alors qu’avec un homme politique sans vision ces procédures seront violées régulièrement rendant inefficaces les mesures du ministre.
    Un exemple terre à terre,il a été décidé , face aux accidents mortels des motocyclistes,que les ports des casques soient obligatoires.
    Des mesures d’application ont été prises.
    Des femmes sont montées à koulouba pour demander au président ATT qu’elles soient exemptées prétextant que ça dérange leurs coiffures.
    ATT a publiquement exigé qu’elles soient exemptées.
    Le directeur de la sécurité ou le secrétaire général se voit discréditer amoindrissant son autorité par rapport à ses agents.
    Les conséquences sont incalculables.
    Imaginer l’autorité du simple agent par rapports à la population!!!
    Dans les administrations, les interventions à répétition des hommes politiques rendent inefficaces le travail des cadres qui vont finir par s’adapter d’où cette phrase:seuls les naïfs se donnent à fond pour ce pays pendant que d’autres sont entrain de profiter impunément de l’administration publique.
    L’exemple de la LOI DE PROGRAMME MILITAIRE est tellement indiqué pour signifier l’intervention de l’homme politique que ça concerne la présidence d’IBK.
    KARIM KEITA, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DÉFENSE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, A INSPIRE LA NOMINATION DES CADRES MILITAIRES QUI AGISSAIENT EN FONCTION DE SES INTÉRÊTS.
    L’application de cette LOI a consisté à détourné les sommes colossales affectées pour l’exécution des mesures gouvernementales.
    Le cadre, quelle que soit sa compétence, n’est pas utilisé pour l’exécution rationnelle de la LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE, mais pour faire plaisir à KARIM KEITA.
    C’est ça la réalité de notre pays depuis le 19 novembre 1968 avec une parenthèse de l’administration d’AOK pervertie par la pratique du chef de gouvernement IBK, président du parti majoritaire qui a perpétué les pratiques de l’UDPM qui lui aussi a accentué celles du CMLN,l’organe politique des puchistes du 19 novembre 1968.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. Rebel
    C’est comme si tu disais “où étaient tous ces économistes formés dans les grandes écoles occidentales quand l’économie du Mali périclitait pendant la dictature militaire”
    LES CADRES N’ONT DE VALEUR QUE S’ILS SONT UTILISÉS À BON ESCIENT PAR LES HOMMES POLITIQUES.
    L’État investit énormément dans les ressources humaines à travers les coopérations bilatérales notamment avec les états-unis pour nos militaires,mais elles sont mal exploitées à cause du népotisme, du clientélisme qu’affectionnent nos hommes politiques.
    LE PROBLÈME DU MALI N’EST PAS LIÉ À LA MAUVAISE QUALITÉ DES RESSOURCES HUMAINES, MAIS À LA MAUVAISE QUALITÉ DE L’AUTORITÉ POLITIQUE.
    Avant, au ministère de la défense,on envoyait les personnes sans niveau en formation à l’extérieur, trop étaient exclus.
    Avec l’arrivée de BOUBACAR SADA SY au ministère de la défense, ce problème a été réglé car des critères rigoureux ont été établis pour suivre ces formations.
    Le prytanée militaire de kati formant des jeunes de qualité, il n’a pas été difficile que ces critères soient respectés par trop de jeunes militaires.
    C’est pourquoi maintenant notre armée regorge de trop de jeunes de qualité d’officiers.
    Mais il faut savoir les utiliser.
    QUAND NOS CADRES SONT À L’EXTÉRIEUR, ILS SONT TRÈS BRILLANTS.
    Mais à l’interne, leurs performances ne sont pas efficaces à cause de la mise en place des politiques inadaptées,surtout au ministère de la défense où une MAFIA héritée de la période de la dictature militaire empêche toute performance.
    Personne n’arrive à y faire face.
    La culture de l’impunité a installé nos cadres valeureux dans la médiocratie c’est à dire à préférer se servir que servir les intérêts supérieurs du Mali.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • LES CADRES N’ONT DE VALEUR QUE S’ILS SONT UTILISÉS À BON ESCIENT PAR LES HOMMES POLITIQUES.

      Sangare, ne vous lamentez pas avec des accusations infondées, qui ne suffiront nullement de justification à une débâcle institutionnelle. Pour cause, la gestion effective d’un département ministériel n’est pas du ressort du leadership politique, mais de son personnel technique (constitué essentiellement de professionnels de haut niveau du domaine concerné). Le véritable rôle dévolu au politique (en général au ministre) n’est que d’orienter la politique de gestion puis d’abriter la prise des décisions d’application de cette politique. D’ailleurs, beaucoup de politiques se sont illustrés dans la gestion de la défense sans forcement avoir de compétences militaires extraordinaires. Ainsi, la loi de programmation militaire a été conçue et appliquée PAR et POUR les militaires eux-mêmes. Et c’est le fiasco absolu. Le fond du problème est que l’armée est supposée être truffée de compétences, qui étaient pourtant là et à des postes de responsabilité pendant que cette même armée perd du terrain quotidiennement. Il faut voir le casting des membres du CNSP, ils étaient presque tous aux responsabilités alors qu’ils dénoncent la mauvaise gestion suite à leur putsch. Paradoxe !

      QUAND NOS CADRES SONT À L’EXTÉRIEUR, ILS SONT TRÈS BRILLANTS.

      Méfiez-vous de l’action rapportée des cadres maliens à l’extérieur. Car ce ne sont en général que des allégations avancées par les concernés eux-mêmes. On connaît bien cette technique d’auto-promotion surtout dans le domaine militaire. C’est trop facile de s’approprier la réussite de toute une mission d’institution internationale pour se valoriser. Mais nul n’est prophète chez soi, et le militaire malien n’excellerait qu’à l’étranger… Quant à la faillite totale de la défense nationale, c’est la faute au système. Pourtant, ce sont ces mêmes hommes qui font le système, pas l’inverse. Que du baratin in fine…

      Pensées rebelles.

  4. Le Decret de nomination du DIRECTEUR DE LA Sécurité d’État doit rester anonyme. Personne, je dis bien personne ne le savoir.

  5. Un homme d’exception pour une mission d’honneur !

    Où étaient donc tout ce monde si “capable et compétent” alors que le Mali et son armée continuent allégrement la descente en enfer… L’heure du bilan viendra, inéluctablement !

    Pensées rebelles.

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