Le processus de DDR-I en marche : Objectif : intégrer 2000 ex-combattants
Alors que des oiseaux de mauvaise augure spéculent sur l’instabilité au Mali, des images venues de l’intérieur du pays, racontent une autre réalité : celle d’un pays qui choisit la paix et qui se tourne résolument vers la réconciliation nationale.
Pour preuve, le gouvernement vient de lancer à Kidal, Ségou, Kayes, Goundam, etc. le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion-Intégration (DDR-I). A terme, le DDR-I aboutira à l’intégration de 2000 ex-combattants dans les Forces armées maliennes en tant que soldats de 2ᵉ classe.
Le jeudi 4 décembre 2025, dans cette ville longtemps perçue comme un bastion de tensions, les premières vagues de combattants issus des groupes armés ont officiellement déposé les armes. Un geste fort, porteur d’espoir, dans le cadre du programme national de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I).
Sous la supervision conjointe de la Commission nationale de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (CNDDR) et de la Commission nationale d’Intégration, les équipes techniques ont procédé à l’enregistrement biométrique des ex-combattants, à la vérification de leur identité et au contrôle rigoureux des armes remises. Cette opération, menée en coordination avec les autorités locales et les partenaires du processus de paix, vise à restaurer la confiance, rétablir l’autorité de l’État et ouvrir la voie à une réconciliation durable.
Depuis novembre, les opérations DDR-I se sont étendues à plusieurs régions du pays : Gao, Tombouctou, Ménaka, et désormais Kidal. Des milliers de combattants issus des groupes signataires ont été désarmés, amorçant leur réintégration dans la vie civile ou dans les forces de défense et de sécurité nationales. Des centres de cantonnement ont été réhabilités pour les accueillir, et des programmes de formation professionnelle sont en cours pour faciliter leur réinsertion.
Une communication maîtrisée
Alors que certains médias étrangers évoquent un effondrement de l’État, les images de files de combattants déposant les armes, les discours de réconciliation, et les engagements communautaires offrent un contre-récit puissant. Le DDR-I devient ainsi un outil de diplomatie publique, un levier de légitimation pour les autorités maliennes dans un contexte de pression diplomatique.
Ces avancées dans le centre et le sud du pays confirment que la dynamique de paix n’est pas cantonnée au nord. Elles renforcent l’idée que le DDR-I est un processus national, inclusif et progressif, porté par les institutions maliennes avec l’appui de partenaires techniques.
Fin novembre 2025, sur les sites de Markala (Ségou) et Soufroulaye (Mopti), on a assisté au démarrage officiel avec la réception des premiers combattants éligibles.
Le processus concerne les groupes armés et d’autodéfense ayant adhéré au processus de paix. Objectif annoncé : intégrer 2000 ex-combattants dans les Forces armées maliennes en tant que soldats de 2ᵉ classe.
Depuis le 24 mai 2025, les commissions nationales DDR et DDR-I ont mené une mission d’évaluation à Mopti. Objectifs : échanges avec les autorités locales, évaluation des conditions logistiques et sécuritaires, et sensibilisation des acteurs communautaires au processus.
Le DDR-I envoie un signal clair à la communauté internationale : le Mali ne s’effondre pas, il se relève. Il reconstruit, avec ses propres moyens, une paix fragile mais réelle. À Kidal, les armes se taisent. Et dans ce silence, c’est la voix de la réconciliation qui commence à se faire entendre.
Le DDR-I est désormais actif dans plusieurs régions : Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, Ségou, Mopti, et en phase préparatoire dans Sikasso et Kayes. Chaque site adapte les opérations aux réalités locales, avec un accent sur la réintégration communautaire et la cohésion sociale.
La Rédaction