Gouvernance et refondation nationale : Le Chef de l’Etat décrète 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture
Après une année 2025 consacrée à la culture, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita, place la période 2026-2027 sous le signe de l’éducation et de la culture.
Une décision stratégique destinée à refonder durablement l’école malienne, renforcer le capital humain et consolider la souveraineté culturelle, socle de la cohésion sociale et du Mali kura.
Cette décision s’inscrit dans le prolongement direct de l’Année de la culture 2025, jugée riche en initiatives et en mobilisation nationale, et s’aligne sur la vision stratégique « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que sur la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033.
Dans son adresse, le Président de la Transition a salué l’engagement constant du Gouvernement dans la mise en œuvre des réformes et a souligné l’impératif d’un investissement massif dans le capital humain. « Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture, afin d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée », a déclaré Assimi Goita.
Au cœur de cette ambition se trouve la volonté de former un citoyen nouveau : patriote, compétent, responsable et profondément attaché aux valeurs républicaines. Pour le Président Goita, « l’école doit redevenir un creuset d’excellence, capable de transmettre non seulement des savoirs, mais aussi des repères éthiques, civiques et culturels ».
Conscient de l’ampleur du défi, il a lancé un appel à la mobilisation générale, impliquant l’Etat, les collectivités territoriales, les communautés éducatives, les familles, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers. L’objectif affiché est la construction d’un système éducatif performant, inclusif et adapté aux réalités du Mali, en phase avec les besoins du marché du travail et les aspirations de la jeunesse.
Parallèlement, le Président de la Transition a insisté sur la place centrale de la culture dans le processus de refondation nationale. Qualifiée de « pilier de l’identité nationale », la culture doit, selon lui, être davantage valorisée et intégrée aux curricula scolaires afin de renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la souveraineté culturelle.
« La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté », a-t-il souligné, tout en exhortant le Gouvernement à poursuivre et à intensifier les actions de revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays.
A travers cette double consécration de l’éducation et de la culture, les autorités de la Transition affichent clairement leur volonté de faire de ces deux secteurs stratégiques les moteurs d’un Mali réconcilié avec lui-même, confiant en son identité et résolument tourné vers un développement endogène, durable et souverain.
I.G.