Gouvernement de transition du Mali : Comment redémarrer le dialogue avec la CEDEAO ?

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Avec la crise entre la CEDEAO et le Mali, marquée par l’embargo décrété par cette organisation et l’UEMOA contre le pays, toutes les parties se disent disposées à renouer le dialogue pour une décrispation. Mais la question reste posée quant aux contours de ce cadre de discussions.

Pour de nombreux spécialistes et des diplomates, c’est désormais à l’Etat malien d’appuyer sur les leviers de la diplomatie pour susciter un nouveau sommet extraordinaire de l’organisation sous-régionale. Cela doit se faire avec un certain lobbying à piloter par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

En effet, le ministre Abdoulaye Diop doit actionner son carnet d’adresses et surtout mettre à profit les offres de médiation faites à l’Etat malien. C’est le cas de l’Algérie, qui a proposé jouer au médiateur auprès de la CEDEAO, avec le souhait que Bamako réajuste son chronogramme de 5 ans de prolongation précédemment adressé à la CEDEAO.

A ce niveau, il semble que le pouvoir malien est plutôt prêt à réduire son chronogramme sur une durée de 2 ans. Ce que les dirigeants de l’organisation ouest africaine n’acceptent pas. Alors que l’Algérie plaide pour que Bamako accepte se contenter de 18 mois. Proposition qui ne semble pas avoir l’assentiment des dirigeants de la transition, qui estiment que les chantiers des réformes majeures dont la révision constitutionnelle, la relecture de l’accord et les progrès à réaliser le terrain sécuritaire, ne peuvent être opérationnalisés durant cette période.

En outre, il semble que d’autres offres de médiation se font jour et confortent les autorités maliennes qu’une issue est proche pour retrouver un cadre de dialogue conduisant à la levée de ces sanctions injustes contre le Mali. C’est pourquoi les plus hautes autorités n’hésitent pas à poursuivre les efforts de contournement de cet embargo. Ce qui a poussé les autorités gouvernementales à dépêcher des délégations en Guinée, en Mauritanie et en Algérie afin de trouver des alternatives contre la fermeture des frontières de l’espace CEDEAO. Mais la question se pose de savoir jusqu’où peut tenir le Mali.

Certains observateurs appellent les autorités de la Transition à adresser un courrier spécial aux dirigeants de la CEDEAO, en particulier les présidents Nana Akuffo Addo du Ghana et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire pour examiner des rencontres restreintes devant aboutir à la convocation d’un nouveau sommet extraordinaire de la CEDEAO. C’est par ce canal aussi que les dirigeants de la CEDEAO se refuseront à perdre la face et à sauver leurs égos surdimensionnés, humiliés par la grande mobilisation de protestation du 14 janvier sur tout le territoire malien et, en particulier, à la Place de l’Indépendance de Bamako. Qui peut donc aider à sauvegarder l’honneur écorchés des dirigeants de la CEDEAO et du président Assimi Goïta. C’est à ce niveau que le président togolais Faure Eyadema est attendu dans son récent périple pour aider les autorités maliennes et celles de la CEDEAO à se parler pour arriver à un  consensus salvateur dans l’intérêt des peuples.

Rappelons que ces sanctions ont touché la fibre patriotique des peuples (malien et d’ailleurs), au-delà du peuple malien et, de par le monde entier, des sympathies se sont exprimées en faveur des populations maliennes. Ce qui a fait que même au sein des pays de la CEDEAO, de nombreuses populations ne cessent d’apporter leur soutien au peuple malien et à ses dirigeants afin d’œuvrer pour que la voix des faibles soit enfin entendue par les forts et les puissants de ce monde injuste et de domination.

Boubou SIDIBE / maliweb.net

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3 COMMENTAIRES

  1. LES AUTORITES DE LA TRANSITION TOUJOURS REAFFIRME LEUR DISPONIBILITE A LA NEGOCIATION. SI LA CEDEAO JOUE A L’ORGUEILLEUX ON VERRA CE QUI SE PASSERA DANS QUELQUES JOURS MOIS DANS SON ESPACE. ON DIRAIT QU’IL NY A PAS D’ECONOMISTE PARMIS LES CONSEILLERS OUEST AFRICAINS, C’EST GRAVE, APPRENTI PRESIDENTS ET INSTRUMENTS DE LA FRANCE.

  2. ECOWAS plus Mali should set criteria for negotiations. No outsiders not even those from Africa should be allowed to do that. Last time we allowed that to happen IBK government negotiated unconstitutional plus illegal therefore void treaty with terrorists/ jahadists /violent criminals with many not being from Mali. Even worse many evil nations of international community attempt to make Mali uphold that void agreement with terrorists /jahadists /violent criminals. We should not position ourselves to undergo that kind of dumb plus hindering bullshit again.
    We should offer steps plus stages plan for discussion to ECOWAS. It should be complete with essential plus vital governance conditions that need be achieved before process may begin that lead to presidential election. It must be made understood that there is need to realign our democracy to what is fitting for us as Negroid Africans. We have no intentions of again embracing Caucasian western democracy of which variations have beyond repair injured us for decades if not centuries.
    Our ultimate goal is to deliver to people of Mali feasible Greater Good in living conditions, security plus modern education. Our presentation to ECOWAS should reflect that. If ECOWAS hold to it’s usual wealthy drug addicts making life plus death decisions it is not possible to reach only agreement that should be reached. That is one for Greater Good of Malian people in living conditions, security plus education.
    We should do nothing excess examine proposals by ECOWAS that are insult devised along course of psychological enslavement to foreign religions plus ways. We know among wealthy drug addicts of ECOWAS there is tendency to give goods or/ plus resources worth two dollars to Europeans so that drug addicts of ECOWAS get a dime back to share. That is unacceptable plus all of West Africa know there must be major changes in ECOWAS or it should soon be replaced.
    Where is effective anti-terrorists military ECOWAS was to have created that should now be eradicating terrorists/ jahadists /violent criminals throughout West Africa. That nonexistence make ECOWAS a paper tiger not worthy of honorable treatment.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

  3. C est très simple. Le Mali n a jamais rompu. C est la Cedeao qui a rompu parce qu elle a des idées antidémocratiques, contrairement aux idées et actes démocratiques de la transition malienne. Ceci dit, c est au Mali, la transition de proposer aux Maliens une durée de la transition qui sera approuvée par la majorité des Maliens, au nom de la souveraineté du pays. Ensuite la transition informe la Cedeao et les autres partenaires amis du Mali. La Cedeao / UMOA, des pays et les organisation internationales ont un comportement anti-démocratique et un comportement de colon et dictateur et non intellectuel.

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