Transition au Mali : Le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, attendu à Bamako ce mardi

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Le 21 décembre 2021, Goodluck Jonathan, Médiateur  de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), effectuera une visite officielle au Mali. Selon la Commission de la CEDEAO, il sera accompagné du Président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi BROU. Ladite visite s’effectue dans le cadre de la mise en application des dernières recommandations de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali et fait suite aux missions de suivi antérieures. La Commission de la CEDEAO précise que le Président Goodluck est porteur d’un  message des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO au Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue le 12 décembre 2021 à Abuja au Nigéria, a demandé au Médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, d’effectuer au Mali, une mission d’information des décisions prises lors de ce sommet sur la situation de crise au Mali. Dans le communiqué final de la rencontre, la Conférence a vivement déploré le fait que l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections au Mali risque de ne pas être respectée. La Conférence a exprimé sa préoccupation par les risques pour la région d’une intervention de sécurité privée au Mali. « En conséquence, la Conférence rappelle la nécessité urgente de respecter la date du 27 février 2022 pour la tenue des élections. Elle décide du maintien des sanctions déjà imposées. Si à la fin de décembre 2021 aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, des sanctions additionnelles seront imposées dès le 1er  janvier 2022. Ces sanctions incluront notamment des sanctions économiques et financières. La Conférence demande au Médiateur d’effectuer une mission à Bamako pour en informer les autorités maliennes. La Conférence appelle la Communauté internationale à soutenir la mise en œuvre desdites sanctions imposées à la Guinée et au Mali », révèle le communiqué final de la rencontre. Cette visite fait suite à sa dernière visite au Mali, du 05 au 07 septembre 2021. Durant ladite visite, la mission conduite par Goodluck Jonathan disait être « préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral. Elle a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielles et législatives. Il s’agit notamment du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, le choix de l’organe ou des organes devant conduire les élections ».

A noter également que cette visite du médiateur Goodluck Jonathan fait aussi suite à la rencontre des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO du 12 décembre 2021. Lors de ce sommet, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a maintenu l’exigence de tenir des élections en février 2022 au Mali et imposera des sanctions supplémentaires en janvier, à défaut d’engagement des autorités maliennes en ce sens. Lors de son sommet extraordinaire sur la situation au Mali et en Guinée,  le dimanche 7 novembre 2021 à Accra, au Ghana, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a imposé des sanctions individuelles aux membres de la junte au pouvoir au Mali, en raison du retard pris dans l’organisation des élections. Le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, et plusieurs membres de son gouvernement, des membres du Conseil National de la Transition (CNT) figurent parmi les 149 personnalités sanctionnées par la CEDEAO.

Aguibou Sogodogo

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2 COMMENTAIRES

  1. l’interet collectif prime sur celui de quelqu’uns si la cedeao prend des sanctions economiques et financières alors là c’est l’etouffement de notre pays ben l’ecervelet et fomba et les autres sachez que le
    mali n’est rien sans ses voisins et la communauté internationale vous n’avez pas été elus tous simplement choisis donc vous ne pouvez parler au nom du peuple les assises c’est pour prolonger la transition lepeuplene doit pas souffrir à cause d’un agenda autre que celui inscrit dans la chartre

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