Amélioration de la sécurité alimentaire à Sikasso : KIIC appuie des unités de transformation !
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales de Koulikoro et de Sikasso », une mission de suivi du Kèwalé Inclusive Innovation Center(KIIC), en partenariat avec l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), s’est rendu à Sikasso, du 2 au 5 décembre 2025, pour évaluer l’état d’avancement des activités, la qualité de la mise en œuvre et les défis rencontrés dans le cadre dudit programme.
Conduite par monsieur Bouba Sacko, conseiller technique du KIIC, cette mission avait pour objectif d’évaluer la progression du programme et vérifier la conformité des activités menées par rapport aux objectifs, résultats et indicateurs fixés. Comme Objectifs spécifiques, M. Sacko explique : « Nous avons Vérifier le niveau de mise en œuvre des activités planifiées (Recyclage des relais, sensibilisations, équipements, démonstrations culinaires…) ; évaluer la fonctionnalité et la performance des 20 premières unités de transformation dotée et des 2 unités de référence ; apprécier le niveau de renforcement des 210 CBA/relais et leur capacité à sensibiliser les communautés; Contrôler l’état d’avancement de la mise en place des jardins potagers scolaires et de l’alimentation scolaire ; formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité opérationnelle ».
Cette mission a permis a monsieur Sacko et ses collègues de visiter des unités de transformation de Koumantou, Finkolo-Ganadougou, Farakala et de procéder à la signature de nombreux contrats de partenariat entre vendeurs(unités de transformations, petits exploitants ou commerçants) et revendeur et bien d’autres mais aussi de recueillir plusieurs témoignages. C’est le cas d’Aminata Sissoko, dite Ami ‘’Djouka’’, transformatrice à Koumantou qui témoigne : « Grâce à l’accompagnement du KIIC, en terme de formation et en équipements, mes activités marchent et j’en tire profit, car avec les machines, je transforme le soja en jus, en brochettes, avec plus de facilité et en un temps records.
A Finkolo-Ganadougou, Fanta Togola de l’Union des Société Coopératives Sabougnouan : « Nous trouvons les machines utiles et performantes, car grâce à elles, nous produisons plus qu’avant et on y gagne du temps. Elle a aussi permis de visiter des cantines scolaires, notamment ceux de Zanikodougou, de Zérilaba, tous dans la commune rurale de Pimperna. Dans ces établissements, les parties se sont quittés sur de bonnes notes, car les acteurs scolaires promettent d’intégrer le soja, le sorgho et le maïs transformés dans leurs menus comme souhaité par la société KIIC, et celle-ci s’engage à les accompagnent en termes de matériels et de formation, etc.
Notons que Kèwalé Inclusive Innovation Center (KIIC) est une société active dans l’industrie agroalimentaire, spécialisée dans la production et la transformation, le conditionnement et le stockage, la commercialisation des produits agroalimentaires et forestiers. KIIC accompagne les producteurs, les transformateurs/trices et jeunes entrepreneurs dans la création de valeur ajoutée locale et la mise en place de chaine de valeur durables et inclusives, contribuant ainsi à une économie circulaire.
Ce programme est le fruit d’un partenariat entre Kèwalé Inclusive Innovation Center (KIIC) et Sustainably Grawing Africa’s Food Systems (AGRA).
Moussa DIARRA, Envoyé spécial
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Mme Ballo Rokia Togola, membre de la coopérative « Djêkafo »
« Nous sollicitons l’aide des opérateurs économiques céréaliers pour s’approvisionner auprès de nos magasins »
Mme Ballo Rokia Togola est agricultrice et transformatrice agroalimentaire à Finkolo-Ganadougou, elle est membre de la coopérative « Djêkafo ». Elle nous a accordé cette interview, afin de faire connaitre leurs activités. En substance, elle invite les femmes rurales à s'adonner à la transformation des produits locaux et les autorités à accompagner les femmes rurales. Lisez l’intégralité de notre entretien!
Bonjour Madame, pouvez-vous nous parler un peu de votre regroupement et de vos activités ?
Nous sommes regroupées au sein d’une coopérative dans la ville de Finkolo dénommée « Djêkafo » depuis 2018. Dans la coopérative, nous faisons la culture des céréales notamment le riz; le maraîchage, la transformation agroalimentaire (…).
Au-delà de la coopérative, nous sommes également dans une union appelée « Sabougnouma » qui regroupe environ seize associations de la commune de Finkolo.
Avez-vous des appuis dans votre production ?
La coopérative a environ deux hectares pour la riziculture et récolte à peu près une tonne en fonction de la situation pluviométrique de l’année. Nous avons des magasins aménagés au nom de la coopérative pour la vente de nos productions de riz transformés, de maïs, de miel, etc. On peut stocker dans ces magasins près de quarante tonnes environs de maïs et de riz dans l’année pour la vente.
Pour la transformation du riz, nous avons eu l’appui de l’organisation ADF comme la formation, la technique de vente, la production de qualité. Elle nous a fourni aussi des kits de travail pour la transformation, surtout avec des machines telles que la décortiqueuse, la blanchisseuse, la trieuse, l’étuveuse, la nettoyeuse de riz, la broyeuse, etc. Nous avons également des motoculteurs. Mais on manque de conducteur.
Avez-vous des employés ?
Nous avons un gardien, un vendeur et agent comptable en permanence. Sinon les autres sont des bénévoles.
Avez-vous des partenaires ?
Autrefois on avait beaucoup de partenaires. Malheureusement, ça reste quelques-uns présentement. Ils sont entre autres, Projet AGGRA KÈWALÉ Inclusive Innovation Center (KIIC) qui nous accompagne en terme de formation et matériels.
Quelles sont vos difficultés
Nous rencontrons des difficultés parfois dans la vente de nos produits particulièrement, en 2025, qui n'a pas été facile, car il nous reste de nombreuses tonnes de maïs invendues.
Quel appel avez-vous à lancer ?
Nous sollicitons l’aide des opérateurs économiques céréaliers de venir s’approvisionner auprès de nos magasins. Cela va nous aider à assurer nos productions et nos ventes et la survie de l’union. J’invite également toutes les femmes des zones rurales à une grande union et à valoriser également la transformation et la consommation locale de nos produits agricoles. En plus, j’invite aussi les autorités du pays à accompagner les femmes des zones rurales.
Moussa DIARRA, Envoyé spécial