Filière mangue : La réflexion sur une interprofession qui fait entrer plus de 20 milliards

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Les offres de mangues sont actuellement éparpillées au Mali. Sans la mise en place de stratégies concertées entre les producteurs et autres acteurs, la filière ne pourra pas profiter réellement de tous les avantages de l’interprofession mangue.

Une journée de réflexion a regroupé à l’hôtel Onomo le mardi 19 avril 2016 l’Université de l’Etat de Michigan et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) autour d’une étude sur la filière mangue.

La cérémonie était présidée par le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon, en présence du président de l’Apcam, Bakary Togola, du Pr. John Staatz de l’Université de l’Etat du Michigan et du coordonnateur du Bureau de la même Université, notre compatriote, le chercheur BinoTémé.

“Développement de la filière mangue au Mali” est une analyse des modèles d’étude initiée par John Staatz dans la chaîne de valeur mangue qui livre aux acteurs de la filière la stratégie qu’il faut adopter pour une synergie dans le secteur.

Michigan State University (MSU) collabore depuis 30 ans avec les partenaires maliens dans le domaine du développement agricole et de la sécurité alimentaire. La journée de réflexion s’inscrit dans cette longue histoire de collaboration et de partenariat.

La mangue est produite au Mali surtout dans les vergers de petites tailles dispersées à travers le pays. Les offres qui connaissent ainsi une certaine atomisation ne peuvent pas conquérir des parts de marchés sans la conception et la mise en place des stratégies concertées entre les producteurs et autres acteurs de la filière.

C’est convaincu de cette donne que la Fondation Syngenta pour une agriculture durable finance depuis 7 ans le projet pour l’intégration de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Il s’agit, à travers ce projet, de faciliter l’accès des producteurs aux marchés qui sont devenus de plus en plus exigeants en termes de qualité, de volume et de timing des produits surtout pour ceux destinés à la transformation. Pour John Staatz, la Fondation a pour objectif de faciliter cet accès en étudiant des modèles de partenariat public-privé et privé-privé.

Au Mali, des études sont en cours sur les céréales et la mangue. Au Ghana, elles portent sur le riz et le manioc, tandis qu’au Nigeria c’est le maïs qui est ciblé. Pour le Mali, la présente étude porte sur l’exportation de la mangue fraîche à travers SCS International. Cette étude a permis de connaître les forces et les faiblesses de la filière mangue du Mali notamment la chaîne de valeur exportation.

Les solutions aux difficultés recensées sont à la portée des acteurs et de l’Etat malien, qui ne tarderont pas à mettre en place de mécanismes appropriés de partenariat et de concertations. Mais l’existence déjà d’une interprofession mangue semble être un acquis indéniable, comme atteste ce propos de président de l’Apcam qui a affirmé que la filière mangue contribue à l’économie nationale pour plus 20 milliards de F CFA par an.

Le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon a aussi convenu que cette rencontre est d’une grande importance pour le devenir de la filière mangue au Mali.

Zoumana Coulibaly

 

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