ELECTIONS CONSULAIRES A LA CCIM DE SIKASSO, LE 1ER OCTOBRE PROCHAIN: Dr Bama Ouattara, un challenger qui fait peur au «roi de la forêt»

La bataille du premier octobre prochain, pour le contrôle de la délégation régionale de la Chambre de Commerce et d'Industrie s'annonce rude et ouverte. L'actuel président et...

16 Août 2006 - 10:01
16 Août 2006 - 10:01
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La bataille du premier octobre prochain, pour le contrôle de la délégation régionale de la Chambre de Commerce et d'Industrie s'annonce rude et ouverte. L'actuel président et candidat à sa propre succession, Daouda Konaté dit " Pgd ou le vieux lion " a désormais un adversaire de taille. Il s'agit du pharmacien et gérant d'officine au quartier Kaboïla II de Sikasso, Bema Ouattara. Docteur Bema Ouattara est un challenger qui fait peur au roi de la forêt dans la capitale du Kénédougou.
L’Indépendant : Docteur Bema Ouattara, peut on savoir qui vous êtes ?
Docteur Bema Ouattara. Je suis le fils de Yacouba Ouattara et de Sanata Coulibaly. Je suis au Kénédougou et j'ai aujourd'hui 48 ans. Je suis un ancien membre de la délégation régionale de la chambre de commerce et d'industrie du Mali de Sikasso.
 
Docteur, qu'est-ce qui vous a poussé à poser votre candidature pour la présidence de la délégation régionale de la CCIM de Sikasso ? 
 
D'une façon générale, ce sont les commerçants détaillants et les opérateurs économiques de la région qui m'ont donné le courage de poser ma candidature pour la présidence de la délégation régionale de la chambre de commerce et d'industrie de Sikasso. Sachant que la CCIM est un établissement public à caractère professionnel, tout en demeurant une institution de l'Etat, je suis convaincu qu'elle ne saurait être un organisme personnalisé, privé de quelque groupe socioprofessionnel que ce soit.
 
Quelles ambitions nourrissez-vous pour cette institution régionale ?
 
L’ambition que je nourris pour la CCIM s'articule en cinq points essentiels à savoir :
1°) l'information. Sans information et sans communication, la place est faite aux rumeurs et aux supputations. Vous serez d'accord avec moi qu'une institution comme la CCIM ne peut être gérée à partir des rumeurs. Pour ce faire, mes partenaires et moi avons planifié deux sous-volets de communication.
 Il s'agit du volet communication interne qui va travailler dans le cadre de l'amélioration de la bonne circulation des messages entre élus consulaires et agents administratifs. Il sera chargé de l'organisation des réunions périodiques avec les cadres de la CCIM et autres partenaires.
Quant au volet communication externe, ses animateurs travailleront dans le sens de redorer l'image de marque de la CCIM. Nous avons envisagé le recrutement d'un communicateur professionnel pour assurer la sensibilisation, la campagne de charme entre la CCIM et ses partenaires extérieurs. Aujourd'hui, la chambre de commerce et d'industrie de Sikasso a besoin de consolider son image et son capital de confiance auprès des pouvoirs publics. Il faut que les uns et les autres sachent que la chambre de commerce et d'industrie du Mali n'est pas un syndicat, mais une institution de l'Etat à vocation consultative. Son président doit être responsable, tout en ayant une image de bon gestionnaire. Toujours dans le cadre de la communication, si nous sommes portés à la tête de la délégation régionale de la CCIM à Sikasso au soir du 1er octobre 2006, l'une de nos premières ambitions sera de connecter la CCIM au monde des affaires avec la création d'un site WEB à partir d'équipements déjà existants.
Le deuxième grand objectif pour mes camarades et moi est la formation à tous les niveaux. Il s'agira pour nous de favoriser l'éclosion d'une nouvelle race d'opérateurs économiques, rompus aux techniques de gestion. La formation concernera, outre le personnel administratif de la CCIM, les élus consulaires et tout opérateur économique dans le besoin. Cela se fera au cours des séminaires de formation à l'endroit des opérateurs économiques sur des modules variés et technologies de pointe telles que l'informatique, le marketing et la fiscalité. Ces sessions de formation seront organisées de façon périodique et tous les cercles seront pris en compte.
Le troisième point pour nous est la bonne gestion. Nous travaillerons sur la conscientisation des opérateurs économiques, des élus consulaires etc, afin que les acquis puissent être consolidés. La transparence sera une morale pour tous les élus consulaires. Il sera question d'identifier les besoins, de mobiliser de nouvelles ressources et de financer les nouveaux projets. Les fonds (je ne dirais pas qu'ils sont mal gérés actuellement) mais si Dieu nous amène à la tête de la CCIM à Sikasso, nous ferons en sorte que la gestion des fonds soit concertée et transparente. Pour la bonne marche des activités commerciales, nous allons impliquée la CCIM dans l'organisation les foires-expositions, des marchés et équipements commerciaux, ce par des voies et moyens appropriés comme la gestion déléguée. Nous avons planifié un programme de sessions budgétaires conformément aux textes en vigueur.
Autre point important pour nous : l'appui aux organisations professionnelles et aux entreprises. Aujourd'hui, le secteur privé à Sikasso n'est pas bien organisé. Suivant les domaines d'activité, nous fixerons un de nos objectifs sur l'organisation professionnelle, tant au niveau régional que local. Pour davantage aider les opérateurs économiques et autres commerçants dans leurs activités, nous allons intensifier la recherche de sources de financement des PME/PMI, tout en redynamisant les échanges entre la CCIM et les autres chambres consulaires (APCAM, APCCM).
Un des rôles prioritaires de la délégation régionale de la chambre de commerce et d'industrie du Mali de Sikasso sera de créer au niveau régional un cadre juridique et réglementaire attractif pour la promotion des investissements basé sur les atouts et potentialités économiques de la troisième région. Nous avons déjà planifié la création d'une édition qui va répertorier tous les besoins des opérateurs économiques et, qui donnera, au fil des parutions, des informations sur les opportunités d'affaires dans la sous région ouest africaine. Egalement cette édition fera la promotion de nos produits locaux dans les différents pays frontaliers de la région (Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Burkina, Togo, Bénin, Nigeria etc).
 
Docteur Bema Ouattara, quels sont vos mots de la fin ?
 
Une fois encore, je tiens à remercier le journal l'Indépendant pour tout ce qu'il fait dans le cadre de la bonne information des populations maliennes. Pour terminer, j'invite les opérateurs économiques, commerçants et détaillants de la région à la vigilance le 1er octobre 2006, pour le choix d'un président, qui a souci de leurs problèmes.
                               Interview réalisée par Zhao Ahmed BAMBA