C’est parti pour les campagnes électorales à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Pour sa part le Président sortant Jeamille Bittar, candidat à sa propre succession, a procédé samedi au lancement de sa campagne en présentant son bilan et en livrant au nombreux public ses ambitions pour « la continuité du changement ». Ce qui fut couronné d’un succès inédit tant les ovations illustraient la présence d’un messie au Centre International des Conférences de Bamako qui abritait la cérémonie. Suite à un bilan largement positif (80% de réalisation), fondement de son engagement pour un second mandat, que propose donc le jeune et dynamique candidat Jeamille Bittar ?
LA MAIN TENDUE DE BITTAR
Oui, une main tendue, selon Jeamille, vers l’union des cœurs pour la construction d’un secteur privé compétitif, gage de tout développement. Il ne pouvait en être autrement pour qui sait que l’homme demeure un opérateur économique au service du secteur privé.
Né le 08 mars 1967 à San (dans la région de Ségou), marié et père de trois enfants, musulman pratiquant, entré en affaires dès le bas âge avec une tablette de marchandises, le temps de terminer ses études, Bittar est aujourd’hui à la tête d’un puissant groupe d’entreprises représentant tous les grands secteurs stratégiques de la vie des affaires au Mali. Il est dans le commerce avec Bittar International Trading qui fait du négoce, de l’import-export et la représentation. Il est dans l’industrie avec Bittar Impression pour l’imprimerie et l’industrie de transformation de papier et d’arts graphiques. Pour le transport de passagers et de marchandises, Bittar Trans n’est plus à présenter depuis plusieurs années. Des sociétés en pleine expansion qu’il gère personnellement avec l’assistance de cadres compétents et dynamiques. Ce qui ne gêne en rien l’intense vie sociale qu’il partage entre sa famille, ses amis et ses parents.
Les affaires l’ont obligé à se retirer de son poste de Président de la Fédération Malienne d’Athlétisme, tout en maintenant des relations étroites avec le monde du sport, toutes disciplines confondues. Sa société Bittar Trans est l’un des grands sponsors de la finale de la Coupe du Mali de football depuis quelques années.
Elevé dans la pure tradition africaine, il est imbu du sens profond de l’action sociale et de la solidarité car en dehors de ses nombreuses et discrètes actions humanitaires et sociales, il applique la gratuité du voyage pour les personnes âgées à bord des bus de Bittar Trans. Tout ceci, ajouté à ses bonnes relations avec les Autorités de la République, constituent un ensemble d’atouts mis à la disposition du secteur privé du Mali pour relever ensemble les grands défis du développement.
Rappelons que Bittar est récipiendaire d’un Master’s of Sciences (Ingénierie) de l’Université d’Etat de Kharkov, en URSS, le 12 février 1992, complété par un Diplôme d’Etudes Supérieures en management. Elevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du Mali, il est membre du Comité du Secteur Privé (COSEP), Président de l’Union de Chambres Consulaires du Mali, Vice-Président de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA, Vice- Président de l’Union Africaine des Chambres de commerce, d’Industrie, d’Agriculture et d’Artisanat.
Enfin Bittar est administrateur ou actionnaire dans plusieurs sociétés ; Chargé du développement du commerce au Groupement des Commerçants Maliens ; Secrétaire Général de la Fédération des Transports Routiers du Mali ; membre de l’Organisation Patronale des Industries (OPI) ; membre du Conseil National du Patronat Malien et membre du Conseil Présidentiel pour l’Investissement.
Bittar est tout simplement l’incomparable candidat, en tout cas parmi tous ceux annoncés jusqu’ici, même officieusement. Et c’est pourquoi d’ailleurs le Centre International de Conférences de Bamako refusait du monde samedi dernier. Une organisation parfaite, une sécurité digne des grands jours, une ambiance totale avec une animation parfaite de l’Ensemble Instrumentale du Mali et de Mah Kouyaté N°2, le tout assaisonné par Sy Solo et Daba Tounkara. Sans compter la présence de tous les représentants des différentes composantes du secteur privé sous la bénédiction du Président du Patronat Moussa Balla Coulibaly (empêché mais representé) et le doyen Tidiani Tambadou du Groupement des Commerçants. Ce n’est pas à rapporter, il fallait voir.
« LE FONDEMENT DE MON ENGAGEMENT »
Le jeune Bittar, « le cheval blanc » selon Sy Solo, l’homme providentiel selon les opérateurs économiques, le messie selon les statistiques n’a pas manqué de donner un sens à son engagement pour un second mandat. Celui de la solidarité participative à travers le slogan : « Ensemble, dans l’unité, assurons la suite du changement pour un secteur fort et performant ».
Il faut reconnaître que Bittar est venu de loin. Car à la fin de l’année 2002, des cassandres nous prédisaient l’apocalypse, suite à l’éclatement de la crise ivoirienne dont les contrecoups étaient ressentis profondément par notre pays. Au même moment, la flambée des prix des hydrocarbures rivalisaient d’ardeur avec les affres des aléas climatiques. Mais Bittar avait compris les enjeux économiques réels qui sous-tendaient son élection : bien représenter et accompagner l’entreprise malienne dans la mise en œuvre de toute politique économique nationale et sous-régionale. En cela, réfléchir globalement et agir localement. Mais aussi, ne jamais rester en marge de la dynamique de construction de l’unité africaine. Ce qui appelle une nouvelle vision de construction des rôles et des devoirs de l’Institution Consulaire, sans compter la nécessité de choisir des femmes et des hommes aptes à répondre aux nouveaux défis issus de l’évolution du contexte économique international. Bittar pense être sur la bonne voie car la CCIM a gagné désormais en notoriété et en maturité, sanctionnées par de nombreuses marques de confiance au plan international : Vice-Présidence de la Maison de l’Afrique, Vice-Présidence de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Francophones, Vice-Présidence de la Chambre Régionale de l’UEMOA, Vice-Présidence de l’Union Africaine des Chambres de commerce, d’Industrie, d’Agriculture et d’Artisanat...
C’est dire que Jeamille a des raisons de penser à la continuité du changement, qui passe comme ci-dessus indiqué par l’élargissement des missions. Aussi, l’homme providentiel a de ce pas donné la priorité aux infrastructures de base. En l’occurrence, tous les opérateurs économiques sont témoins du programme de construction et d’équipement des sièges dans toutes les régions administratives du pays alors que depuis sa création en 1906, aucune construction n’a été réalisée par la CCIM qui se prévalait uniquement de ses deux bâtiments de l’ère coloniale à Bamako et Kayes. Le messie a aussi mis fin aux éditions tournantes de fla Foire Internationale de Bamako (FEBAK) grâce à la réalisation du majestueux complexe dénommé Parc des Expositions de Bamako.
Sur tout un autre registre, Bittar a entrepris les autorités de revoir les décisions politiques qui engagent la vie de nos entreprises au niveau de l’UEMOA, pour permettre au secteur privé malien de tirer profit de l’intégration. Il a également mis en place un volet concernant la réalisation d’entrepôts ou de ports secs modernes et multiformes à Dakar, Lomé, Cotonou, Conakry, Abidjan et Tema.
Il n’y a pas de doute que Bittar s’est engagé dans la promotion du secteur privé à travers un programme d’investissement pour mettre ce secteur sur la rampe de la compétitivité. Tout cela, grâce à l’unité d’action des opérateurs économiques, appuyés par un Gouvernement très attentif aux sollicitations du secteur privé.
DYNAMISATION ET PROMOTION DE LA CCIM
Fort de son sens de l’organisation et de la gestion des ressources humaines, Bittar dès son élection a fait face au besoin de modifications structurelles et fonctionnelles profondes pour conduire son programme de Changement. C’est ainsi qu’il a mis en place un nouvel organigramme soutenu par un manuel de procédure. Il a procédé à la réhabilitation de l’Assemblée consulaire et l’institutionnalisation de sessions tournantes (quatre en un seul mandat), tout en assurant le fonctionnement régulier du Bureau par la tenue régulière des réunions statutaires, et affectant des missions de représentations, d’études ou de prospection à chaque membre. Mieux, l’implication active des opérateurs économiques dans le fonctionnement de l’Institution est devenue une constante, notamment à travers la mise en place huit commissions de travail : Administration et Finances ; Formation et Information ; Industrie, Infrastructures et Equipement ; Denrées de Premières Nécessité ; Commerce et Services ; Délégations Régionales ; Foire et Coopération Internationale ; Associations et Groupements Professionnels.
A l’heure actuelle, le projet de relecture et de mise à jour des textes régissant la CCIM est à la phase terminale. Avec Bittar, le rétablissement de la confiance des partenaires et des autorités de la République (Président, Assemblée nationale, Gouvernement) n’est plus à démontrer tout comme le renforcement du rôle d’interface de la CCIM. Tout cela est renforcé par la recherche d’une autonomie financière réelle de l’Institution dont la principale mesure réside dans la proposition de l’application d’une cotisation spéciale de 1% sur la valeur CAF des importations.
APPUI AUX ENTREPRISES
Pour aider les entreprises maliennes à faire face à une conjoncture atone et une concurrence internationale de plus en plus vive, la CCIM est quotidiennement à leurs côtés. En effet, en quatre ans de mandature le jeune Bittar a posé des actes appréciables, allant dans le sens de l’appui au développement des entreprises. C’est ainsi que la CCIM a renforcé ses partenariats avec tous les interlocuteurs, dont principalement les autorités nationales et les institutions internationales.
Ensuite, il convient de noter les multiples actions initiées pour améliorer l’environnement des affaires en vue de favoriser les investissements et l’éclosion des activités de l’ensemble des filières du secteur privé national. Dans ce cadre, on peut citer, parmi de nombreuses actions, la relecture du Code des Investissements, du Code des Impôts et du Code des Douanes ; les actions visant la réduction sensible des coûts des facteurs de production tels que l’eau, l’électricité, les communications ; la participation active de la CCIM aux sessions du Conseil Présidentiel à l’Investissement, sans compter les multiples concertations menées avec les autorités en vue de la levée des contraintes majeures au développement du commerce, de l’industrie, des transports et d’autres secteurs clés de notre économie. Et outre l’harmonisation des points de vue du Gouvernement et du Secteur privé sur les politiques et stratégies de développement des entreprises, que dire aussi de l’optimisation de la participation des opérateurs économiques aux manifestations internationales de promotion telles que les foires et expositions, la multiplication des espaces de rencontres avec les opérateurs économiques de la sous-région et bien d’autres initiatives heureuses.
En définitive, on peut noter l’amélioration de l’environnement juridique, réglementaire, fiscal et douanier ; l’accompagnement de la conversion de commerçants en industriels ; l’organisation d’une concertation fiscale et douanière ; l’exonération du matériel informatique ; la révision de l’application de la TVA ; l’amélioration des procédures de passation des marchés publics.
PROMOTION DES FILIERES D’ACTIVITES
Dans ce cadre, notons la promotion du secteur des transports à travers le plaidoyer pour le CMTR ; la proposition d’une part de deux milliards FCFA dans le capital de Transrail ; l’audition à l’Assemblée Nationale à propos toujours de Transrail ; l’exonération sur l’importation de véhicules neufs ; la levée des contraintes et tracasseries administratives et financières sur les différents corridors d’approvisionnement du Mali ; la défense des intérêts des transporteurs maliens à l’atelier de validation du programme régional de facilitation des transports et transit routiers en Afrique de l’Ouest.
Concernant la promotion du secteur du commerce, soulignons que les transitaires et commissionnaires en douane ont renoué avec leur l’institution consulaire qu’ils avaient boycottée depuis plusieurs années. Notons également les actions en vue du recouvrement de créances de plus d’un milliard dues par des services de l’Etat à des commerçants de Bamako. On n’oubliera pas l’issue heureuse trouvée à l’affaire des tissus Fançy où les marchés de Bamako ont frôlé l’embrasement, suite à la descente des agents de la Direction des Affaires Economiques. Mais aussi l’assistance aux victimes d’incendies des marchés… La liste n’est pas exhaustive.
Nous vous faisons économie de la mise en valeur des filières porteuses ; la gestion des marchés et espaces commerciaux ; l’intervention en faveur des revendeurs de voitures ; la promotion des femmes commerçantes et entrepreneurs du Mali ; l’appui aux industries ; la promotion de l’Hôtellerie.
PROMOTION DES INVESTISSEMENTS
Soulignons que la problématique du financement des activités et surendettement des opérateurs économiques a été choisi comme thème central lors de la dernière rencontre annuelle Etat/Secteur privé. A l’occasion, le secteur privé du Mali a parlé d’une seule voix par l’entremise du Président Bittar. Entre autres points à retenir, Bittar a préconisé que soit institué un crédit agricole adapté aux besoins et préoccupations des exploitants, et cela devrait passer par l’inscription annuelle sur le budget spécial d’investissement provenant des ressources PPTE.
Dans ce même volet Promotion des investissements, on notera d’autres initiatives dont la redynamisation du commerce de détail ; la mobilisation des lignes de crédit iraniennes ; l’aménagement de zones industriels ; la mobilisation des lignes de crédit égyptienne ; le soutien aux femmes entrepreneurs ; le Fonds de garantie financière ; la concertation tripartite Etat /Banques /Secteur privé.
Enfin, comme il existe une Banque de l’Habitat, pourquoi pas une Banque des Investissements, propose Bittar.
PROJET D’APPUI AU COMMERCE DE DETAIL
D’un coût total de 3.950.412.000 FCFA pour une durée de 4 ans avec l’engagement de trois banques : BDM SA, BMS SA et BRS. Entre autres résultats obtenus on notera la mise place de 18 Conseils d’Administration de Centres de Gestion en 8 mois, pour 2 initialement prévus en une année ; 6311 adhérents en un an ; 92.395.968 FCFA cotisés par les adhérents ; 3 conventions de partenariat signées pour le financement des activités des commerçants détaillants, pour un montant total de 1 milliard 400 millions dont 400 millions de part de l’Etat ; 755 commerçants détaillants formés et financés.
PROGRAMME NATIONAL DE REALISATION ET D’AMENAGEMENT
D’INFRASTRUCTURES
Dans ce cadre, nous citerons l’aménagement de routes piétonnières dans les marchés de Bamako sans parler des ports secs, du parc d’exposition, des sièges… Nous retenons plutôt les grands projets en cours : Projet sucrier de Markala ; Projet de Cimenterie « Les Ciments du Mali » ; aménagement de 50 hectares de rizières au profit de commerçants détaillants, suite à l’offre des terres à la Coordination des Associations et Groupements de Commerçants Détaillants par l’Office du Niger ; réalisation de la phase finale du site FEBAK ; construction d’un Complexe moderne de formation pour l’école de la CCIM à Bamako (INCEF) ; construction d’un centre de formation à Mopti sur financement CPCCAF…
Dans nos prochaines parutions, nous parlerons des grands axes du prochain mandat de Jeamille Bittar. Un mandat pour lequel il a reçu la confiance de la coordination des Associations et Groupements des Commerçants détaillants par la voix de son Président Hama Abba Cissé la samedi.
Mamadou DABO
Ténéko KONE