Confédération de l’AES : Des progrès certains !
Après seulement deux ans de processus, la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) réalise des progrès, qui suscitent l’admiration…
Si le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barreau, est en visite de travail à Lomé, depuis le jeudi dernier, c’est principalement à cause des avancées courageuses qu’accomplissent les dirigeants de l’AES. Et le Togo étant devenu comme un sauveur d’un naufrage…
En effet, au plan de la défense, les trois Etats de l’AES viennent de passer à la vitesse supérieure, passant d’un outil de défense de 6000 hommes à une Force Unifiée plus robuste de 15000 hommes sous les drapeaux. Ce qui permet à ces Etats de résister bien aux assauts des forces obscurantistes et leurs sponsors internationaux.
Par ailleurs, les dirigeants sahéliens ont récemment adopté et autorisé les instruments juridiques, le Mali ayant ratifié les siens le jeudi 23 avril 2026, par le CNT.
Il s’agit de quatre projets de loi de ratification marquant l’ancrage institutionnel de la Confédération AES dans ses domaines régaliens.
Au Mali, ces textes adoptés avec 125 voix pour o contre, o abstention, sont les protocoles sur le projet d’intégration de ces 3 Etats, avec une harmonisation des politiques publiques dans plusieurs domaines socio-économiques, tels les transports, l’agriculture, l’économie et le commerce..
Sans oublier que le protocole relatif à la Défense, qui renforce et soutient la mutualisation des forces et des stratégies face aux défis sécuritaires communs.
En outre, les Etats de l’AES ne cessent de coordonner leur action diplomatique visant une coordination accrue des positions des Etats membres sur la scène internationale.
En plus, le texte sur la coordination du développement pour « une convergence des politiques économiques et des projets d’infrastructures structurants ». Ce qui consolide davantage la Confédération dans l’intérêt exclusif des populations.
Enfin l’autre pan du progrès accompli porte sur la mise en place imminente du parlement confédéral, qui sera constitué de 45 parlementaires, en raison de 15 par Etat. Il s’agit d’un corpus juridique créant une instance délibérative, devant jouer un rôle déterminant dans la promotion d’une diplomatie parlementaire plus offensive. Et le ministre Abdoulaye Diop de souligner que ces protocoles ne sont pas de simples formalités administratives, mais « des outils de la concrétisation des aspirations des populations ».
L’accent de ces avancées a été particulièrement mis sur ce volet parlementaire et le ministre a indiqué que « la création des sessions confédérales permettra d’associer directement les représentants du peuple à la marche de la confédération ». Comme pour dire que malgré les écueils, la Confédération AES progresse. N’a-t-elle pas déjà franchi le chemin de non-retour, en dépit des embûches ? Rien n’est moins sûr, eu égard à toutes les réalisations à son actif.
Boubou SIDIBE/maliweb.net